01 · Guide
Biologie et cycle annuel
Les populations passent l’hiver essentiellement au stade nymphal, protégées dans un cocon sous les écorces, dans les anfractuosités du cep ou d’autres abris du vignoble. Au printemps, la reprise d’activité est fortement déterminée par les températures. Les émergences sont progressives, ce qui explique l’étalement des vols. Les adultes ont une activité principalement crépusculaire et nocturne ; les périodes froides, venteuses ou pluvieuses peuvent réduire l’activité de vol et l’accouplement.
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Influence du climat, de la phénologie et du paysage
La durée du développement dépend de la température. Les dates calendaires doivent donc être remplacées par une lecture phénologique et locale. Les vols peuvent commencer plus tôt avec des printemps chauds, tandis qu’un épisode froid ralentit l’activité nocturne. L’hygrométrie différencie aussi les espèces : la cochylis est plus exigeante en humidité et les œufs/jeunes larves supportent mal des hygrométries basses, alors que l’eudémis est mieux adaptée aux contextes méditerranéens et secs.
03 · Guide
Dégâts, nuisibilité et pertes
G1 : destruction de boutons floraux et de fleurs, formation de glomérules ; pertes directes souvent limitées mais variables selon charge et vigueur.
Raisin de table : seuil de tolérance très faible car les défauts visuels et les perforations déclassent rapidement les grappes.
Raisin de cuve : les conséquences dépendent moins de la seule quantité de baies touchées que de l’effet sur l’état sanitaire de la vendange.
| Cible | Repère indiqué |
|---|---|
| G1 (première génération) | Destruction de boutons floraux et de fleurs, formation de glomérules |
| Raisin de table | Seuil de tolérance très faible, les défauts visuels déclassent rapidement les grappes |
| Raisin de cuve | Effet sur l’état sanitaire de la vendange plus que sur la seule quantité de baies touchées |
04 · Guide
Surveillance : du piège au comptage sur grappes
Les pièges à phéromones spécifiques permettent de détecter le début et la dynamique des vols de mâles. Ils sont utiles pour caler les observations, alimenter les réseaux BSV et repérer des changements de génération. Une capture n’est cependant pas un seuil de traitement automatique : les relations entre captures, pontes et dégâts dépendent de la population locale, de la météo et du dispositif de piégeage.
05 · Guide
Prévention agronomique et prophylaxie
Surveiller les parcelles historiquement sensibles et les bordures ; l’hétérogénéité spatiale des foyers est fréquente.
Favoriser une architecture de végétation aérée : maîtrise de la vigueur, épamprage/relevage/effeuillage raisonné selon système, réduction des microclimats favorables aux pourritures.
Éviter les pratiques qui détruisent systématiquement les auxiliaires ; intégrer le risque tordeuses dans le choix global des insecticides contre d’autres ravageurs.
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Distinguer les espèces et les stades
L’eudémis et la cochylis sont deux tordeuses de la vigne. La première génération attaque surtout les inflorescences et forme des glomérules ; les générations suivantes peuvent perforer les baies et faciliter l’installation de pourritures.
Le piégeage phéromonal doit correspondre à l’espèce recherchée. Examiner les grappes et les foyers pour vérifier si les captures s’accompagnent de dégâts ; une capture isolée ne justifie pas à elle seule une intervention.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quels dégâts font les vers de la grappe en première génération?
La première génération détruit des boutons floraux et des fleurs et forme des glomérules. Les pertes directes sont souvent limitées mais variables selon la charge et la vigueur.
Une capture au piège suffit-elle à intervenir?
Non. Une capture isolée ne justifie pas à elle seule une intervention. Il faut examiner les grappes et les foyers pour vérifier la présence de dégâts.
Pourquoi le seuil est-il plus strict pour le raisin de table?
Les défauts visuels et les perforations déclassent rapidement les grappes de table. Le seuil de tolérance y est donc très faible.





