01 · Guide
Identité, taxonomie et nomenclature
Le nom français le plus utilisé est « cicadelle de la flavescence dorée » ou « cicadelle vectrice de la flavescence dorée ». Dans la littérature anglophone, on rencontre notamment American grapevine leafhopper ou flavescence dorée leafhopper. La précision du nom scientifique est importante car plusieurs dizaines d’espèces de cicadelles peuvent être rencontrées sur la vigne, dont la cicadelle verte Empoasca vitis, qui provoque des grillures foliaires mais n’a pas le même statut sanitaire.
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Température, phénologie et changement de calendrier
La température agit sur la fin de diapause, la vitesse d’éclosion, la durée des stades larvaires et l’apparition des adultes. L’enjeu opérationnel n’est donc pas de retenir une date fixe, mais de suivre un réseau biologique. Cette logique explique l’organisation française : les DRAAF/SRAL publient les périodes de traitement après analyse des émergences et de la dynamique locale.
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Reconnaître le vecteur et surveiller la vigne
La cicadelle de la flavescence dorée se développe sur la vigne. Les jeunes stades, dépourvus d’ailes, se recherchent sur le revers des feuilles ; les adultes peuvent être suivis au moyen de pièges adaptés. La cicadelle verte n’est pas le même vecteur.
Un cep avec feuilles décolorées et enroulées, rameaux mal aoûtés ou grappes desséchées doit être examiné. Ces signes ne suffisent pas à distinguer la flavescence dorée du bois noir : la confirmation suit les procédures sanitaires du territoire.
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Agir dans le cadre sanitaire local
Le phytoplasme se transmet par le matériel végétal infecté et par Scaphoideus titanus après acquisition sur une vigne malade. Repérer et signaler rapidement les ceps suspects limite la dissémination.
Les périmètres et dates de lutte contre le vecteur sont fixés localement et évoluent. Consulter l’arrêté préfectoral et les messages de la DRAAF ou de l’organisme de défense avant toute action ; ne pas appliquer un calendrier ancien à une nouvelle campagne.
05 · Guide
Éviter la diffusion entre parcelles
Les jeunes cicadelles acquièrent le phytoplasme en se nourrissant sur un cep infecté, puis peuvent le transmettre après une période de latence. Le vecteur seul ne prouve donc pas que chaque cep est malade.
Utiliser du matériel végétal contrôlé, observer les vignes abandonnées voisines et appliquer les consignes de prospection collective. La gestion dépend du périmètre sanitaire déclaré par l’autorité compétente.
06 · Guide
Relier le stade du vecteur au risque
Les œufs passent l’hiver dans le bois de vigne, puis les jeunes stades apparaissent au printemps. Les larves restent sur le feuillage avant l’apparition des adultes ailés. Le rythme dépend des températures locales.
Une cicadelle devient capable de transmettre le phytoplasme après avoir acquis celui-ci sur une vigne infectée puis après une période de latence. La prospection des ceps suspects reste donc aussi importante que le suivi des insectes.
| Étape | Repère indiqué |
|---|---|
| Œufs | Passent l’hiver dans le bois de vigne |
| Jeunes stades | Apparaissent au printemps, sur le feuillage |
| Transmission du phytoplasme | Possible après acquisition sur une vigne infectée, puis une période de latence |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Un cep aux feuilles enroulées est-il forcément atteint de flavescence dorée?
Non. Ces signes ne suffisent pas à distinguer la flavescence dorée du bois noir. La confirmation suit les procédures sanitaires du territoire.
La présence de cicadelles prouve-t-elle qu’un cep est malade?
Non. Les jeunes cicadelles acquièrent le phytoplasme en se nourrissant sur un cep infecté, puis le transmettent après une période de latence. Le vecteur seul ne prouve donc pas que chaque cep est malade.
Faut-il appliquer un calendrier de lutte ancien?
Non. Les périmètres et dates de lutte contre le vecteur sont fixés localement et évoluent. Il faut consulter l’arrêté préfectoral et les messages de la DRAAF.





