01 · Référence
Diagnostic différentiel : carpocapse ou autre tordeuse?
Le risque de confusion augmente depuis que la tordeuse orientale du pêcher, Cydia molesta, est régulièrement observée sur pommier et poirier dans plusieurs bassins. Cydia lobarzewskii, petite tordeuse des fruits, peut aussi provoquer des galeries proches de celles du carpocapse. Un diagnostic fiable évite de baser une décision sur une mauvaise espèce, ce qui peut fausser le choix de phéromone, le modèle et la stratégie.
Le BSV Auvergne-Rhône-Alpes du 18 août 2026 rappelle explicitement le différentiel avec Cydia molesta et Cydia lobarzewskii.
02 · Référence
Plantes hôtes et sensibilité des productions
Les hôtes principaux cités par INRAE sont le pommier, le poirier, le cognassier et le noyer. L’abricotier est également mentionné, ainsi que plus occasionnellement le pêcher et les pruniers. La plasticité de l’hôte explique que le paysage autour du verger puisse contribuer à la pression locale.
03 · Référence
Cycle biologique annuel et hivernation
Le carpocapse passe l’hiver principalement sous forme de larve mature de 5e stade en diapause dans un cocon soyeux. La nymphose se produit au printemps; la chrysalide se développe en environ 20 à 28 jours selon la référence INRAE. Les premiers adultes apparaissent généralement de fin avril à fin mai, mais les dates réelles sont très dépendantes du bassin, de l’altitude et du millésime.
Les adultes vivent en moyenne 15 à 18 jours. Le vol et les accouplements sont surtout actifs au crépuscule lorsque les températures deviennent suffisamment douces; le repère de 15 °C est fréquemment cité. Une femelle pond en moyenne de l’ordre de 30 à 50 œufs. Les œufs sont isolés sur feuilles, rameaux ou fruits.
04 · Référence
Voltinisme : nombre de générations et rôle du climat
Les sources historiques françaises mentionnent 1 à 2 générations et parfois 3 dans le Midi, tandis que la littérature technique sur les zones tempérées parle couramment de 2 à 3 générations. Ces deux formulations ne sont pas contradictoires: elles reflètent des régions, des dates et des niveaux de chaleur différents. Le réchauffement des printemps et des étés augmente la part d’individus capables d’achever une génération supplémentaire avant la diapause.
05 · Référence
Stades de culture attaqués et voies de pénétration
Le fruit devient la cible dès que les jeunes larves trouvent un site de pénétration. Les points privilégiés sont les contacts entre deux fruits, le contact feuille-fruit, la zone du pédoncule et la cavité de l’œil. Les premières morsures peuvent rester superficielles pendant le stade baladeur, puis la chenille pénètre et creuse d’abord une galerie en spirale avant de gagner le cœur.
06 · Référence
Symptômes et dégâts sur pommes et poires
Piqûre ou trou d’entrée, parfois entouré de tissus rongés.
La galerie progresse vers le cœur et les pépins, qui sont consommés. Les galeries typiques sont souillées par des déjections. Cette caractéristique est utile face à Cydia lobarzewskii, dont le BSV AURA décrit une galerie plus fine et propre jusqu’aux pépins.
| Objet | Inclus dans le dossier | Limite / renvoi |
|---|---|---|
| Espèce | Cydia pomonella (Linnaeus, 1758), Tortricidae. | Les autres tordeuses sont traitées seulement en diagnostic différentiel. |
| Cultures | Pommier et poirier en priorité; cognassier et noyer comme hôtes importants; autres hôtes occasionnels. | Renvois vers pages SILLOVA Pommier, Poirier, Noyer et ravageurs associés. |
| Territoire | France métropolitaine, avec exemples régionaux BSV 2026. | Aucun seuil régional n’est présenté comme universel. |
| Protection | Prévention, confusion, filets, granulovirus, auxiliaires, surveillance, principes de protection autorisée. | Pas de programme de traitement figé: E-Phy et BSV doivent être relus au jour de l’usage. |
07 · Référence
Surveiller les vols et prévenir les attaques
Le piégeage des adultes renseigne sur la dynamique des vols; l’observation des fruits révèle les attaques effectivement subies par le verger. Ces deux informations se complètent, car une capture isolée ne décrit pas à elle seule le niveau de dégâts.
Le filet Alt’Carpo constitue une barrière physique contre la ponte sur pommier et poirier. Son efficacité dépend notamment de la fermeture avant le vol, après la pollinisation, et de l’état initial de la population. En verger très infesté, la protection peut être moins satisfaisante et le suivi reste nécessaire.
La confusion sexuelle diffuse des phéromones pour perturber la recherche des femelles par les mâles. Elle se raisonne à l’échelle d’une surface suffisamment compacte et se met en place avant le premier vol. La pression initiale, les bordures et les vergers voisins modifient le résultat.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Comment distinguer le carpocapse d’une autre tordeuse?
Le diagnostic repose sur l’espèce observée. La galerie du carpocapse est souillée par des déjections, alors que celle de Cydia lobarzewskii est plus fine et propre jusqu’aux pépins.
Le filet suffit-il à protéger le verger?
Le filet Alt’Carpo fait barrière à la ponte, mais son efficacité dépend de la fermeture avant le vol et de l’état initial de la population. En verger très infesté, le suivi reste nécessaire.
Quand mettre en place la confusion sexuelle?
Elle se met en place avant le premier vol et se raisonne à l’échelle d’une surface suffisamment compacte. La pression initiale, les bordures et les vergers voisins modifient le résultat.





