Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Acariens de la vigne

Référence technique · Acariens de la vigne

Le plan directeur SILLOVA demande pour la page 500 une fiche bioagresseur consacrée aux acariens de la vigne couvrant l’identification des adultes stades immatures et œufs le cycle annuel et l’hivernation les plantes hôtes les stades de vigne attaqués les symptômes et dégâts les facteurs de risque la distribution la dynamique des populations les méthodes de surveillance les seuils de décision les auxiliaires et la gestion intégrée S00 Le terme acariens de la vigne ne désigne pas une espèce unique Il recouvre plusieurs Tetranychidae phytophages communément appelés araignées rouges ou jaunes et des Eriophyidae microscopiques responsables notamment de l’acariose et de l’érinose Cette distinction est essentielle les symptômes l’échelle d’observation le stade d’hivernation les périodes…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à acariens de la vigne
Acariens de la vigne · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Panonychus ulmi

Tetranychidae

Acarien rouge ; ravageur historique, dégâts foliaires, dynamique estivale. [S01][S02]

02
Consolidé

Eotetranychus carpini

Tetranychidae (2)

Acarien jaune ; dégâts précoces et estivaux, importance régionale. [S01][S02]

03
Consolidé

Tetranychus urticae

Tetranychidae (3)

Acarien tétranyque ; plus opportuniste, surtout en conditions favorables. [S01][S02]

04
Consolidé

Eotetranychus rubiphilus, T. turkestani, T. mcdanieli

Tetranychidae (4)

Présence signalée dans l’inventaire INRAE ; généralement secondaires. [S01][S02]

01 · Référence

Cadre, objectif et périmètre

Le plan directeur SILLOVA demande pour la page 500 une fiche bioagresseur consacrée aux « acariens de la vigne », couvrant l’identification des adultes, stades immatures et œufs, le cycle annuel et l’hivernation, les plantes hôtes, les stades de vigne attaqués, les symptômes et dégâts, les facteurs de risque, la distribution, la dynamique des populations, les méthodes de surveillance, les seuils de décision, les auxiliaires et la gestion intégrée. [S00]

Le terme acariens de la vigne ne désigne pas une espèce unique Il recouvre plusieurs Tetranychidae phytophages communément appelés araignées rouges ou jaunes et des Eriophyidae microscopiques responsables notamment de l’acariose et de l’érinose Cette distinction est essentielle les symptômes l’échelle d’observation le stade d’hivernation les périodes de risque et la pertinence d’une intervention diffèrent…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Résumé exécutif

Les acariens phytophages de la vigne sont de minuscules arachnides piqueurs-suceurs. Huit espèces phytophages sont recensées par la synthèse INRAE pour le vignoble français, dont six Tetranychidae et deux Eriophyidae. [S01]

Panonychus ulmi et Eotetranychus carpini provoquent surtout des décolorations, bronzages, nécroses et chutes foliaires ; de fortes populations peuvent réduire photosynthèse, maturation et aoûtement. [S09-S13]

Calepitrimerus vitis attaque prioritairement au démarrage : feuilles crispées, entre-nœuds courts, pousses rabougries, parfois destruction du bourgeon principal ; les jeunes vignes sont particulièrement sensibles. [S03-S04]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Taxonomie, morphologie et principes d’identification

Les acariens appartiennent aux Arachnida. Les formes nymphales et adultes des tétranyques portent quatre paires de pattes, alors que la larve nouvellement éclose de Panonychus ulmi n’en porte que trois paires. Les Eriophyidae sont encore plus atypiques : corps vermiforme, seulement deux paires de pattes à l’avant du corps et taille souvent proche de 0,15 à 0,20 mm. [S04, S06, S09]

Cette petite taille explique qu’un diagnostic uniquement à l’œil nu est fragile. En pratique, on repère d’abord la distribution des symptômes, puis on inspecte le revers des feuilles et les zones protégées. La couleur seule ne suffit pas : elle varie avec le stade et l’état physiologique.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Panonychus ulmi — acarien rouge

La femelle adulte mesure environ 0,5 mm. Elle est globuleuse, rouge sombre et porte deux rangées de tubercules dorsaux blanchâtres d’où partent des soies. Le mâle est plus petit, fusiforme, orangé à noirâtre. L’œuf d’environ 0,1 mm est sphérique, rouge et muni d’un long appendice apical ; ce caractère facilite l’identification au grossissement. La larve issue de l’œuf possède six pattes, puis les stades ultérieurs huit. [S09]

L’espèce hiverne principalement sous forme d’œufs diapause déposés sur le bois notamment à la base des sarments et autour des bourgeons Les éclosions se produisent autour du débourrement lorsque les conditions thermiques deviennent favorables la référence INRAE mentionne un démarrage vers 15 C de température moyenne À 23 25 C et environ 60 d’humidité relative…

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05 · Référence

Eotetranychus carpini — acarien jaune des charmilles

Eotetranychus carpini hiverne sous forme de femelles adultes protégées sous l’écorce Elles reprennent leur activité très tôt dès les premières feuilles puis pondent lorsque les pousses atteignent quelques centimètres Une femelle peut pondre de l’ordre de 30 à 50 œufs selon les références Le cycle biologique est de l’ordre de quelques semaines et cinq à six générations annuelles sont souvent citées À 23 C l’œuf peut éclore en environ cinq jours et les stades juvéniles…

Au printemps des populations concentrées sur de très jeunes pousses peuvent entraîner dessèchement de l’extrémité des rameaux et atteinte des inflorescences avec coulure Le risque est plus marqué quand la croissance végétative est lente En été les colonies s’installent au revers des feuilles parfois sous un réseau soyeux Le feuillage jaunit ou rougit puis se…

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06 · Référence

Tetranychus urticae et autres Tetranychidae

Tetranychus urticae est un ravageur polyphage capable de coloniser la vigne. Les foyers se développent surtout dans des conditions chaudes et sèches et peuvent produire une toile visible à forte densité. Les symptômes généraux — ponctuations chlorotiques, bronzage, dessèchement — doivent être confirmés par observation des individus au revers des feuilles.

INRAE recense également Eotetranychus rubiphilus, Tetranychus turkestani et T. mcdanieli parmi les acariens phytophages rencontrés dans les vignobles français. Leur présence justifie de ne pas réduire la fiche de terrain à deux espèces historiques, mais leur importance agronomique est habituellement plus locale ou secondaire. [S01]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Calepitrimerus vitis — phytopte de l’acariose

Calepitrimerus vitis est un Eriophyidae spécifique de la vigne, signalé en France depuis les années 1950. Les formes estivales sont fusiformes, extrêmement petites — environ 0,15 à 0,16 mm de long pour 50 µm de large — et ne possèdent que deux paires de pattes. L’identification certaine exige donc un fort grossissement. [S03-S04]

Les femelles hivernantes appelées deutogynes dans les références s’abritent sous les écailles des bourgeons dans les zones cotonneuses proches du méristème et sous l’écorce près des nœuds Au débourrement elles gagnent les tissus tendres s’alimentent et pondent Les populations restent associées aux jeunes organes jusqu’à environ 8 12 feuilles puis migrent vers le revers des…

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08 · Référence

Colomerus vitis — phytopte de l’érinose

Colomerus vitis est un Eriophyidae vermiforme ; les femelles peuvent atteindre environ 200 µm de long sur 50 µm de large, les mâles étant plus petits. Les œufs sont blancs, lisses, sphériques, d’environ 30 µm. La phase immature comprend des stades mobiles et immobiles. [S06]

La forme galligène présente en France induit des boursouflures visibles sur la face supérieure des feuilles. Au revers, une cavité tapissée d’un feutrage dense apparaît d’abord blanc à rosé puis brunit. Cette structure, l’érinéum, est très caractéristique. [S05-S06]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
GroupeEspèces / taxons prioritairesImportance pour la fiche 500
TetranychidaePanonychus ulmiAcarien rouge ; ravageur historique, dégâts foliaires, dynamique estivale.
TetranychidaeEotetranychus carpiniAcarien jaune ; dégâts précoces et estivaux, importance régionale.
TetranychidaeTetranychus urticaeAcarien tétranyque ; plus opportuniste, surtout en conditions favorables.
TetranychidaeEotetranychus rubiphilus, T. turkestani, T. mcdanieliPrésence signalée dans l’inventaire INRAE ; généralement secondaires.
EriophyidaeCalepitrimerus vitisPhytopte de l’acariose ; très petit, dégâts surtout sur jeunes pousses.
EriophyidaeColomerus vitisPhytopte de l’érinose ; galles/feutrage, le plus souvent faible nuisibilité en France.
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur cadre, objectif et périmètre ?

Le plan directeur SILLOVA demande pour la page 500 une fiche bioagresseur consacrée aux acariens de la vigne couvrant l’identification des adultes stades immatures et œufs le cycle annuel et l’hivernation les plantes hôtes les stades de vigne attaqués les symptômes et dégâts les facteurs de risque la distribution la dynamique des populations les méthodes de surveillance les seuils de décision les auxiliaires et la gestion intégrée S00 Le terme acariens de la vigne ne désigne pas une espèce unique Il recouvre plusieurs Tetranychidae phytophages communément appelés araignées rouges ou… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?

Les acariens phytophages de la vigne sont de minuscules arachnides piqueurs-suceurs. Huit espèces phytophages sont recensées par la synthèse INRAE pour le vignoble français, dont six Tetranychidae et deux Eriophyidae. [S01] Panonychus ulmi et Eotetranychus carpini provoquent surtout des décolorations, bronzages, nécroses et chutes foliaires ; de fortes populations peuvent réduire photosynthèse, maturation et aoûtement. [S09-S13] Calepitrimerus vitis attaque prioritairement au démarrage : feuilles crispées, entre-nœuds courts, pousses rabougries, parfois destruction du bourgeon principal ; les jeunes vignes sont particulièrement sensibles. [S03-S04] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur taxonomie, morphologie et principes d’identification ?

Les acariens appartiennent aux Arachnida Les formes nymphales et adultes des tétranyques portent quatre paires de pattes alors que la larve nouvellement éclose de Panonychus ulmi n’en porte que trois paires Les Eriophyidae sont encore plus atypiques corps vermiforme seulement deux paires de pattes à l’avant du corps et taille souvent proche de 0 15 à 0 20 mm S04 S06 S09 Cette petite taille explique qu’un diagnostic uniquement à l’œil nu est fragile En pratique on repère d’abord la distribution des symptômes puis on inspecte le revers des feuilles… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur panonychus ulmi — acarien rouge ?

La femelle adulte mesure environ 0 5 mm Elle est globuleuse rouge sombre et porte deux rangées de tubercules dorsaux blanchâtres d’où partent des soies Le mâle est plus petit fusiforme orangé à noirâtre L’œuf d’environ 0 1 mm est sphérique rouge et muni d’un long appendice apical ce caractère facilite l’identification au grossissement La larve issue de l’œuf possède six pattes puis les stades ultérieurs huit S09 L’espèce hiverne principalement sous forme d’œufs diapause déposés sur le bois notamment à la base des sarments et autour des bourgeons Les… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur eotetranychus carpini — acarien jaune des charmilles ?

Eotetranychus carpini hiverne sous forme de femelles adultes protégées sous l’écorce Elles reprennent leur activité très tôt dès les premières feuilles puis pondent lorsque les pousses atteignent quelques centimètres Une femelle peut pondre de l’ordre de 30 à 50 œufs selon les références Le cycle biologique est de l’ordre de quelques semaines et cinq à six générations annuelles sont souvent citées À 23 C l’œuf peut éclore en environ cinq jours et les stades juvéniles Au printemps des populations concentrées sur de très jeunes pousses peuvent entraîner dessèchement de l’extrémité… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur tetranychus urticae et autres tetranychidae ?

Tetranychus urticae est un ravageur polyphage capable de coloniser la vigne Les foyers se développent surtout dans des conditions chaudes et sèches et peuvent produire une toile visible à forte densité Les symptômes généraux ponctuations chlorotiques bronzage dessèchement doivent être confirmés par observation des individus au revers des feuilles INRAE recense également Eotetranychus rubiphilus Tetranychus turkestani et T mcdanieli parmi les acariens phytophages rencontrés dans les vignobles français Leur présence justifie de ne pas réduire la fiche de terrain à deux espèces historiques mais leur importance agronomique est habituellement plus… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08