01 · Référence
Résumé opérationnel
Cacopsylla pyri est un hémiptère de la famille des Psyllidae, strictement associé aux poiriers. L’adulte, de l’ordre de 2,7 à 3 mm, ressemble à une minuscule cigale. Il existe une forme hivernale plus sombre et une forme estivale plus claire. Les adultes hivernent dans le verger, reprennent leur activité dès la fin de l’hiver et pondent sur les organes ligneux puis sur la végétation en croissance.
Le risque agronomique résulte surtout des stades larvaires Les jeunes larves colonisent bourgeons corymbes et pousses les stades plus âgés sécrètent beaucoup de miellat Celui-ci souille feuilles rameaux et fruits favorise la fumagine et peut entraîner des déclassements sévères Sous forte pression les symptômes peuvent aller jusqu’à des brûlures chutes foliaires chute de fruits réduction…
02 · Référence
Importance économique et contexte de la poire française
Le CTIFL rappelle en 2026 que la poire est le troisième fruit frais produit en France en volume derrière pomme et pêche-nectarine Sur 2020-2022 la production de poire de table est donnée autour de 121 000 t en moyenne pour un marché d’environ 169 000 t Les surfaces de verger de poiriers atteignent 6 221 ha en 2024 Dans ce contexte de relance relative des plantations et de développement de variétés club la sécurisation sanitaire…
Le CTIFL qualifie C pyri de principal ravageur du poirier et indique qu’en cas de pression extrême les pertes peuvent aller jusqu’à la perte totale de récolte En pratique l’impact économique dépend du niveau de population du calendrier des générations de la présence d’auxiliaires du cultivar de la vigueur de la météo et surtout de…
03 · Référence
Identification : adulte, œuf et larves
L’adulte mesure environ 2,7 à 3 mm. Sa silhouette évoque une petite cigale : tête relativement large, ailes transparentes disposées en toit au repos et capacité de saut. La forme hivernale est sombre, brun-noir, souvent marquée de bandes transversales sur l’abdomen ; la forme estivale est plus claire. Cette différence saisonnière est utile au diagnostic de terrain.
L’œuf est très petit allongé oblong de l’ordre de 0 3 mm de long pour 0 1 mm de large Blanc au départ il évolue vers le jaune clair puis l’orangé à l’approche de l’éclosion Les femelles hivernantes déposent d’abord les œufs près de la base des bourgeons sur lambourdes et crevasses de l’écorce plus…
04 · Référence
Cycle biologique et calendrier annuel
C pyri est multivoltin Le nombre exact de générations dépend du climat et de la région la littérature européenne décrit souvent plusieurs générations par an jusqu’à cinq ou six dans les secteurs favorables En France les BSV raisonnent classiquement en génération issue des adultes hivernants G1 puis G2 et générations suivantes Les chevauchements deviennent importants à partir du printemps d’où la coexistence fréquente d’œufs de larves jeunes de larves âgées et d’adultes dans une même…
Lecture : la courbe est volontairement qualitative. Elle visualise la succession des phases à risque et ne remplace ni BSV, ni observation de parcelle, ni modèle local.
Les adultes de forme hivernale restent présents dans ou autour du verger Leur reprise d’activité peut commencer dès janvier dans les secteurs doux Les femelles maturent puis pondent sur…
05 · Référence
Conditions favorables et facteurs de risque
Parcelle historiquement infestée : l’hivernation au verger entretient un inoculum entomologique local.
Absence d’anticipation des pontes hivernantes : la première génération devient difficile à rattraper une fois les larves protégées dans les organes.
Conditions sèches favorisant persistance du miellat et fumagine ; inversement des pluies peuvent laver partiellement les dépôts mais ne constituent pas une méthode de lutte fiable.
06 · Référence
Dégâts : du prélèvement de sève au déclassement des fruits
Les larves et adultes piquent les tissus et prélèvent la sève. À forte densité, ce prélèvement réduit l’activité photosynthétique, perturbe la croissance, provoque jaunissements, dessèchements, chutes foliaires et peut affecter le calibre. Le CTIFL décrit également le « choc du psylle », lié à des substances injectées lors de l’alimentation et associé à chute de feuilles/fruits et affaiblissement pluriannuel sous forte pression.
Le miellat est l’élément central de la nuisibilité commerciale. Visqueux, il coule sur feuilles, rameaux et fruits. Des champignons saprophytes s’y développent, produisant une fumagine noire. Le fruit devient taché, collant ou marqué ; les opérations de tri et de conditionnement sont compliquées et les lots peuvent être déclassés.
07 · Référence
Seuils et repères de décision
Il n’existe pas un seuil national unique valable pour toutes les régions, variétés et architectures de verger. Les BSV fournissent des repères contextualisés. En PACA, un taux inférieur à 5 % de corymbes occupés par des larves âgées à la fin de floraison est utilisé comme niveau compatible avec une régulation par les auxiliaires, s’ils sont bien présents. Au-delà, le risque augmente et la surveillance doit être renforcée.
D’autres BSV classent les parcelles selon le pourcentage de pousses ou bourgeons occupés par œufs/larves. Ces classes servent à suivre la dynamique ; elles ne doivent pas être transformées mécaniquement en dose ou traitement sans prise en compte des auxiliaires, de la phénologie, de l’historique et des solutions autorisées.
08 · Référence
Situation sanitaire 2026 en France : enseignements des BSV
L’année 2026 constitue un exemple utile de pression élevée En PACA le BSV du 6 mai signale les éclosions de G2 avec larves jeunes et âgées et une pression en hausse Le 20 mai des dégâts de miellat sont déjà signalés dans plusieurs parcelles et les niveaux sont décrits comme globalement supérieurs aux années précédentes Le 16 juillet le BSV indique la présence de miellat et fumagine sur fruits et décrit 2026 comme une année…
En Île-de-France au 2 juillet 2026, la pression régresse dans la quasi-totalité des vergers suivis, mais de la fumagine est observée à Orgeval. Cette différence entre régions et parcelles illustre le caractère local du risque et l’importance d’un suivi de proximité.
| Bloc | O — Ravageurs : fiches individuelles |
|---|---|
| Culture cible | Poirier (Pyrus communis) — fruits à pépins |
| Mise à jour | 20 août 2026 |
| Statut | Dossier de recherche autonome pour future page Web SILLOVA |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?
Cacopsylla pyri est un hémiptère de la famille des Psyllidae strictement associé aux poiriers L’adulte de l’ordre de 2 7 à 3 mm ressemble à une minuscule cigale Il existe une forme hivernale plus sombre et une forme estivale plus claire Les adultes hivernent dans le verger reprennent leur activité dès la fin de l’hiver et pondent sur les organes ligneux puis sur la végétation en croissance Le risque agronomique résulte surtout des stades larvaires Les jeunes larves colonisent bourgeons corymbes et pousses les stades plus âgés sécrètent beaucoup de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance économique et contexte de la poire française ?
Le CTIFL rappelle en 2026 que la poire est le troisième fruit frais produit en France en volume derrière pomme et pêche-nectarine Sur 2020-2022 la production de poire de table est donnée autour de 121 000 t en moyenne pour un marché d’environ 169 000 t Les surfaces de verger de poiriers atteignent 6 221 ha en 2024 Dans ce contexte de relance relative des plantations et de développement de variétés club la sécurisation sanitaire Le CTIFL qualifie C pyri de principal ravageur du poirier et indique qu’en cas de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification : adulte, œuf et larves ?
L’adulte mesure environ 2 7 à 3 mm Sa silhouette évoque une petite cigale tête relativement large ailes transparentes disposées en toit au repos et capacité de saut La forme hivernale est sombre brun-noir souvent marquée de bandes transversales sur l’abdomen la forme estivale est plus claire Cette différence saisonnière est utile au diagnostic de terrain L’œuf est très petit allongé oblong de l’ordre de 0 3 mm de long pour 0 1 mm de large Blanc au départ il évolue vers le jaune clair puis l’orangé à l’approche de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique et calendrier annuel ?
C pyri est multivoltin Le nombre exact de générations dépend du climat et de la région la littérature européenne décrit souvent plusieurs générations par an jusqu’à cinq ou six dans les secteurs favorables En France les BSV raisonnent classiquement en génération issue des adultes hivernants G1 puis G2 et générations suivantes Les chevauchements deviennent importants à partir du printemps d’où la coexistence fréquente d’œufs de larves jeunes de larves âgées et d’adultes dans une même Lecture la courbe est volontairement qualitative Elle visualise la succession des phases à risque et… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur conditions favorables et facteurs de risque ?
Parcelle historiquement infestée : l’hivernation au verger entretient un inoculum entomologique local. Absence d’anticipation des pontes hivernantes : la première génération devient difficile à rattraper une fois les larves protégées dans les organes. Conditions sèches favorisant persistance du miellat et fumagine ; inversement des pluies peuvent laver partiellement les dépôts mais ne constituent pas une méthode de lutte fiable. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dégâts : du prélèvement de sève au déclassement des fruits ?
Les larves et adultes piquent les tissus et prélèvent la sève À forte densité ce prélèvement réduit l’activité photosynthétique perturbe la croissance provoque jaunissements dessèchements chutes foliaires et peut affecter le calibre Le CTIFL décrit également le choc du psylle lié à des substances injectées lors de l’alimentation et associé à chute de feuilles fruits et affaiblissement pluriannuel sous forte pression Le miellat est l’élément central de la nuisibilité commerciale Visqueux il coule sur feuilles rameaux et fruits Des champignons saprophytes s’y développent produisant une fumagine noire Le fruit devient… [S01][S02][S03]





