Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Drosophila suzukii

Référence technique · Drosophila suzukii

Drosophila suzukii appelée drosophile à ailes tachetées ou spotted wing drosophila est une petite mouche de la famille des Drosophilidae originaire d’Asie Elle se distingue des drosophiles communes des fruits fermentés par la capacité des femelles à inciser l’épiderme de fruits encore sains et commercialisables Les larves se développent ensuite dans la pulpe provoquant ramollissement coulures affaissement et développement de microorganismes secondaires Les cultures françaises les plus exposées sont la cerise la fraise la framboise la mûre la myrtille et selon les régions le cassis groseille la prune la figue le raisin ou d’autres fruits à peau fine La mouche utilise également de nombreux hôtes sauvages et ornementaux la parcelle doit donc être lue dans…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
Commencer la lecture
Vue agricole consacrée à drosophila suzukii
Drosophila suzukii · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Cerise, fraise, framboise, mûre, myrtille, groseille/cassis, prune et autres fruits sensibles

Cultures cibles

Drosophila suzukii appelée drosophile à ailes tachetées ou spotted wing drosophila est une petite mouche de la famille des Drosophilidae originaire d’Asie Elle se distingue des drosophiles communes des fruits fermentés par la capacité des femelles… [S01][S02]

02
Consolidé

20 août 2026

Mise à jour

INRAE rappelle en mai 2026 que D suzukii est devenue un ravageur majeur de la cerise de la fraise de la framboise de la myrtille et de la mûre Les pertes mondiales associées sont estimées autour… [S01][S02]

03
Consolidé

AMM/E-Phy et autorisations 120 jours vérifiées à la date de rédaction

Réglementation

L’adulte est une petite drosophile d’environ 2 à 4 mm jaune-brun à brun clair avec des yeux rouges La taille et la teinte varient selon le sexe la saison l’alimentation et les conditions de développement À… [S01][S02]

04
Consolidé

Dossier de recherche autonome pour future page Web SILLOVA

Statut

Les œufs sont déposés juste sous l’épiderme du fruit Deux filaments respiratoires fins émergent généralement de la surface leur observation avec une loupe constitue un indice de ponte Plusieurs œufs peuvent être déposés dans un même… [S01][S02]

01 · Référence

Résumé opérationnel

Drosophila suzukii, appelée drosophile à ailes tachetées ou spotted wing drosophila, est une petite mouche de la famille des Drosophilidae, originaire d’Asie. Elle se distingue des drosophiles communes des fruits fermentés par la capacité des femelles à inciser l’épiderme de fruits encore sains et commercialisables. Les larves se développent ensuite dans la pulpe, provoquant ramollissement, coulures, affaissement et développement de microorganismes secondaires.

Les cultures françaises les plus exposées sont la cerise la fraise la framboise la mûre la myrtille et selon les régions le cassis groseille la prune la figue le raisin ou d’autres fruits à peau fine La mouche utilise également de nombreux hôtes sauvages et ornementaux la parcelle doit donc être lue dans son paysage…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Importance agronomique et économique

INRAE rappelle en mai 2026 que D suzukii est devenue un ravageur majeur de la cerise de la fraise de la framboise de la myrtille et de la mûre Les pertes mondiales associées sont estimées autour d’un milliard de dollars par an Le coût réel pour un producteur ne se limite pas au fruit détruit il inclut davantage de passages de récolte du tri des pertes de lots du refroidissement rapide des équipements de protection…

En France les crises historiques ont illustré la violence potentielle du ravageur des publications techniques ont rapporté des taux d’attaque pouvant rendre une récolte non commercialisable jusqu’à l’abandon d’une récolte entière sous très forte pression Ces chiffres anciens doivent être présentés comme des épisodes documentés non comme une moyenne nationale actuelle La pression varie fortement…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Identification de l’adulte

L’adulte est une petite drosophile d’environ 2 à 4 mm, jaune-brun à brun clair, avec des yeux rouges. La taille et la teinte varient selon le sexe, la saison, l’alimentation et les conditions de développement. À l’œil nu, une loupe de terrain améliore fortement la fiabilité du diagnostic.

Le mâle possède une tache sombre caractéristique près de l’extrémité antérieure de chaque aile. Ces taches ne sont pas toujours pleinement visibles immédiatement après l’émergence. Les mâles présentent également des peignes sexuels sombres sur les tarses antérieurs, critère utile à la loupe binoculaire.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Œufs, larves et pupes

Les œufs sont déposés juste sous l’épiderme du fruit. Deux filaments respiratoires fins émergent généralement de la surface ; leur observation avec une loupe constitue un indice de ponte. Plusieurs œufs peuvent être déposés dans un même fruit, même si une ponte isolée est fréquente.

Les larves sont blanchâtres à crème apodes avec trois stades larvaires Elles se nourrissent dans la pulpe et atteignent quelques millimètres Une larve seule dans un fruit ne permet pas toujours une identification certaine de l’espèce en cerise notamment un diagnostic différentiel avec Rhagoletis cerasi et avec d’autres drosophiles peut nécessiter la pupaison puis l’émergence…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Plantes hôtes et réservoirs

Cerise : culture emblématique du risque en France ; toutes les variétés sont considérées sensibles à partir de la véraison, avec une pression souvent maximale sur les variétés de saison mais possible aussi sur précoces et tardives.

Fraise : sous abri comme en plein champ, surtout lorsque la récolte se prolonge et que des fruits trop mûrs restent sur ou sous les plantes.

Prune et autres fruits à noyau : risque possible, renforcé par la surmaturité, les blessures et les autorisations d’urgence ciblées en 2026.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Cycle biologique et phénologie

Le cycle peut être extrêmement court. Le modèle CTIFL/INOKI indique un cycle de l’ordre de 13 à 18 jours dans les conditions prises en compte par sa version 2020 et jusqu’à une dizaine ou davantage de générations au cours d’une année favorable. Les valeurs publiées varient selon température, humidité et population ; elles ne doivent pas être lues comme des constantes.

3. La pupaison survient dans ou près du fruit ; un nouvel adulte émerge quelques jours plus tard en conditions favorables.

4. Les femelles deviennent rapidement aptes à pondre ; la succession des générations accélère la croissance des populations lorsque de nombreux fruits mûrs sont disponibles.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Température, humidité et dynamique de population

La température est le moteur principal de la vitesse de développement tandis que l’humidité agit fortement sur la survie et l’activité Le CTIFL rapporte que la fécondité baisse à 14 C par rapport à 22 C et qu’un passage de 22 à 14 C peut interrompre très rapidement la ponte À l’autre extrême le développement ralentit au-delà d’environ 23 C dans les essais cités par le CTIFL vers 32 C les adultes meurent rapidement et…

Les vols sont surtout observés lors de périodes douces et humides. Les canicules et l’air sec peuvent réduire temporairement l’activité, mais une population peut se maintenir dans des zones ombragées, irriguées ou boisées et reprendre rapidement lorsque les conditions redeviennent favorables. La gestion de l’humidité du couvert est donc un levier agronomique majeur.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Symptômes et dégâts

Le premier signe peut être un minuscule point de ponte ou une légère dépression. Les filaments respiratoires de l’œuf peuvent être visibles à la loupe. Ce stade est très facile à manquer lors d’un simple tri visuel.

La consommation de la pulpe entraîne une zone molle puis l’affaissement du fruit. Sous pression, plusieurs larves peuvent coexister. Le fruit peut libérer du jus, perdre sa fermeté et devenir non commercialisable avant même qu’une pourriture évidente apparaisse.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
BlocO — Ravageurs : fiches individuelles
Cultures ciblesCerise, fraise, framboise, mûre, myrtille, groseille/cassis, prune et autres fruits sensibles
Mise à jour20 août 2026
RéglementationAMM/E-Phy et autorisations 120 jours vérifiées à la date de rédaction
StatutDossier de recherche autonome pour future page Web SILLOVA
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?

Drosophila suzukii appelée drosophile à ailes tachetées ou spotted wing drosophila est une petite mouche de la famille des Drosophilidae originaire d’Asie Elle se distingue des drosophiles communes des fruits fermentés par la capacité des femelles à inciser l’épiderme de fruits encore sains et commercialisables Les larves se développent ensuite dans la pulpe provoquant ramollissement coulures affaissement et développement de microorganismes secondaires Les cultures françaises les plus exposées sont la cerise la fraise la framboise la mûre la myrtille et selon les régions le cassis groseille la prune la figue… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur importance agronomique et économique ?

INRAE rappelle en mai 2026 que D suzukii est devenue un ravageur majeur de la cerise de la fraise de la framboise de la myrtille et de la mûre Les pertes mondiales associées sont estimées autour d’un milliard de dollars par an Le coût réel pour un producteur ne se limite pas au fruit détruit il inclut davantage de passages de récolte du tri des pertes de lots du refroidissement rapide des équipements de protection En France les crises historiques ont illustré la violence potentielle du ravageur des publications techniques… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur identification de l’adulte ?

L’adulte est une petite drosophile d’environ 2 à 4 mm jaune-brun à brun clair avec des yeux rouges La taille et la teinte varient selon le sexe la saison l’alimentation et les conditions de développement À l’œil nu une loupe de terrain améliore fortement la fiabilité du diagnostic Le mâle possède une tache sombre caractéristique près de l’extrémité antérieure de chaque aile Ces taches ne sont pas toujours pleinement visibles immédiatement après l’émergence Les mâles présentent également des peignes sexuels sombres sur les tarses antérieurs critère utile à la loupe… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur œufs, larves et pupes ?

Les œufs sont déposés juste sous l’épiderme du fruit Deux filaments respiratoires fins émergent généralement de la surface leur observation avec une loupe constitue un indice de ponte Plusieurs œufs peuvent être déposés dans un même fruit même si une ponte isolée est fréquente Les larves sont blanchâtres à crème apodes avec trois stades larvaires Elles se nourrissent dans la pulpe et atteignent quelques millimètres Une larve seule dans un fruit ne permet pas toujours une identification certaine de l’espèce en cerise notamment un diagnostic différentiel avec Rhagoletis cerasi et… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur plantes hôtes et réservoirs ?

Cerise : culture emblématique du risque en France ; toutes les variétés sont considérées sensibles à partir de la véraison, avec une pression souvent maximale sur les variétés de saison mais possible aussi sur précoces et tardives. Fraise : sous abri comme en plein champ, surtout lorsque la récolte se prolonge et que des fruits trop mûrs restent sur ou sous les plantes. Prune et autres fruits à noyau : risque possible, renforcé par la surmaturité, les blessures et les autorisations d’urgence ciblées en 2026. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cycle biologique et phénologie ?

Le cycle peut être extrêmement court Le modèle CTIFL INOKI indique un cycle de l’ordre de 13 à 18 jours dans les conditions prises en compte par sa version 2020 et jusqu’à une dizaine ou davantage de générations au cours d’une année favorable Les valeurs publiées varient selon température humidité et population elles ne doivent pas être lues comme des constantes 3 La pupaison survient dans ou près du fruit un nouvel adulte émerge quelques jours plus tard en conditions favorables 4 Les femelles deviennent rapidement aptes à pondre la… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08