Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Mouche de la cerise

Rhagoletis cerasi

La mouche de la cerise pond dans les fruits en coloration ; la larve se développe dans la pulpe. Suivre le début du vol et la maturité des cerises pour protéger le verger.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Mouche de la cerise — illustration documentaire (Santé des cultures, Ravageurs des cultures)
Mouche de la cerise · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Ravageur

Rhagoletis cerasi

Hôte

Cerisier

Indice

Larve dans la cerise

Suivi

Vol et coloration des fruits

01 · Guide

Résumé opérationnel

La mouche européenne de la cerise, Rhagoletis cerasi, est une Tephritidae indigène de la zone paléarctique, présente en France et largement distribuée en Europe. La femelle pond sous l’épiderme des cerises en cours de coloration. La larve blanchâtre gagne la zone du noyau, consomme la pulpe, puis quitte le fruit pour se nymphoser dans les premiers centimètres du sol. La présence d’un asticot, même unique, dégrade très fortement la valeur commerciale d’une cerise de bouche.

02 · Guide

Fiche d’identité et taxonomie

Rhagoletis cerasi est une mouche de la famille des Tephritidae dont la larve se développe dans les cerises. La distinguer de Drosophila suzukii est utile : les adultes, le calendrier biologique et les modalités de surveillance ne sont pas les mêmes.

03 · Guide

Identification de l’adulte

L’adulte mesure environ 3,5 à 5 mm. Le corps est majoritairement noir, avec des zones jaunes claires sur la tête et le thorax ; le scutellum jaune est particulièrement visible. Les yeux sont composés, les pattes relativement claires. La silhouette est celle d’une petite mouche robuste, nettement différente d’une drosophile par la taille et surtout par le dessin alaire.

04 · Guide

Œuf, larve et pupe

L’œuf est blanc, allongé, d’environ 0,75 mm de long dans la littérature. La femelle introduit généralement un seul œuf juste sous l’épiderme d’une cerise au moment du changement de couleur. Après ponte, elle dépose sur le fruit une phéromone de marquage hydrosoluble qui réduit la probabilité d’une seconde ponte par une autre femelle ; lorsque la pression est forte, des infestations multilarvaires restent toutefois possibles.

05 · Guide

Plantes hôtes, réservoirs et variétés exposées

Prunus avium est l’hôte économique principal en Europe. Les cerises acides (P. cerasus) peuvent aussi être attaquées, mais la littérature historique rapporte souvent des infestations plus faibles que sur cerise douce, notamment du fait de différences de sucre, d’acidité, de fermeté et de calendrier de maturité. Cette moindre sensibilité n’est pas une résistance absolue.

Hôtes et sensibilité décrits dans le dossier.
EspèceRepèreLimite
Cerise douce (Prunus avium)Hôte économique principal en EuropeSert de référence pour la comparaison avec la cerise acide
Cerise acide (P. cerasus)Peut aussi être attaquée, souvent avec des infestations plus faiblesMoindre sensibilité qui n’est pas une résistance absolue

06 · Guide

Cycle annuel et diapause

R. cerasi est univoltine. Les adultes apparaissent au printemps / début d’été, se reproduisent, et la génération larvaire retourne au sol pour hiverner sous forme de pupe jusqu’au printemps suivant. Une fraction des pupes peut rester en diapause une année supplémentaire, parfois plusieurs. Ce phénomène de « carryover » constitue une assurance biologique contre une année sans fruits et explique pourquoi une parcelle assainie une seule année peut encore voir réapparaître des adultes ultérieurement.

La diapause pupale nécessite une période de froid. La revue Daniel & Grunder rapporte qu’en expérimentation environ 180 jours sous 5 °C maximisent l’émergence dans certaines populations. Ces valeurs ne doivent pas être transformées en seuils français universels : latitude, altitude, population et sol modifient la phénologie.

07 · Guide

Surveiller les adultes et les fruits

La mouche européenne de la cerise hiverne dans le sol et n’effectue qu’une génération par an. Les pièges jaunes servent à détecter le vol ; l’observation des fruits en cours de coloration complète cette information.

Le risque dépend de la concordance entre vol et fruits réceptifs. Examiner plusieurs arbres et variétés : un piège positif ne correspond pas directement à un pourcentage de cerises infestées.

08 · Guide

Limiter les réservoirs au verger

Retirer les fruits laissés sur l’arbre ou tombés réduit les possibilités de développement larvaire. Dans un verger déjà infesté, replacer le suivi du vol dans l’historique de la parcelle et le calendrier variétal.

Les dégâts de Drosophila suzukii peuvent coexister avec ceux de Rhagoletis cerasi. Le choix d’une stratégie doit partir d’une identification correcte, puis des consignes techniques et des usages autorisés du moment.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Comment distinguer la mouche de la cerise de Drosophila suzukii?

Les adultes, le calendrier biologique et la surveillance ne sont pas les mêmes. L’adulte de Rhagoletis cerasi mesure environ 3,5 à 5 mm et son corps est majoritairement noir.

Que devient la larve après avoir quitté le fruit?

La larve quitte le fruit pour se nymphoser dans les premiers centimètres du sol. La génération hiverne sous forme de pupe jusqu’au printemps suivant.

Un piège positif signifie-t-il des cerises infestées?

Pas directement. Un piège positif ne correspond pas à un pourcentage de cerises infestées. Il faut examiner plusieurs arbres et variétés.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.