01 · Guide
Plantes hôtes, réservoirs et voies d’introduction
Les deux espèces majeures sont polyphages. Le foyer initial peut provenir d’un plant déjà infesté, d’une culture voisine, d’adventices porteuses, d’une serre précédente ou d’un lot ornemental. Le risque augmente lorsque plusieurs hôtes sensibles se succèdent sans rupture sanitaire. Les plantes adventices jouent un double rôle : réservoirs d’aleurodes et, pour certains virus comme ToCV, réservoirs viraux. Ephytia cite notamment Datura stramonium, Solanum nigrum et plusieurs Physalis comme hôtes possibles de ToCV.
02 · Guide
Aleurodes vecteurs de virus : changement d’échelle du risque
La vection virale est le point qui transforme B. tabaci d’un ravageur de densité en risque épidémiologique. Une serre peut tolérer quelques aleurodes du point de vue de la succion mais ne pas tolérer quelques B. tabaci virulifères si un virus à fort impact est présent dans le bassin. Le diagnostic doit donc séparer « pression insecte » et « risque vectoriel ».
03 · Guide
Reconnaître l’aleurode et ses dégâts
Les adultes s’envolent lorsqu’on dérange le feuillage ; œufs et stades immatures restent surtout au revers des feuilles. Les colonies prélèvent de la sève et rejettent du miellat qui peut se couvrir de fumagine.
L’identification de Bemisia tabaci mérite une attention particulière en présence de symptômes viraux. La seule couleur blanche des adultes ne suffit pas pour distinguer les espèces ; examiner les stades fixés et demander une confirmation si nécessaire.
| Élément | Repère | Usage |
|---|---|---|
| Adultes | S’envolent lorsqu’on dérange le feuillage | Signal de présence |
| Œufs et stades immatures | Restent surtout au revers des feuilles | Distinguer arrivée récente et population installée |
| Miellat | Rejeté par les colonies, peut se couvrir de fumagine | Indice de dégâts |
04 · Guide
Mettre en place une surveillance régulière
Contrôler les nouveaux plants avant leur entrée sous abri, puis inspecter chaque semaine plusieurs points, notamment les jeunes feuilles et les zones proches des ouvrants. Des pièges jaunes aident à détecter les adultes sans remplacer les comptages sur plante.
Noter simultanément la présence d’œufs, de larves, d’adultes et d’auxiliaires ; cela distingue une arrivée récente d’une population installée.
05 · Guide
Prévenir et gérer les foyers
Éliminer les débris infestés, gérer les plantes réservoirs et limiter les entrées depuis les abords de serre. Les auxiliaires, dont Encarsia formosa selon l’espèce d’aleurode et le système, s’intègrent à une protection biologique anticipée.
En présence d’un virus suspect, ne pas attendre un niveau élevé de miellat : consulter les recommandations sanitaires locales et confirmer le diagnostic avant d’adapter la stratégie.
06 · Guide
Comprendre le cycle et le risque viral
Les adultes pondent au revers des feuilles ; les jeunes stades se fixent ensuite et se nourrissent sur la plante. Sous abri, des générations peuvent se chevaucher, d’où la nécessité de regarder à la fois adultes, œufs et larves.
Bemisia tabaci peut transmettre certains virus de la tomate, alors que les dégâts directs des deux principales espèces sont surtout liés à la succion et au miellat. En cas de symptômes viraux, identifier l’espèce et demander une confirmation du virus.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Comment distinguer les espèces d’aleurodes?
La seule couleur blanche des adultes ne suffit pas. Il faut examiner les stades fixés et demander une confirmation si nécessaire.
Pourquoi Bemisia tabaci préoccupe-t-il sur tomate?
Bemisia tabaci peut transmettre certains virus de la tomate, alors que ses dégâts directs sont surtout liés à la succion et au miellat.
Les pièges jaunes suffisent-ils à surveiller?
Non. Des pièges jaunes aident à détecter les adultes, sans remplacer les comptages sur plante.





