01 · Référence
Résumé opérationnel
Les aleurodes ou mouches blanches sont de petits Hémiptères piqueurs-suceurs de la famille des Aleyrodidae En production légumière française le diagnostic doit d’abord distinguer plusieurs espèces Trialeurodes vaporariorum aleurode des serres très fréquent sous abri Bemisia tabaci aleurode du tabac complexe d’espèces cryptiques particulièrement préoccupant par sa capacité de transmission virale et ses résistances Aleyrodes proletella sur Brassicacées et en fraisier l’aleurode suivi dans les BSV sous le nom Aleyrodes fragariae Les espèces d’agrumes et…
Leur nuisibilité combine quatre mécanismes prélèvement de sève et ralentissement de croissance production de miellat favorisant la fumagine dépréciation commerciale des feuilles et fruits et surtout pour B tabaci transmission de virus Sur tomate B tabaci peut provoquer une maturation irrégulière des fruits sur cucurbitacées sa présence prend une dimension épidémiologique lorsque le Tomato leaf…
02 · Référence
Périmètre, taxonomie et terminologie
Les Aleyrodidae appartiennent à l’ordre Hemiptera sous-ordre Sternorrhyncha comme les pucerons cochenilles et psylles Malgré leur nom vernaculaire de mouches blanches ce ne sont pas des Diptères Leur métamorphose est progressive œuf quatre stades larvaires puis adulte Seul le premier stade larvaire est réellement mobile les stades suivants restent fixés sur la feuille Le quatrième stade souvent nommé puparium ou parfois nymphe dans la littérature technique n’est pas une vraie pupe au sens des insectes…
Pour B tabaci la nomenclature a fortement évolué Les anciens biotypes B et Q sont aujourd’hui traités comme des groupes cryptiques au sein d’un complexe d’espèces notamment MEAM1 Middle East Asia Minor 1 et MED Mediterranean Les anciens termes restent présents dans des fiches historiques une base SILLOVA moderne doit conserver les synonymes pour la…
03 · Référence
Les espèces majeures en agriculture française
T vaporariorum est un ravageur historique des serres légumières et ornementales européennes L’adulte mesure environ 1 mm avec un corps jaune très clair et des ailes presque horizontales au repos recouvertes d’une pruine cireuse blanche L’espèce est très polyphage INRAE Hypp indique qu’elle peut vivre sur 249 genres végétaux avec une forte importance sur tomate aubergine concombre poivron haricot et de nombreuses plantes ornementales En climat froid elle se maintient surtout sous serre dans les…
À 21 24 C le cycle peut être achevé en un peu moins de trois semaines la durée augmente fortement lorsque la température baisse Ephytia indique moins de 20 jours à 27 C mais plus de 40 jours à 14 C L’espèce n’a pas de diapause hivernale spécialisée sa survie dépend de la présence d’un…
04 · Référence
Identification détaillée des stades
Les adultes mesurent généralement autour de 1 mm pour T vaporariorum et B tabaci parfois davantage pour d’autres espèces Ils se tiennent sur la face inférieure des feuilles et s’envolent facilement lorsqu’on secoue la végétation Le caractère nuage blanc est utile pour repérer un foyer mais ne donne ni l’espèce ni la densité larvaire L’adulte de T vaporariorum a les ailes plus étalées B tabaci est légèrement plus petit plus jaune et ses ailes sont…
Les œufs sont minuscules de l’ordre de 0 25 mm Ils sont insérés par un pédicelle dans l’épiderme foliaire et pondus surtout sous les jeunes feuilles Chez T vaporariorum ils sont blanc-jaunâtre à la ponte puis foncent sur les feuilles lisses les pontes peuvent former des arcs ou cercles La pilosité de la feuille modifie…
05 · Référence
Cycle biologique, température et dynamique de population
Figure 2 — Cycle biologique type et stratification verticale dans le couvert. Les durées sont très dépendantes de la température, de l’hôte et de l’espèce.
La vitesse de croissance de la population résulte de la somme de trois processus : développement thermique, fécondité et survie. Sous conditions favorables, les générations se chevauchent : œufs, larves, puparia et adultes sont simultanément présents. Cette superposition explique pourquoi une intervention qui ne touche qu’un stade produit souvent une baisse transitoire suivie d’un rebond. [2–4]
06 · Référence
Plantes hôtes, réservoirs et voies d’introduction
Les deux espèces majeures sont polyphages. Le foyer initial peut provenir d’un plant déjà infesté, d’une culture voisine, d’adventices porteuses, d’une serre précédente ou d’un lot ornemental. Le risque augmente lorsque plusieurs hôtes sensibles se succèdent sans rupture sanitaire. Les plantes adventices jouent un double rôle : réservoirs d’aleurodes et, pour certains virus comme ToCV, réservoirs viraux. Ephytia cite notamment Datura stramonium, Solanum nigrum et plusieurs Physalis comme hôtes possibles de ToCV. [17]
07 · Référence
Dégâts directs et indirects
Larves et adultes introduisent leur rostre dans les tissus et prélèvent la sève À faible densité les symptômes peuvent rester discrets À forte densité on observe ralentissement de croissance jaunissement chloroses affaiblissement réduction de la photosynthèse et parfois nécroses Chez B tabaci les adultes et larves peuvent coloniser l’ensemble de la plante tandis que T vaporariorum est souvent davantage associé aux zones jeunes pour les adultes et aux feuilles âgées pour les larves au fur…
Le miellat est une conséquence de l’alimentation sur le phloème Il rend les organes collants puis favorise l’installation de champignons saprophytes formant une fumagine noire Cette couche réduit les échanges lumineux et surtout déprécie la qualité visuelle Sur salade chou fraise et fruits de légumes la contamination commerciale peut devenir plus importante que la perte…
08 · Référence
Aleurodes vecteurs de virus : changement d’échelle du risque
La vection virale est le point qui transforme B. tabaci d’un ravageur de densité en risque épidémiologique. Une serre peut tolérer quelques aleurodes du point de vue de la succion mais ne pas tolérer quelques B. tabaci virulifères si un virus à fort impact est présent dans le bassin. Le diagnostic doit donc séparer « pression insecte » et « risque vectoriel ». [17–18]
Le TYLCV est un begomovirus transmis par B tabaci selon un mode persistant circulant Les symptômes typiques sur tomate comprennent réduction de croissance raccourcissement des entre-nœuds feuilles petites enroulées et jaunissantes chute florale et réduction de la nouaison La confirmation repose sur analyse car d’autres virus phytotoxicités ou désordres peuvent produire des symptômes proches Le…
| Niveau | Taxon / terme | Utilité pratique |
|---|---|---|
| Famille | Aleyrodidae | Regroupe les aleurodes ; adultes cireux blancs, larves fixées sous feuilles. |
| Espèce | Trialeurodes vaporariorum | Aleurode des serres ; cible majeure des PBI tomate/concombre. |
| Complexe | Bemisia tabaci | Aleurode du tabac ; vecteur majeur de begomovirus et crinivirus. |
| Espèce | Aleyrodes proletella | Aleurode du chou, surtout Brassicacées de plein champ. |
| Nom BSV | Aleyrodes fragariae | Nom utilisé dans le réseau fraisier francilien ; nomenclature à vérifier selon référentiel taxonomique. |
| Vocabulaire | Puparium | 4e stade larvaire, utile pour l’identification et l’évaluation du parasitisme. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?
Les aleurodes ou mouches blanches sont de petits Hémiptères piqueurs-suceurs de la famille des Aleyrodidae En production légumière française le diagnostic doit d’abord distinguer plusieurs espèces Trialeurodes vaporariorum aleurode des serres très fréquent sous abri Bemisia tabaci aleurode du tabac complexe d’espèces cryptiques particulièrement préoccupant par sa capacité de transmission virale et ses résistances Aleyrodes proletella sur Brassicacées et en fraisier l’aleurode suivi dans les BSV sous le nom Aleyrodes fragariae Les espèces d’agrumes et Leur nuisibilité combine quatre mécanismes prélèvement de sève et ralentissement de croissance production de miellat… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur périmètre, taxonomie et terminologie ?
Les Aleyrodidae appartiennent à l’ordre Hemiptera sous-ordre Sternorrhyncha comme les pucerons cochenilles et psylles Malgré leur nom vernaculaire de mouches blanches ce ne sont pas des Diptères Leur métamorphose est progressive œuf quatre stades larvaires puis adulte Seul le premier stade larvaire est réellement mobile les stades suivants restent fixés sur la feuille Le quatrième stade souvent nommé puparium ou parfois nymphe dans la littérature technique n’est pas une vraie pupe au sens des insectes Pour B tabaci la nomenclature a fortement évolué Les anciens biotypes B et Q sont… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les espèces majeures en agriculture française ?
T vaporariorum est un ravageur historique des serres légumières et ornementales européennes L’adulte mesure environ 1 mm avec un corps jaune très clair et des ailes presque horizontales au repos recouvertes d’une pruine cireuse blanche L’espèce est très polyphage INRAE Hypp indique qu’elle peut vivre sur 249 genres végétaux avec une forte importance sur tomate aubergine concombre poivron haricot et de nombreuses plantes ornementales En climat froid elle se maintient surtout sous serre dans les À 21 24 C le cycle peut être achevé en un peu moins de trois… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification détaillée des stades ?
Les adultes mesurent généralement autour de 1 mm pour T vaporariorum et B tabaci parfois davantage pour d’autres espèces Ils se tiennent sur la face inférieure des feuilles et s’envolent facilement lorsqu’on secoue la végétation Le caractère nuage blanc est utile pour repérer un foyer mais ne donne ni l’espèce ni la densité larvaire L’adulte de T vaporariorum a les ailes plus étalées B tabaci est légèrement plus petit plus jaune et ses ailes sont Les œufs sont minuscules de l’ordre de 0 25 mm Ils sont insérés par un… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique, température et dynamique de population ?
Figure 2 — Cycle biologique type et stratification verticale dans le couvert. Les durées sont très dépendantes de la température, de l’hôte et de l’espèce. La vitesse de croissance de la population résulte de la somme de trois processus : développement thermique, fécondité et survie. Sous conditions favorables, les générations se chevauchent : œufs, larves, puparia et adultes sont simultanément présents. Cette superposition explique pourquoi une intervention qui ne touche qu’un stade produit souvent une baisse transitoire suivie d’un rebond. [2–4] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes, réservoirs et voies d’introduction ?
Les deux espèces majeures sont polyphages. Le foyer initial peut provenir d’un plant déjà infesté, d’une culture voisine, d’adventices porteuses, d’une serre précédente ou d’un lot ornemental. Le risque augmente lorsque plusieurs hôtes sensibles se succèdent sans rupture sanitaire. Les plantes adventices jouent un double rôle : réservoirs d’aleurodes et, pour certains virus comme ToCV, réservoirs viraux. Ephytia cite notamment Datura stramonium, Solanum nigrum et plusieurs Physalis comme hôtes possibles de ToCV. [17] [S01][S02][S03]





