Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Pucerons des légumes

Myzus, Aphis, Macrosiphum et Nasonovia

Les pucerons des légumes regroupent plusieurs espèces. Colonies, feuilles déformées et miellat guident le diagnostic ; le suivi des auxiliaires et du risque viral oriente la décision.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Pucerons des légumes — illustration documentaire (Santé des cultures, Ravageurs des cultures)
Pucerons des légumes · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Groupe

Plusieurs espèces

Indices

Colonies et miellat

Risque indirect

Virus selon espèce et culture

Suivi

Jeunes feuilles et auxiliaires

01 · Guide

Taxonomie, anatomie et vocabulaire

Les cornicules — deux tubes dorsaux situés vers l’arrière de l’abdomen — constituent un caractère majeur. Leur longueur, leur couleur et leur forme, combinées à la cauda et aux tubercules antennaires, orientent l’identification. Les exuvies blanches accrochées aux feuilles, le miellat brillant et les fourmis qui exploitent ce miellat sont des indices indirects très utiles au champ.

Repères comparés des trois espèces décrites.
EspèceRepèreCultures citées
Myzus persicaeAptère plus petit que l’ailé, généralement vert clairSous abri presque toutes les plantes ; chou, épinard, laitue, chicorée en plein champ
Aphis gossypiiEnviron 2 mm, jaune-verdâtre à noirâtre, cornicules noiresCourgette, melon, concombre, aubergine, fraisier
Macrosiphum euphorbiaeAptère de 2,4 à 3,6 mm, gris-vert ou roseTomate, aubergine, poivron, concombre, salade, pomme de terre

02 · Guide

Myzus persicae — puceron vert du pêcher

Myzus persicae est l’un des pucerons les plus importants en protection des cultures. INRAE le décrit comme très polyphage, capable d’endommager presque toutes les plantes cultivées sous abri et de se rencontrer en plein champ sur chou, épinard, laitue, chicorée et de nombreuses autres cultures. L’aptère est plus petit que l’ailé, généralement vert clair, avec des cornicules assez longues et une cauda courte ; l’ailé présente un thorax sombre et des marques abdominales noires.

03 · Guide

Aphis gossypii — puceron du melon et du cotonnier

Aphis gossypii est un petit puceron extrêmement polyphage, particulièrement important sur Cucurbitacées. INRAE le décrit autour de 2 mm, de couleur très variable, du jaune-verdâtre au noirâtre, avec des cornicules noires. L’adulte ailé porte une tête et un thorax noirs. Sur légumes, il concerne notamment courgette, melon, concombre, aubergine et fraisier.

04 · Guide

Macrosiphum euphorbiae — puceron vert et rose de la pomme de terre

Macrosiphum euphorbiae est nettement plus grand que Myzus ou Aphis gossypii. INRAE donne 2,4 à 3,6 mm pour l’aptère, avec des formes gris-vert et roses, des antennes dépassant le corps et de longues cornicules cylindriques. Il fréquente tomate, aubergine, poivron, concombre, salade, chicorée, fraisier, pomme de terre et diverses cultures ornementales.

05 · Guide

Diagnostiquer sur la culture concernée

Retourner les feuilles et observer les jeunes pousses, le cœur des salades ou le revers des feuilles de cucurbitacées. Relever la localisation des foyers, le miellat et les fourmis avant d’attribuer des déformations à un puceron.

Une espèce peut coloniser plusieurs légumes, mais les risques et les seuils ne se transposent pas d’une culture à l’autre. Pour la laitue, vérifier en particulier les colonies cachées dans le cœur, difficiles à repérer à distance.

06 · Guide

Raisonner la prévention et la régulation

Éviter l’introduction de plants déjà colonisés et surveiller les adventices réservoirs. Sous abri, le suivi rapproché des premières colonies facilite l’action avant leur dispersion.

Coccinelles, syrphes, chrysopes et parasitoïdes peuvent réguler les populations. Lorsque la transmission de virus est un enjeu, une faible colonie ne signifie pas toujours un risque faible ; la décision dépend du virus, de l’espèce et du stade de la culture.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Comment identifier un puceron des légumes?

Les cornicules, deux tubes dorsaux situés vers l’arrière de l’abdomen, orientent l’identification. Les exuvies blanches, le miellat brillant et les fourmis sont des indices indirects utiles au champ.

Un puceron observé suffit-il à décider?

Non. Une espèce peut coloniser plusieurs légumes, mais les risques et les seuils ne se transposent pas d’une culture à l’autre. Il faut relever la localisation des foyers et le miellat.

Une faible colonie signifie-t-elle un risque faible?

Pas toujours. Lorsque la transmission de virus est un enjeu, la décision dépend du virus, de l’espèce et du stade de la culture.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.