01 · Guide
Taxonomie, anatomie et vocabulaire
Les cornicules — deux tubes dorsaux situés vers l’arrière de l’abdomen — constituent un caractère majeur. Leur longueur, leur couleur et leur forme, combinées à la cauda et aux tubercules antennaires, orientent l’identification. Les exuvies blanches accrochées aux feuilles, le miellat brillant et les fourmis qui exploitent ce miellat sont des indices indirects très utiles au champ.
| Espèce | Repère | Cultures citées |
|---|---|---|
| Myzus persicae | Aptère plus petit que l’ailé, généralement vert clair | Sous abri presque toutes les plantes ; chou, épinard, laitue, chicorée en plein champ |
| Aphis gossypii | Environ 2 mm, jaune-verdâtre à noirâtre, cornicules noires | Courgette, melon, concombre, aubergine, fraisier |
| Macrosiphum euphorbiae | Aptère de 2,4 à 3,6 mm, gris-vert ou rose | Tomate, aubergine, poivron, concombre, salade, pomme de terre |
02 · Guide
Myzus persicae — puceron vert du pêcher
Myzus persicae est l’un des pucerons les plus importants en protection des cultures. INRAE le décrit comme très polyphage, capable d’endommager presque toutes les plantes cultivées sous abri et de se rencontrer en plein champ sur chou, épinard, laitue, chicorée et de nombreuses autres cultures. L’aptère est plus petit que l’ailé, généralement vert clair, avec des cornicules assez longues et une cauda courte ; l’ailé présente un thorax sombre et des marques abdominales noires.
03 · Guide
Aphis gossypii — puceron du melon et du cotonnier
Aphis gossypii est un petit puceron extrêmement polyphage, particulièrement important sur Cucurbitacées. INRAE le décrit autour de 2 mm, de couleur très variable, du jaune-verdâtre au noirâtre, avec des cornicules noires. L’adulte ailé porte une tête et un thorax noirs. Sur légumes, il concerne notamment courgette, melon, concombre, aubergine et fraisier.
04 · Guide
Macrosiphum euphorbiae — puceron vert et rose de la pomme de terre
Macrosiphum euphorbiae est nettement plus grand que Myzus ou Aphis gossypii. INRAE donne 2,4 à 3,6 mm pour l’aptère, avec des formes gris-vert et roses, des antennes dépassant le corps et de longues cornicules cylindriques. Il fréquente tomate, aubergine, poivron, concombre, salade, chicorée, fraisier, pomme de terre et diverses cultures ornementales.
05 · Guide
Diagnostiquer sur la culture concernée
Retourner les feuilles et observer les jeunes pousses, le cœur des salades ou le revers des feuilles de cucurbitacées. Relever la localisation des foyers, le miellat et les fourmis avant d’attribuer des déformations à un puceron.
Une espèce peut coloniser plusieurs légumes, mais les risques et les seuils ne se transposent pas d’une culture à l’autre. Pour la laitue, vérifier en particulier les colonies cachées dans le cœur, difficiles à repérer à distance.
06 · Guide
Raisonner la prévention et la régulation
Éviter l’introduction de plants déjà colonisés et surveiller les adventices réservoirs. Sous abri, le suivi rapproché des premières colonies facilite l’action avant leur dispersion.
Coccinelles, syrphes, chrysopes et parasitoïdes peuvent réguler les populations. Lorsque la transmission de virus est un enjeu, une faible colonie ne signifie pas toujours un risque faible ; la décision dépend du virus, de l’espèce et du stade de la culture.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Comment identifier un puceron des légumes?
Les cornicules, deux tubes dorsaux situés vers l’arrière de l’abdomen, orientent l’identification. Les exuvies blanches, le miellat brillant et les fourmis sont des indices indirects utiles au champ.
Un puceron observé suffit-il à décider?
Non. Une espèce peut coloniser plusieurs légumes, mais les risques et les seuils ne se transposent pas d’une culture à l’autre. Il faut relever la localisation des foyers et le miellat.
Une faible colonie signifie-t-elle un risque faible?
Pas toujours. Lorsque la transmission de virus est un enjeu, la décision dépend du virus, de l’espèce et du stade de la culture.





