01 · Référence
Résumé exécutif
Sur tournesol en France le puceron vert du prunier Brachycaudus helichrysi est l’espèce de référence pour le risque agronomique Le puceron noir de la fève Aphis fabae peut également coloniser la culture surtout en fin de phase végétative Le premier provoque une crispation puis dans les attaques fortes et précoces une déformation durable des feuilles par l’effet de sa salive Les pertes de rendement restent en général modérées mais Terres Inovia retient une période sensible…
La stratégie française repose donc moins sur un comptage absolu de pucerons que sur un diagnostic plante par plante des crispations répété tous les 3 à 4 jours lorsque le seuil n’est pas atteint La décision doit intégrer la dynamique de la culture et la présence des auxiliaires Coccinelles syrphes chrysopes punaises prédatrices araignées et…
02 · Référence
Identité et taxonomie des pucerons du tournesol
Brachycaudus helichrysi Kaltenbach 1843 appartient à l’ordre des Hémiptères et à la famille des Aphididae C’est un petit puceron de 1 1 à 2 2 mm Les aptères sont vert pâle avec tarses noirs et cornicules courtes et coniques Les ailés sont vert jaunâtre portent une large tache dorsale brunâtre des antennes courtes et sombres des cornicules courtes pigmentées et une cauda courte Cette petite taille et la couleur proche de celle du limbe rendent…
Sources : INRAE Encyclop’Aphid, fiche B. helichrysi, mise à jour 06/05/2024 ; INRAE e-phytia Hypp, mise à jour 23/02/2026 ; Terres Inovia.
Aphis fabae est une espèce polyphage qui peut coloniser le tournesol Terres Inovia décrit les aptères comme des pucerons trapus d’environ 2 mm noir mat à verdâtre et les ailés comme sombres…
03 · Référence
Cycle biologique et hivernation
B helichrysi est généralement holocyclique et dioécique il alterne entre des hôtes primaires ligneux du genre Prunus et des hôtes secondaires herbacés dont le tournesol Les œufs d’hiver sont déposés à la base des bourgeons ou sur les jeunes rameaux de Prunus Après éclosion au départ de la végétation plusieurs générations se succèdent sur l’hôte primaire Des formes ailées apparaissent au printemps et migrent vers les Astéracées et d’autres plantes basses Dans les régions à…
Sur tournesol les ailés colonisateurs arrivent principalement entre mi-avril et mi-juin avec une forte variabilité interannuelle Les ailés donnent naissance à des aptères qui constituent les colonies Les colonies de B helichrysi suivent la croissance de la plante vers les étages supérieurs Lorsque le bouton floral se forme la plante devient moins favorable les populations…
04 · Référence
Plantes hôtes et réservoirs
Les hôtes primaires de B. helichrysi sont principalement des Prunus : prunier, pêcher et abricotier. Les hôtes secondaires comprennent diverses Astéracées cultivées ou spontanées, notamment tournesol, artichaut et chrysanthème, mais aussi des plantes appartenant à d’autres familles telles que le trèfle ou le myosotis. Cette large gamme d’hôtes explique qu’un raisonnement strictement « parcelle » soit insuffisant : la pression dépend aussi des populations présentes dans le paysage et de la phénologie des hôtes primaires.
A. fabae possède également une très large gamme d’hôtes secondaires. Les populations hivernent principalement sous forme d’œufs sur des hôtes primaires ligneux, notamment le fusain d’Europe, puis colonisent au printemps un grand nombre de cultures et plantes spontanées.
05 · Référence
Stades sensibles du tournesol
La période de sensibilité retenue par Terres Inovia s’étend de la levée jusqu’à la formation du bouton floral. Le BSV Pays de la Loire du 19 mai 2026 précise une période de risque de 2 feuilles jusqu’au stade bouton étoilé E1. La nuisibilité est d’autant plus forte que la colonisation est précoce. Dès le dégagement du bouton floral, Terres Inovia considère que les pertes deviennent négligeables.
Figure 2 — Représentation schématique de la diminution du risque agronomique avec l’avancement du stade. Ce graphique illustre une tendance, pas une fonction quantitative.
Sources : Terres Inovia, Guide de culture Tournesol 2026 et actualités 2026 ; DRAAF Pays de la Loire, BSV Grandes Cultures n°15 du 19/05/2026.
06 · Référence
Symptômes et dégâts directs
La salive injectée par B helichrysi au cours de l’alimentation provoque une crispation des feuilles Une attaque faible entraîne un gaufrage ou un recroquevillement limité souvent réversible dans son effet fonctionnel Une infestation plus intense peut provoquer des cloques une déformation durable des feuilles et un blocage partiel de la croissance Visuellement spectaculaire la crispation ne doit toutefois pas être confondue avec une perte de rendement systématique c’est la combinaison de la précocité de l’intensité…
Comme d’autres pucerons les colonies excrètent du miellat Celui-ci peut favoriser des développements de fumagine et réduire localement les échanges lumineux Surtout les feuilles fortement crispées créent un microclimat plus humide pouvant offrir des sites favorables à la germination de spores de Sclerotinia Cette interaction ne signifie pas que le puceron transmet le sclérotinia il…
07 · Référence
Nuisibilité et pertes de rendement
Les références convergent sur une nuisibilité généralement modérée mais potentiellement significative lorsque les infestations sont précoces et fortes Terres Inovia indique que les pertes peuvent atteindre 2 à 3 q ha en cas d’attaque significative avant la formation du bouton floral La base INRAE Encyclop’Aphid mentionne une perte pouvant atteindre 4 q ha dans les situations sévères Ces valeurs doivent être comprises comme des ordres de grandeur issus de contextes et périodes différents pas comme…
Une étude INRA conduite en Centre-Ouest de la France sur plusieurs années a montré que des pertes se produisaient lorsque les populations dépassaient environ 100 pucerons par plante au stade bouton tandis qu’aucune perte n’était mise en évidence lorsque les populations restaient sous 100 par plante au bouton puis diminuaient Cette référence historique éclaire le…
08 · Référence
Facteurs de risque
Arrivée très précoce d’ailés sur des tournesols encore à 2–4 feuilles : la culture dispose de moins de surface foliaire et d’une moindre capacité de compensation.
Printemps chaud et relativement sec : les températures élevées accélèrent la multiplication des pucerons ; les pluies peuvent à l’inverse freiner certaines dynamiques de colonisation.
Croissance ralentie du tournesol par froid, tassement, déficit hydrique ou autre stress : une culture peu poussante supporte moins bien une même infestation.
| Critère | B. helichrysi | A. fabae |
|---|---|---|
| Taille | 1,1–2,2 mm | ≈2 mm |
| Couleur aptère | Vert pâle | Noir mat à verdâtre |
| Cornicules | Courtes, coniques | Courtes, noires |
| Symptôme clé sur tournesol | Crispation / cloques | Pas de crispation typique |
| Période dominante | Jeunes stades → bouton floral | Fin végétatif → capitule |
| Hôte primaire classique | Prunus spp. | Fusain d’Europe notamment |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
Sur tournesol en France le puceron vert du prunier Brachycaudus helichrysi est l’espèce de référence pour le risque agronomique Le puceron noir de la fève Aphis fabae peut également coloniser la culture surtout en fin de phase végétative Le premier provoque une crispation puis dans les attaques fortes et précoces une déformation durable des feuilles par l’effet de sa salive Les pertes de rendement restent en général modérées mais Terres Inovia retient une période sensible La stratégie française repose donc moins sur un comptage absolu de pucerons que sur un… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité et taxonomie des pucerons du tournesol ?
Brachycaudus helichrysi Kaltenbach 1843 appartient à l’ordre des Hémiptères et à la famille des Aphididae C’est un petit puceron de 1 1 à 2 2 mm Les aptères sont vert pâle avec tarses noirs et cornicules courtes et coniques Les ailés sont vert jaunâtre portent une large tache dorsale brunâtre des antennes courtes et sombres des cornicules courtes pigmentées et une cauda courte Cette petite taille et la couleur proche de celle du limbe rendent Sources INRAE Encyclop’Aphid fiche B helichrysi mise à jour 06 05 2024 INRAE e-phytia Hypp… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique et hivernation ?
B helichrysi est généralement holocyclique et dioécique il alterne entre des hôtes primaires ligneux du genre Prunus et des hôtes secondaires herbacés dont le tournesol Les œufs d’hiver sont déposés à la base des bourgeons ou sur les jeunes rameaux de Prunus Après éclosion au départ de la végétation plusieurs générations se succèdent sur l’hôte primaire Des formes ailées apparaissent au printemps et migrent vers les Astéracées et d’autres plantes basses Dans les régions à Sur tournesol les ailés colonisateurs arrivent principalement entre mi-avril et mi-juin avec une forte variabilité… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et réservoirs ?
Les hôtes primaires de B helichrysi sont principalement des Prunus prunier pêcher et abricotier Les hôtes secondaires comprennent diverses Astéracées cultivées ou spontanées notamment tournesol artichaut et chrysanthème mais aussi des plantes appartenant à d’autres familles telles que le trèfle ou le myosotis Cette large gamme d’hôtes explique qu’un raisonnement strictement parcelle soit insuffisant la pression dépend aussi des populations présentes dans le paysage et de la phénologie des hôtes primaires A fabae possède également une très large gamme d’hôtes secondaires Les populations hivernent principalement sous forme d’œufs sur des… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur stades sensibles du tournesol ?
La période de sensibilité retenue par Terres Inovia s’étend de la levée jusqu’à la formation du bouton floral Le BSV Pays de la Loire du 19 mai 2026 précise une période de risque de 2 feuilles jusqu’au stade bouton étoilé E1 La nuisibilité est d’autant plus forte que la colonisation est précoce Dès le dégagement du bouton floral Terres Inovia considère que les pertes deviennent négligeables Figure 2 Représentation schématique de la diminution du risque agronomique avec l’avancement du stade Ce graphique illustre une tendance pas une fonction quantitative Sources… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes et dégâts directs ?
La salive injectée par B helichrysi au cours de l’alimentation provoque une crispation des feuilles Une attaque faible entraîne un gaufrage ou un recroquevillement limité souvent réversible dans son effet fonctionnel Une infestation plus intense peut provoquer des cloques une déformation durable des feuilles et un blocage partiel de la croissance Visuellement spectaculaire la crispation ne doit toutefois pas être confondue avec une perte de rendement systématique c’est la combinaison de la précocité de l’intensité Comme d’autres pucerons les colonies excrètent du miellat Celui-ci peut favoriser des développements de fumagine… [S01][S02][S03]





