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Résumé exécutif : les points clés
• La pyrale du maïs est un lépidoptère foreur, Ostrinia nubilalis. Les dégâts sont provoqués par les larves, qui passent des feuilles et panicules aux tiges, pédoncules et épis, puis hivernent dans les cannes et débris de maïs.
• La France héberge des situations univoltines et plurivoltines : une génération domine traditionnellement au nord, deux générations complètes sont décrites en zone méditerranéenne, avec des générations partielles ou supplémentaires possibles selon le climat.
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Plantes hôtes et distribution
Le maïs est la principale culture concernée. Des larves peuvent se développer sur d’autres plantes, mais le risque économique se raisonne surtout à partir des attaques observées sur maïs dans le bassin de production. Les hôtes secondaires ne permettent pas à eux seuls de prédire une infestation de la parcelle.
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Cycle biologique détaillé
1. Hivernation : les larves matures passent l’hiver en diapause dans les cannes, bases de tiges, collets et autres débris de maïs. Leur forte résistance au froid explique la persistance du risque lorsque les résidus restent intacts.
2. Reprise printanière et nymphose : au printemps, la reprise du développement conduit à la nymphose, qui dure environ trois semaines dans la description INRAE.
| Repère | Valeur indiquée |
|---|---|
| Nombre de générations, nord de la France | Une génération |
| Nombre de générations, Midi méditerranéen | Deux générations complètes |
| Nymphose au printemps | Environ trois semaines |
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Nombre de générations, température et climat
INRAE décrit classiquement une génération dans le nord de la France et deux générations complètes dans le Midi méditerranéen ; entre les deux, une proportion variable d’individus de première génération peut produire une deuxième génération selon les conditions de printemps et d’été. Cette règle reste un cadre biologique, pas une frontière fixe. Les campagnes chaudes favorisent des vols plus précoces et peuvent augmenter la part de populations plurivoltines.
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Interaction avec Fusarium et mycotoxines
Les galeries et blessures d’épi créées par les foreurs facilitent l’installation de champignons du genre Fusarium. Les conséquences possibles concernent la qualité sanitaire du grain et les mycotoxines, notamment les fumonisines en lien avec Fusarium verticillioides et, selon les situations, le DON en lien avec F. graminearum. Les dégâts de pyrale n’expliquent toutefois pas seuls la contamination : météo, variété, date de récolte, humidité, résidus et espèces de Fusarium restent déterminants.
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Reconnaître les dégâts dans la parcelle
Les premiers indices sont des perforations de feuilles, de la sciure au niveau des gaines et des galeries dans les tiges ou les épis. Une tige cassée ou un épi dégradé peut aussi avoir d’autres causes : ouvrir plusieurs plantes et rechercher la larve ou la galerie avant de conclure.
Le piégeage des adultes situe le vol, mais il ne mesure pas directement le nombre de larves dans les plantes. Croiser les captures, les observations au champ et le bulletin de santé du végétal local permet de dater la période à risque.
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Prévenir et agir au bon stade
Après récolte, le broyage fin puis la gestion des cannes et des autres résidus réduisent les lieux d’hivernation des larves. La répétition du maïs et l’historique d’attaque comptent dans l’appréciation du risque.
Les trichogrammes visent les œufs de pyrale et doivent être installés autour des pontes, avant que les larves ne pénètrent les tissus. Le calendrier dépend du vol local et de la météo ; ils ne constituent pas une solution contre la sésamie.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Où passent l’hiver les larves de pyrale?
Les larves matures passent l’hiver en diapause dans les cannes, bases de tiges, collets et autres débris de maïs. Une gestion des résidus après récolte réduit ces lieux d’hivernation.
Combien de générations la pyrale produit-elle?
INRAE décrit classiquement une génération dans le nord de la France et deux générations complètes dans le Midi méditerranéen. Ce cadre biologique n’est pas une frontière fixe.
Le piégeage des adultes suffit-il à décider?
Non. Le piégeage situe le vol mais ne mesure pas directement le nombre de larves dans les plantes. Il faut croiser les captures avec les observations au champ.





