Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Pyrale du maïs

Ostrinia nubilalis

La pyrale du maïs creuse feuilles, tiges et épis. Observer les vols et les premiers dégâts, puis gérer les résidus et raisonner les trichogrammes selon le risque local.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Pyrale du maïs — illustration documentaire (Santé des cultures, Ravageurs des cultures)
Pyrale du maïs · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Ravageur

Ostrinia nubilalis

Dégâts

Galeries dans tiges et épis

Surveillance

Vols et premiers symptômes

Prévention

Broyer les résidus

01 · Guide

Résumé exécutif : les points clés

• La pyrale du maïs est un lépidoptère foreur, Ostrinia nubilalis. Les dégâts sont provoqués par les larves, qui passent des feuilles et panicules aux tiges, pédoncules et épis, puis hivernent dans les cannes et débris de maïs.

• La France héberge des situations univoltines et plurivoltines : une génération domine traditionnellement au nord, deux générations complètes sont décrites en zone méditerranéenne, avec des générations partielles ou supplémentaires possibles selon le climat.

02 · Guide

Plantes hôtes et distribution

Le maïs est la principale culture concernée. Des larves peuvent se développer sur d’autres plantes, mais le risque économique se raisonne surtout à partir des attaques observées sur maïs dans le bassin de production. Les hôtes secondaires ne permettent pas à eux seuls de prédire une infestation de la parcelle.

03 · Guide

Cycle biologique détaillé

1. Hivernation : les larves matures passent l’hiver en diapause dans les cannes, bases de tiges, collets et autres débris de maïs. Leur forte résistance au froid explique la persistance du risque lorsque les résidus restent intacts.

2. Reprise printanière et nymphose : au printemps, la reprise du développement conduit à la nymphose, qui dure environ trois semaines dans la description INRAE.

Repères du cycle de la pyrale du maïs
RepèreValeur indiquée
Nombre de générations, nord de la FranceUne génération
Nombre de générations, Midi méditerranéenDeux générations complètes
Nymphose au printempsEnviron trois semaines

04 · Guide

Nombre de générations, température et climat

INRAE décrit classiquement une génération dans le nord de la France et deux générations complètes dans le Midi méditerranéen ; entre les deux, une proportion variable d’individus de première génération peut produire une deuxième génération selon les conditions de printemps et d’été. Cette règle reste un cadre biologique, pas une frontière fixe. Les campagnes chaudes favorisent des vols plus précoces et peuvent augmenter la part de populations plurivoltines.

05 · Guide

Interaction avec Fusarium et mycotoxines

Les galeries et blessures d’épi créées par les foreurs facilitent l’installation de champignons du genre Fusarium. Les conséquences possibles concernent la qualité sanitaire du grain et les mycotoxines, notamment les fumonisines en lien avec Fusarium verticillioides et, selon les situations, le DON en lien avec F. graminearum. Les dégâts de pyrale n’expliquent toutefois pas seuls la contamination : météo, variété, date de récolte, humidité, résidus et espèces de Fusarium restent déterminants.

06 · Guide

Reconnaître les dégâts dans la parcelle

Les premiers indices sont des perforations de feuilles, de la sciure au niveau des gaines et des galeries dans les tiges ou les épis. Une tige cassée ou un épi dégradé peut aussi avoir d’autres causes : ouvrir plusieurs plantes et rechercher la larve ou la galerie avant de conclure.

Le piégeage des adultes situe le vol, mais il ne mesure pas directement le nombre de larves dans les plantes. Croiser les captures, les observations au champ et le bulletin de santé du végétal local permet de dater la période à risque.

07 · Guide

Prévenir et agir au bon stade

Après récolte, le broyage fin puis la gestion des cannes et des autres résidus réduisent les lieux d’hivernation des larves. La répétition du maïs et l’historique d’attaque comptent dans l’appréciation du risque.

Les trichogrammes visent les œufs de pyrale et doivent être installés autour des pontes, avant que les larves ne pénètrent les tissus. Le calendrier dépend du vol local et de la météo ; ils ne constituent pas une solution contre la sésamie.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Où passent l’hiver les larves de pyrale?

Les larves matures passent l’hiver en diapause dans les cannes, bases de tiges, collets et autres débris de maïs. Une gestion des résidus après récolte réduit ces lieux d’hivernation.

Combien de générations la pyrale produit-elle?

INRAE décrit classiquement une génération dans le nord de la France et deux générations complètes dans le Midi méditerranéen. Ce cadre biologique n’est pas une frontière fixe.

Le piégeage des adultes suffit-il à décider?

Non. Le piégeage situe le vol mais ne mesure pas directement le nombre de larves dans les plantes. Il faut croiser les captures avec les observations au champ.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.