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Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Chrysomèle du maïs

Référence technique · Chrysomèle du maïs

• Diabrotica virgifera virgifera est un coléoptère Chrysomelidae, univoltin en Europe : une génération par an et hivernation sous forme d’œuf dans le sol. [S01-S02] • La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ». [S01-S02] Les adultes consomment surtout feuilles pollen soies et parfois grains immatures le sectionnement sévère des soies peut perturber la fécondation mais en France…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à chrysomèle du maïs
Chrysomèle du maïs · Photographie documentaire SILLOVA
20 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Diabrotica virgifera virgifera LeConte

Nom scientifique

• Diabrotica virgifera virgifera est un coléoptère Chrysomelidae, univoltin en Europe : une génération par an et hivernation sous forme d’œuf dans le sol. [S01-S02] [S01][S02]

02
Consolidé

Chrysomèle du maïs / chrysomèle des racines du maïs

Nom français

Sources : [S01] INRAE/Ephytia ; [S02] EPPO ; [S06-S07] Commission européenne. [S01][S02]

03
Consolidé

Western corn rootworm

Nom anglais

L’espèce est originaire des Amériques Elle est devenue un ravageur majeur du maïs aux États-Unis à partir du XXe siècle en particulier lorsque la culture continue du maïs a créé des conditions favorables à l’accumulation des… [S01][S02]

04
Consolidé

Coleoptera

Ordre

Sources : [S01-S02, S05]. Les différences de coloration entre sexes et individus rendent préférable l’usage de plusieurs critères. [S01][S02]

01 · Référence

Résumé exécutif : ce qu’il faut retenir

• Diabrotica virgifera virgifera est un coléoptère Chrysomelidae, univoltin en Europe : une génération par an et hivernation sous forme d’œuf dans le sol. [S01-S02]

• La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ». [S01-S02]

Les adultes consomment surtout feuilles pollen soies et parfois grains immatures le sectionnement sévère des soies peut perturber la fécondation mais en France…

• Le ravageur n’est plus un organisme de quarantaine de l’Union depuis 2014. Il reste néanmoins un organisme invasif à fort potentiel de nuisibilité et doit être géré selon les principes de lutte intégrée. [S06-S07]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Identité, taxonomie et statut réglementaire

Sources : [S01] INRAE/Ephytia ; [S02] EPPO ; [S06-S07] Commission européenne.

Une prudence particulière est nécessaire avec les ressources anciennes une page Hypp mise à jour en 2025 reprend encore une formulation historique de quarantaine lutte obligatoire alors que Vigi-Semences la décision européenne de 2014 et le statut opérationnel actuel convergent vers l’absence de classement de quarantaine en UE SILLOVA doit donc privilégier les sources réglementaires…

• La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ». [S01-S02]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Origine, histoire et invasion européenne

L’espèce est originaire des Amériques. Elle est devenue un ravageur majeur du maïs aux États-Unis à partir du XXe siècle, en particulier lorsque la culture continue du maïs a créé des conditions favorables à l’accumulation des populations. En Europe, la première détection officielle date de 1992 près de Belgrade ; les analyses de dynamique d’invasion situent probablement l’introduction initiale plusieurs années auparavant. [S02, S17]

• Les adultes consomment surtout feuilles, pollen, soies et parfois grains immatures ; le sectionnement sévère des soies peut perturber la fécondation, mais en France la principale menace économique reste l’attaque racinaire. [S01-S04]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Morphologie : reconnaître chaque stade

Sources : [S01-S02, S05]. Les différences de coloration entre sexes et individus rendent préférable l’usage de plusieurs critères.

Chez l’adulte, la coloration est variable : les mâles ont souvent une proportion noire plus importante sur les élytres, tandis que les femelles montrent plus nettement des bandes longitudinales sombres sur fond jaune. Pour une identification formelle en zone nouvelle, une confirmation experte reste préférable. [S02, S05]

• En 2025, environ 55-56 % des pièges à phéromone du réseau national étaient positifs ; les pièges chromatiques des zones historiquement infestées étaient presque tous positifs. [S03]

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05 · Référence

Plantes hôtes et écologie alimentaire

Le maïs est l’hôte économique essentiel des larves. Des Poaceae autres que le maïs peuvent permettre une survie larvaire partielle en laboratoire ou au champ, mais avec une émergence d’adultes généralement beaucoup plus faible. En région EPPO, aucun dégât économique comparable n’est documenté sur une autre culture. [S02]

• En Alsace et Rhône-Alpes, 25 % et 32 % des parcelles suivies ont dépassé 5 adultes/piège chromatique/jour en 2025, niveau indicatif susceptible d’entraîner un risque économique si du maïs revient en 2026. [S03]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Diapause, température, eau et mortalité des jeunes larves

Les œufs déposés en été entrent rapidement en diapause et passent l’hiver dans le sol. Après la diapause, leur développement reprend lorsque les températures et l’humidité deviennent compatibles. EPPO cite un seuil thermique d’environ 11 °C pour le développement post-diapause des œufs et 9 °C comme seuil inférieur de développement des stades immatures. L’eau est également nécessaire à la fin du développement embryonnaire. [S02]

La phase d’établissement de la larve L1 sur les racines est le principal goulot d’étranglement naturel Une étude européenne de tables de vie a estimé une mortalité marginale de 94 au premier stade larvaire et environ 99 de mortalité totale entre œuf d’automne et femelle adulte émergée Cette mortalité forte peut toutefois être compensée par…

• Le levier le plus efficace est une année sans maïs : ARVALIS estime qu’elle détruit près de 100 % de la population locale issue des œufs présents, même si une recolonisation par des adultes voisins reste possible. [S04]

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07 · Référence

Dispersion et capacité de recolonisation

La plupart des déplacements d’adultes sont courts et ont lieu à l’intérieur ou entre parcelles proches, mais l’insecte peut réaliser des vols prolongés. EPPO cite des vols soutenus jusqu’à 24 km en dispositif expérimental et des estimations de progression moyenne de l’invasion européenne de l’ordre de 11 à 38 km/an selon les études, avec des estimations supérieures dans certains travaux. [S02]

• Au-dessous de 0,5 adulte/piège chromatique/jour, une protection spécifique n’est généralement pas rentable ; entre 0,5 et 5, une protection au semis peut être un complément ; au-dessus de 5, la rotation est prioritaire car l’insecticide ne suffit plus. [S04]

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08 · Référence

Répartition française : bilan national 2025

ARVALIS regroupe en 2025 les régions en quatre classes : présence largement installée avec risque potentiel de dégâts (Alsace, Rhône-Alpes) ; détection fréquente et niveaux parfois élevés (Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté) ; détection à niveaux globalement plus limités (Lorraine, Champagne-Ardenne, Île-de-France, Hauts-de-France, Occitanie, Auvergne, PACA) ; et régions sans détection dans le réseau. [S03]

Source : ARVALIS / réseau SEMAE-Chambres et partenaires, bilan 2025 publié 13/01/2026 [S03]. Les réseaux et types de pièges diffèrent selon régions : ne pas comparer directement les moyennes phéromone et chromatique.

Le tableau national donne 56 de pièges à phéromone positifs tandis que le texte ARVALIS arrondit ce niveau à 55 L’important est l’ordre de…

• Depuis octobre 2025, E-Phy mentionne un microgranulé à Beauveria bassiana NPP111B005, 15 kg/ha, comme solution de biocontrôle/AB avec efficacité montrée sur chrysomèle du maïs. [S08]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
ChampValeur
Nom scientifiqueDiabrotica virgifera virgifera LeConte
Nom françaisChrysomèle du maïs / chrysomèle des racines du maïs
Nom anglaisWestern corn rootworm
OrdreColeoptera
FamilleChrysomelidae
Code EPPODIABVI
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur résumé exécutif : ce qu’il faut retenir ?

• Diabrotica virgifera virgifera est un coléoptère Chrysomelidae, univoltin en Europe : une génération par an et hivernation sous forme d’œuf dans le sol. [S01-S02] • La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ». [S01-S02] Les adultes consomment surtout feuilles pollen soies et parfois grains immatures le sectionnement sévère des soies peut perturber la fécondation mais en France… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur identité, taxonomie et statut réglementaire ?

Sources : [S01] INRAE/Ephytia ; [S02] EPPO ; [S06-S07] Commission européenne. Une prudence particulière est nécessaire avec les ressources anciennes une page Hypp mise à jour en 2025 reprend encore une formulation historique de quarantaine lutte obligatoire alors que Vigi-Semences la décision européenne de 2014 et le statut opérationnel actuel convergent vers l’absence de classement de quarantaine en UE SILLOVA doit donc privilégier les sources réglementaires… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur origine, histoire et invasion européenne ?

L’espèce est originaire des Amériques. Elle est devenue un ravageur majeur du maïs aux États-Unis à partir du XXe siècle, en particulier lorsque la culture continue du maïs a créé des conditions favorables à l’accumulation des populations. En Europe, la première détection officielle date de 1992 près de Belgrade ; les analyses de dynamique d’invasion situent probablement l’introduction initiale plusieurs années auparavant. [S02, S17] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur morphologie : reconnaître chaque stade ?

Sources : [S01-S02, S05]. Les différences de coloration entre sexes et individus rendent préférable l’usage de plusieurs critères. Chez l’adulte, la coloration est variable : les mâles ont souvent une proportion noire plus importante sur les élytres, tandis que les femelles montrent plus nettement des bandes longitudinales sombres sur fond jaune. Pour une identification formelle en zone nouvelle, une confirmation experte reste préférable. [S02, S05] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur plantes hôtes et écologie alimentaire ?

Le maïs est l’hôte économique essentiel des larves. Des Poaceae autres que le maïs peuvent permettre une survie larvaire partielle en laboratoire ou au champ, mais avec une émergence d’adultes généralement beaucoup plus faible. En région EPPO, aucun dégât économique comparable n’est documenté sur une autre culture. [S02] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur diapause, température, eau et mortalité des jeunes larves ?

Les œufs déposés en été entrent rapidement en diapause et passent l’hiver dans le sol Après la diapause leur développement reprend lorsque les températures et l’humidité deviennent compatibles EPPO cite un seuil thermique d’environ 11 C pour le développement post-diapause des œufs et 9 C comme seuil inférieur de développement des stades immatures L’eau est également nécessaire à la fin du développement embryonnaire S02 La phase d’établissement de la larve L1 sur les racines est le principal goulot d’étranglement naturel Une étude européenne de tables de vie a estimé une… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 20

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08