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Résumé exécutif : ce qu’il faut retenir
• Diabrotica virgifera virgifera est un coléoptère Chrysomelidae, univoltin en Europe : une génération par an et hivernation sous forme d’œuf dans le sol.
• La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ».
• Le ravageur n’est plus un organisme de quarantaine de l’Union depuis 2014. Il reste néanmoins un organisme invasif à fort potentiel de nuisibilité et doit être géré selon les principes de lutte intégrée.
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Identité, taxonomie et statut réglementaire
• La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ».
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Morphologie : reconnaître chaque stade
Chez l’adulte, la coloration est variable : les mâles ont souvent une proportion noire plus importante sur les élytres, tandis que les femelles montrent plus nettement des bandes longitudinales sombres sur fond jaune. Pour une identification formelle en zone nouvelle, une confirmation experte reste préférable.
• En 2025, environ 55-56 % des pièges à phéromone du réseau national étaient positifs ; les pièges chromatiques des zones historiquement infestées étaient presque tous positifs.
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Plantes hôtes et écologie alimentaire
Le maïs est l’hôte économique essentiel des larves. Des Poaceae autres que le maïs peuvent permettre une survie larvaire partielle en laboratoire ou au champ, mais avec une émergence d’adultes généralement beaucoup plus faible. En région EPPO, aucun dégât économique comparable n’est documenté sur une autre culture.
• En Alsace et Rhône-Alpes, 25 % et 32 % des parcelles suivies ont dépassé 5 adultes/piège chromatique/jour en 2025, niveau indicatif susceptible d’entraîner un risque économique si du maïs revient en 2026.
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Diapause, température, eau et mortalité des jeunes larves
Les œufs pondus en été passent l’hiver dans le sol. Au printemps, les jeunes larves cherchent des racines de maïs pour se nourrir ; elles sont donc particulièrement favorisées par un retour du maïs dans la même parcelle. Le développement dépend aussi de l’humidité et de la température du sol.
• Le levier le plus efficace est une année sans maïs : ARVALIS estime qu’elle détruit près de 100 % de la population locale issue des œufs présents, même si une recolonisation par des adultes voisins reste possible.
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Dispersion et capacité de recolonisation
Les adultes peuvent quitter leur parcelle d’émergence et coloniser les cultures voisines. Cette dispersion explique qu’une rotation locale très utile n’empêche pas toute nouvelle arrivée. Comparer les captures entre parcelles et années aide à apprécier la pression à l’échelle du secteur.
• Au-dessous de 0,5 adulte/piège chromatique/jour, une protection spécifique n’est généralement pas rentable ; entre 0,5 et 5, une protection au semis peut être un complément ; au-dessus de 5, la rotation est prioritaire car l’insecticide ne suffit plus.
| Captures (adultes/piège/jour) | Lecture indiquée |
|---|---|
| Au-dessous de 0,5 | Protection spécifique généralement pas rentable |
| Entre 0,5 et 5 | Protection au semis peut être un complément |
| Au-dessus de 5 | Rotation prioritaire, l’insecticide ne suffit plus |
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Raisonner la rotation à partir des captures
Les larves éclosent dans le sol où les œufs ont été pondus. Une année sans maïs prive la plupart d’entre elles de leur hôte principal et freine l’accumulation locale de population.
Installer les pièges selon le protocole régional, comparer les captures avec l’historique et observer les racines dans les zones versées. Le traitement au semis ne remplace pas une rotation lorsque les populations augmentent.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
La chrysomèle du maïs est-elle encore un organisme de quarantaine?
Non, le ravageur n’est plus un organisme de quarantaine de l’Union depuis 2014. Il reste un organisme invasif à fort potentiel de nuisibilité, à gérer par lutte intégrée.
Quels dégâts font les larves?
La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, ce qui peut provoquer une verse typique en « col de cygne ».
Une année sans maïs suffit-elle à réduire la population?
C’est le levier le plus efficace : ARVALIS estime qu’une année sans maïs détruit près de 100 % de la population locale issue des œufs présents, sans exclure une recolonisation par des adultes voisins.





