01 · Référence
Résumé exécutif : ce qu’il faut retenir
• Diabrotica virgifera virgifera est un coléoptère Chrysomelidae, univoltin en Europe : une génération par an et hivernation sous forme d’œuf dans le sol. [S01-S02]
• La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ». [S01-S02]
Les adultes consomment surtout feuilles pollen soies et parfois grains immatures le sectionnement sévère des soies peut perturber la fécondation mais en France…
• Le ravageur n’est plus un organisme de quarantaine de l’Union depuis 2014. Il reste néanmoins un organisme invasif à fort potentiel de nuisibilité et doit être géré selon les principes de lutte intégrée. [S06-S07]
02 · Référence
Identité, taxonomie et statut réglementaire
Sources : [S01] INRAE/Ephytia ; [S02] EPPO ; [S06-S07] Commission européenne.
Une prudence particulière est nécessaire avec les ressources anciennes une page Hypp mise à jour en 2025 reprend encore une formulation historique de quarantaine lutte obligatoire alors que Vigi-Semences la décision européenne de 2014 et le statut opérationnel actuel convergent vers l’absence de classement de quarantaine en UE SILLOVA doit donc privilégier les sources réglementaires…
• La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ». [S01-S02]
03 · Référence
Origine, histoire et invasion européenne
L’espèce est originaire des Amériques. Elle est devenue un ravageur majeur du maïs aux États-Unis à partir du XXe siècle, en particulier lorsque la culture continue du maïs a créé des conditions favorables à l’accumulation des populations. En Europe, la première détection officielle date de 1992 près de Belgrade ; les analyses de dynamique d’invasion situent probablement l’introduction initiale plusieurs années auparavant. [S02, S17]
• Les adultes consomment surtout feuilles, pollen, soies et parfois grains immatures ; le sectionnement sévère des soies peut perturber la fécondation, mais en France la principale menace économique reste l’attaque racinaire. [S01-S04]
04 · Référence
Morphologie : reconnaître chaque stade
Sources : [S01-S02, S05]. Les différences de coloration entre sexes et individus rendent préférable l’usage de plusieurs critères.
Chez l’adulte, la coloration est variable : les mâles ont souvent une proportion noire plus importante sur les élytres, tandis que les femelles montrent plus nettement des bandes longitudinales sombres sur fond jaune. Pour une identification formelle en zone nouvelle, une confirmation experte reste préférable. [S02, S05]
• En 2025, environ 55-56 % des pièges à phéromone du réseau national étaient positifs ; les pièges chromatiques des zones historiquement infestées étaient presque tous positifs. [S03]
05 · Référence
Plantes hôtes et écologie alimentaire
Le maïs est l’hôte économique essentiel des larves. Des Poaceae autres que le maïs peuvent permettre une survie larvaire partielle en laboratoire ou au champ, mais avec une émergence d’adultes généralement beaucoup plus faible. En région EPPO, aucun dégât économique comparable n’est documenté sur une autre culture. [S02]
• En Alsace et Rhône-Alpes, 25 % et 32 % des parcelles suivies ont dépassé 5 adultes/piège chromatique/jour en 2025, niveau indicatif susceptible d’entraîner un risque économique si du maïs revient en 2026. [S03]
06 · Référence
Diapause, température, eau et mortalité des jeunes larves
Les œufs déposés en été entrent rapidement en diapause et passent l’hiver dans le sol. Après la diapause, leur développement reprend lorsque les températures et l’humidité deviennent compatibles. EPPO cite un seuil thermique d’environ 11 °C pour le développement post-diapause des œufs et 9 °C comme seuil inférieur de développement des stades immatures. L’eau est également nécessaire à la fin du développement embryonnaire. [S02]
La phase d’établissement de la larve L1 sur les racines est le principal goulot d’étranglement naturel Une étude européenne de tables de vie a estimé une mortalité marginale de 94 au premier stade larvaire et environ 99 de mortalité totale entre œuf d’automne et femelle adulte émergée Cette mortalité forte peut toutefois être compensée par…
• Le levier le plus efficace est une année sans maïs : ARVALIS estime qu’elle détruit près de 100 % de la population locale issue des œufs présents, même si une recolonisation par des adultes voisins reste possible. [S04]
07 · Référence
Dispersion et capacité de recolonisation
La plupart des déplacements d’adultes sont courts et ont lieu à l’intérieur ou entre parcelles proches, mais l’insecte peut réaliser des vols prolongés. EPPO cite des vols soutenus jusqu’à 24 km en dispositif expérimental et des estimations de progression moyenne de l’invasion européenne de l’ordre de 11 à 38 km/an selon les études, avec des estimations supérieures dans certains travaux. [S02]
• Au-dessous de 0,5 adulte/piège chromatique/jour, une protection spécifique n’est généralement pas rentable ; entre 0,5 et 5, une protection au semis peut être un complément ; au-dessus de 5, la rotation est prioritaire car l’insecticide ne suffit plus. [S04]
08 · Référence
Répartition française : bilan national 2025
ARVALIS regroupe en 2025 les régions en quatre classes : présence largement installée avec risque potentiel de dégâts (Alsace, Rhône-Alpes) ; détection fréquente et niveaux parfois élevés (Nouvelle-Aquitaine, Bourgogne-Franche-Comté) ; détection à niveaux globalement plus limités (Lorraine, Champagne-Ardenne, Île-de-France, Hauts-de-France, Occitanie, Auvergne, PACA) ; et régions sans détection dans le réseau. [S03]
Source : ARVALIS / réseau SEMAE-Chambres et partenaires, bilan 2025 publié 13/01/2026 [S03]. Les réseaux et types de pièges diffèrent selon régions : ne pas comparer directement les moyennes phéromone et chromatique.
Le tableau national donne 56 de pièges à phéromone positifs tandis que le texte ARVALIS arrondit ce niveau à 55 L’important est l’ordre de…
• Depuis octobre 2025, E-Phy mentionne un microgranulé à Beauveria bassiana NPP111B005, 15 kg/ha, comme solution de biocontrôle/AB avec efficacité montrée sur chrysomèle du maïs. [S08]
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Nom scientifique | Diabrotica virgifera virgifera LeConte |
| Nom français | Chrysomèle du maïs / chrysomèle des racines du maïs |
| Nom anglais | Western corn rootworm |
| Ordre | Coleoptera |
| Famille | Chrysomelidae |
| Code EPPO | DIABVI |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif : ce qu’il faut retenir ?
• Diabrotica virgifera virgifera est un coléoptère Chrysomelidae, univoltin en Europe : une génération par an et hivernation sous forme d’œuf dans le sol. [S01-S02] • La larve est le stade le plus nuisible : elle consomme les radicelles puis les racines coronaires, réduit l’ancrage et l’absorption hydrominérale, et peut provoquer une verse typique en « col de cygne ». [S01-S02] Les adultes consomment surtout feuilles pollen soies et parfois grains immatures le sectionnement sévère des soies peut perturber la fécondation mais en France… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, taxonomie et statut réglementaire ?
Sources : [S01] INRAE/Ephytia ; [S02] EPPO ; [S06-S07] Commission européenne. Une prudence particulière est nécessaire avec les ressources anciennes une page Hypp mise à jour en 2025 reprend encore une formulation historique de quarantaine lutte obligatoire alors que Vigi-Semences la décision européenne de 2014 et le statut opérationnel actuel convergent vers l’absence de classement de quarantaine en UE SILLOVA doit donc privilégier les sources réglementaires… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur origine, histoire et invasion européenne ?
L’espèce est originaire des Amériques. Elle est devenue un ravageur majeur du maïs aux États-Unis à partir du XXe siècle, en particulier lorsque la culture continue du maïs a créé des conditions favorables à l’accumulation des populations. En Europe, la première détection officielle date de 1992 près de Belgrade ; les analyses de dynamique d’invasion situent probablement l’introduction initiale plusieurs années auparavant. [S02, S17] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur morphologie : reconnaître chaque stade ?
Sources : [S01-S02, S05]. Les différences de coloration entre sexes et individus rendent préférable l’usage de plusieurs critères. Chez l’adulte, la coloration est variable : les mâles ont souvent une proportion noire plus importante sur les élytres, tandis que les femelles montrent plus nettement des bandes longitudinales sombres sur fond jaune. Pour une identification formelle en zone nouvelle, une confirmation experte reste préférable. [S02, S05] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et écologie alimentaire ?
Le maïs est l’hôte économique essentiel des larves. Des Poaceae autres que le maïs peuvent permettre une survie larvaire partielle en laboratoire ou au champ, mais avec une émergence d’adultes généralement beaucoup plus faible. En région EPPO, aucun dégât économique comparable n’est documenté sur une autre culture. [S02] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur diapause, température, eau et mortalité des jeunes larves ?
Les œufs déposés en été entrent rapidement en diapause et passent l’hiver dans le sol Après la diapause leur développement reprend lorsque les températures et l’humidité deviennent compatibles EPPO cite un seuil thermique d’environ 11 C pour le développement post-diapause des œufs et 9 C comme seuil inférieur de développement des stades immatures L’eau est également nécessaire à la fin du développement embryonnaire S02 La phase d’établissement de la larve L1 sur les racines est le principal goulot d’étranglement naturel Une étude européenne de tables de vie a estimé une… [S01][S02][S03]





