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Résumé exécutif
Le doryphore est un coléoptère chrysomélidé spécialiste des Solanacées, surtout de la pomme de terre. Adultes et larves consomment le feuillage ; les larves âgées, notamment L4, concentrent l’essentiel de la consommation. Une attaque précoce et dense peut provoquer une défoliation sévère au moment où la culture doit construire son rendement et sa tubérisation.
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Identité, taxonomie, histoire et distribution
L’espèce appartient aux Chrysomelidae, famille de coléoptères phytophages. Le nom « decemlineata » renvoie aux dix bandes longitudinales noires visibles sur les deux élytres de l’adulte, soit cinq par élytre.
La pomme de terre est l’hôte préféré et permet un développement plus rapide que de nombreuses autres Solanacées. L’aubergine et la tomate peuvent aussi subir des dégâts, tandis que plusieurs Solanum sauvages peuvent jouer un rôle de réservoir.
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Reconnaissance et diagnostic différentiel
L’adulte mesure typiquement autour de 10 à 12 mm. Le corps est ovale, fortement bombé et robuste. La tête et le pronotum sont jaune-orangé à brun jaunâtre, ponctués de noir. Les élytres sont crème à jaune pâle avec cinq bandes longitudinales noires sur chaque élytre. Cette combinaison « corps bombé + 10 bandes noires » est très caractéristique.
| Caractère | Repère indiqué |
|---|---|
| Taille de l’adulte | Environ 10 à 12 mm |
| Bandes longitudinales noires | Cinq sur chaque élytre, soit dix au total |
| Couleur des élytres | Crème à jaune pâle |
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Plantes hôtes, réservoirs et logique de colonisation
Solanum tuberosum est l’hôte central du doryphore. Les adultes printaniers quittent le sol, puis marchent ou volent vers les cultures ou repousses disponibles. Une parcelle située à proximité d’une ancienne pomme de terre, de repousses abondantes ou d’un tas de déchets végétaux peut donc être colonisée rapidement.
Les préférences alimentaires peuvent varier entre populations. La spécialisation sur les Solanacées n’empêche donc pas des différences locales de performance selon l’espèce végétale.
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Dégâts et conséquences agronomiques
Morsures irrégulières sur les feuilles, puis disparition de larges portions du limbe.
Attaque des pétioles et parfois des tiges par les larves âgées lorsque le limbe se raréfie.
En cas de défoliation extrême, réduction de la surface photosynthétique et ralentissement de l’accumulation de matière sèche dans les tubercules.
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Facteurs de risque : hiérarchiser la parcelle
INRAE classe le climat comme premier facteur régulateur, avant le niveau de population dans l’environnement l’année précédente et la présence de plantes hôtes. La décision doit donc intégrer l’historique et la météo, mais rester fondée sur l’observation de la parcelle.
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Surveillance, échantillonnage et seuils de décision
Commencer les observations dès la levée dans les parcelles et bordures historiquement touchées. Chercher les adultes, les pontes orangées sous les feuilles et les premières petites larves ; relever les foyers et la défoliation sur plusieurs points de la parcelle.
2. Parcourir prioritairement 1 000 m² en bordure : environ 100 m de long × 10 m de profondeur lorsque la géométrie de la parcelle le permet.
4. Identifier les foyers : plusieurs plantes proches portant des larves, en notant le nombre de plantes touchées et l’abondance larvaire.
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Prévenir les foyers et décider sur observation
Éloigner les nouvelles plantations des parcelles de pommes de terre précédentes lorsque l’organisation le permet, supprimer les repousses et observer les Solanacées spontanées à proximité. Ces mesures réduisent les relais possibles de colonisation.
En culture, inspecter plusieurs secteurs et les bordures, relever pontes, petites larves et défoliation. Une décision éventuelle se prend sur le stade de la culture et la population réellement présente ; vérifier les usages et la gestion des résistances avant toute intervention.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Pourquoi le doryphore s’appelle-t-il decemlineata?
Le nom renvoie aux dix bandes longitudinales noires visibles sur les élytres de l’adulte, soit cinq par élytre.
Quelle est la plante hôte principale?
Solanum tuberosum, la pomme de terre, est l’hôte central du doryphore. L’aubergine et la tomate peuvent aussi subir des dégâts.
Quels stades consomment le plus de feuillage?
Adultes et larves consomment le feuillage, mais les larves âgées, notamment L4, concentrent l’essentiel de la consommation.





