01 · Référence
Résumé exécutif
Le doryphore est un coléoptère chrysomélidé spécialiste des Solanacées, surtout de la pomme de terre. Adultes et larves consomment le feuillage ; les larves âgées, notamment L4, concentrent l’essentiel de la consommation. Une attaque précoce et dense peut provoquer une défoliation sévère au moment où la culture doit construire son rendement et sa tubérisation. [S02][S05][S06]
En France le ravageur est établi sur le continent et en Corse Sa dynamique est fortement thermique les adultes hivernent dans le sol ressortent au printemps pondent sous les feuilles puis quatre stades larvaires se succèdent avant la nymphose dans le sol Une seconde génération peut apparaître en cours d’été et les campagnes chaudes favorisent…
02 · Référence
Identité, taxonomie, histoire et distribution
L’espèce appartient aux Chrysomelidae, famille de coléoptères phytophages. Le nom « decemlineata » renvoie aux dix bandes longitudinales noires visibles sur les deux élytres de l’adulte, soit cinq par élytre. [S05]
La pomme de terre est l’hôte préféré et permet un développement plus rapide que de nombreuses autres Solanacées. L’aubergine et la tomate peuvent aussi subir des dégâts, tandis que plusieurs Solanum sauvages peuvent jouer un rôle de réservoir. [S02][S05]
03 · Référence
Reconnaissance et diagnostic différentiel
L’adulte mesure typiquement autour de 10 à 12 mm. Le corps est ovale, fortement bombé et robuste. La tête et le pronotum sont jaune-orangé à brun jaunâtre, ponctués de noir. Les élytres sont crème à jaune pâle avec cinq bandes longitudinales noires sur chaque élytre. Cette combinaison « corps bombé + 10 bandes noires » est très caractéristique. [S02][S05]
Les œufs sont jaunes à jaune-orangé ovoïdes et proches de 1 2 à 1 5 mm de long selon les sources et les conditions Ils sont pondus en amas ordonnés généralement sur la face inférieure des feuilles Des masses de 10 à 30 œufs sont fréquentes d’autres références indiquent des amas parfois plus importants S04…
04 · Référence
Plantes hôtes, réservoirs et logique de colonisation
Solanum tuberosum est l’hôte central du doryphore. Les adultes printaniers quittent le sol, puis marchent ou volent vers les cultures ou repousses disponibles. Une parcelle située à proximité d’une ancienne pomme de terre, de repousses abondantes ou d’un tas de déchets végétaux peut donc être colonisée rapidement. [S05][S06]
Les préférences alimentaires peuvent varier entre populations. La spécialisation sur les Solanacées n’empêche donc pas des différences locales de performance selon l’espèce végétale. [S05][S23]
Des Solanacées sauvages telles que Solanum dulcamara et Solanum nigrum peuvent maintenir des individus en dehors de la culture En pratique française les repousses de pomme de terre et les…
05 · Référence
Cycle biologique, diapause et phénologie
Figure 2 — Cycle annuel simplifié ; calendrier à adapter à la région et à la campagne. Synthèse SILLOVA d’après [S03][S04][S05][S08]
Le doryphore hiverne principalement sous forme adulte en diapause dans le sol L’EPPO rapporte une profondeur typique autour de 7 6 à 12 7 cm tandis que certaines fiches techniques plus anciennes mentionnent des enfouissements plus profonds pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres La profondeur réelle dépend du sol de la population et du comportement…
06 · Référence
Dégâts et conséquences agronomiques
Morsures irrégulières sur les feuilles, puis disparition de larges portions du limbe. [S02][S05][S26]
Attaque des pétioles et parfois des tiges par les larves âgées lorsque le limbe se raréfie. [S02][S05][S26]
En cas de défoliation extrême, réduction de la surface photosynthétique et ralentissement de l’accumulation de matière sèche dans les tubercules. [S02][S05][S26]
07 · Référence
Facteurs de risque : hiérarchiser la parcelle
INRAE classe le climat comme premier facteur régulateur, avant le niveau de population dans l’environnement l’année précédente et la présence de plantes hôtes. La décision doit donc intégrer l’historique et la météo, mais rester fondée sur l’observation de la parcelle. [S03]
Le développement est fortement accéléré lorsque les températures estivales augmentent dans la plage favorable Des conditions trop froides ralentissent le cycle des températures excessivement élevées peuvent aussi réduire la survie Le risque n’est donc pas une simple fonction linéaire plus chaud toujours plus de doryphores mais les étés chauds raccourcissent généralement le temps nécessaire pour…
08 · Référence
Surveillance, échantillonnage et seuils de décision
Commencer dès la levée et, plus précisément, dès que des adultes sont signalés dans le secteur ou observés sur les repousses et tas de déchets. En 2026, les premiers adultes ont été signalés dès le 22 avril dans le réseau Hauts-de-France, montrant l’intérêt d’une vigilance avant l’installation massive des larves. [S08]
2. Parcourir prioritairement 1 000 m² en bordure : environ 100 m de long × 10 m de profondeur lorsque la géométrie de la parcelle le permet.
4. Identifier les foyers : plusieurs plantes proches portant des larves, en notant le nombre de plantes touchées et l’abondance larvaire.
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Nom scientifique | Leptinotarsa decemlineata (Say) |
| Nom français | Doryphore ; doryphore de la pomme de terre |
| Nom anglais | Colorado potato beetle |
| Règne / embranchement | Animalia / Arthropoda |
| Classe / ordre | Insecta / Coleoptera |
| Famille | Chrysomelidae |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
Le doryphore est un coléoptère chrysomélidé spécialiste des Solanacées surtout de la pomme de terre Adultes et larves consomment le feuillage les larves âgées notamment L4 concentrent l’essentiel de la consommation Une attaque précoce et dense peut provoquer une défoliation sévère au moment où la culture doit construire son rendement et sa tubérisation S02 S05 S06 En France le ravageur est établi sur le continent et en Corse Sa dynamique est fortement thermique les adultes hivernent dans le sol ressortent au printemps pondent sous les feuilles puis quatre stades larvaires… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, taxonomie, histoire et distribution ?
L’espèce appartient aux Chrysomelidae, famille de coléoptères phytophages. Le nom « decemlineata » renvoie aux dix bandes longitudinales noires visibles sur les deux élytres de l’adulte, soit cinq par élytre. [S05] La pomme de terre est l’hôte préféré et permet un développement plus rapide que de nombreuses autres Solanacées. L’aubergine et la tomate peuvent aussi subir des dégâts, tandis que plusieurs Solanum sauvages peuvent jouer un rôle de réservoir. [S02][S05] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur reconnaissance et diagnostic différentiel ?
L’adulte mesure typiquement autour de 10 à 12 mm Le corps est ovale fortement bombé et robuste La tête et le pronotum sont jaune-orangé à brun jaunâtre ponctués de noir Les élytres sont crème à jaune pâle avec cinq bandes longitudinales noires sur chaque élytre Cette combinaison corps bombé 10 bandes noires est très caractéristique S02 S05 Les œufs sont jaunes à jaune-orangé ovoïdes et proches de 1 2 à 1 5 mm de long selon les sources et les conditions Ils sont pondus en amas ordonnés généralement sur la… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes, réservoirs et logique de colonisation ?
Solanum tuberosum est l’hôte central du doryphore Les adultes printaniers quittent le sol puis marchent ou volent vers les cultures ou repousses disponibles Une parcelle située à proximité d’une ancienne pomme de terre de repousses abondantes ou d’un tas de déchets végétaux peut donc être colonisée rapidement S05 S06 Les préférences alimentaires peuvent varier entre populations La spécialisation sur les Solanacées n’empêche donc pas des différences locales de performance selon l’espèce végétale S05 S23 Des Solanacées sauvages telles que Solanum dulcamara et Solanum nigrum peuvent maintenir des individus en dehors… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique, diapause et phénologie ?
Figure 2 — Cycle annuel simplifié ; calendrier à adapter à la région et à la campagne. Synthèse SILLOVA d’après [S03][S04][S05][S08] Le doryphore hiverne principalement sous forme adulte en diapause dans le sol L’EPPO rapporte une profondeur typique autour de 7 6 à 12 7 cm tandis que certaines fiches techniques plus anciennes mentionnent des enfouissements plus profonds pouvant atteindre plusieurs dizaines de centimètres La profondeur réelle dépend du sol de la population et du comportement… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dégâts et conséquences agronomiques ?
Morsures irrégulières sur les feuilles, puis disparition de larges portions du limbe. [S02][S05][S26] Attaque des pétioles et parfois des tiges par les larves âgées lorsque le limbe se raréfie. [S02][S05][S26] En cas de défoliation extrême, réduction de la surface photosynthétique et ralentissement de l’accumulation de matière sèche dans les tubercules. [S02][S05][S26] [S01][S02][S03]





