01 · Référence
Résumé exécutif
Les nématodes à kystes de la pomme de terre ne se gèrent pas comme un ravageur foliaire ordinaire. Ils vivent dans le sol, provoquent des symptômes souvent non spécifiques et peuvent persister de nombreuses années sous forme de kystes. Le diagnostic visuel ne suffit donc ni à déclarer une parcelle indemne ni à déterminer l’espèce. La décision réglementaire repose sur un prélèvement et une identification officiels.
Le point biologique central est le kyste le corps de la femelle fécondée durcit et protège plusieurs centaines d’œufs En présence d’exsudats racinaires d’une plante hôte les juvéniles de deuxième stade J2 éclosent pénètrent la racine et induisent un site nourricier spécialisé le syncytium Les femelles deviennent sphériques et restent fixées les mâles redeviennent vermiformes…
02 · Référence
Pourquoi ce ravageur est à part : organisme de quarantaine
Globodera pallida et Globodera rostochiensis sont encadrés par le règlement d’exécution (UE) 2022/1192, dans sa version consolidée applicable depuis le 20 août 2024. Ce texte établit des mesures d’éradication et de prévention de la propagation. En France, l’arrêté du 28 juin 2010 demeure affiché en vigueur sur Légifrance et pose le principe d’une lutte « obligatoire en tous lieux et de façon permanente » sur l’ensemble du territoire national.
Conséquence : une parcelle positive bascule dans un cadre de mesures officielles. Le producteur ne choisit pas librement une stratégie “traiter ou ne pas traiter” comme pour un ravageur non réglementé. Il faut raisonner conjointement le statut sanitaire, le type de production, la destination des tubercules, la résistance variétale disponible et les prescriptions de l’autorité compétente.
Les nématodes à kystes de la pomme de terre ne se gèrent pas comme un ravageur foliaire ordinaire. Ils vivent dans le sol, provoquent des symptômes souvent non spécifiques et peuvent persister de nombreuses années sous forme de kystes. Le diagnostic visuel ne suffit donc ni à déclarer une parcelle indemne ni à déterminer l’espèce. La décision réglementaire repose sur un prélèvement et une identification officiels.
03 · Référence
Cycle biologique et formation du syncytium
1. Le kyste persiste dans le sol et protège les œufs contre de nombreux stress physiques et biologiques.
2. Les exsudats racinaires de Solanacées hôtes stimulent l’éclosion d’une fraction des J2. Cette éclosion fractionnée contribue à la persistance de la population.
3. Le J2 se déplace dans le film d’eau du sol et pénètre généralement la racine derrière l’apex.
04 · Référence
Plantes hôtes et réservoirs
La pomme de terre est l’hôte économique majeur. D’autres Solanacées peuvent permettre le développement du nématode, notamment certaines espèces de Solanum ; tomate et aubergine peuvent être hôtes dans certaines conditions mais les conséquences économiques ne sont pas comparables à celles de la pomme de terre.
05 · Référence
Symptômes, dégâts et pertes
Ephytia rapporte historiquement des pertes très élevées, jusqu’à plusieurs dizaines de pour cent dans des situations fortement infestées ; ces valeurs ne doivent pas être utilisées comme prévision automatique pour une parcelle donnée. ANSES cite par ailleurs un ordre de grandeur d’environ 9 % de pertes à l’échelle mondiale attribuées aux PCN dans un article de synthèse, sans que cela constitue une statistique française.
06 · Référence
Dynamique de population, multiplication et persistance
Une femelle peut produire plusieurs centaines d’œufs ; la multiplication apparente d’une population peut être très forte lorsque variété et population sont compatibles. Ephytia cite un potentiel de multiplication de l’ordre de 1:400 à 1:500 dans des conditions favorables. Cette valeur illustre le risque biologique mais ne constitue pas un coefficient universel pour calculer une infestation.
Les kystes peuvent rester viables pendant 10 à 20 ans parfois davantage selon les études et les conditions La décroissance est progressive car seule une fraction des juvéniles éclot chaque année en absence d’hôte Ainsi ne pas cultiver de pomme de terre pendant quelques années réduit la population mais ne garantit pas à lui seul…
07 · Référence
Voies de dissémination
À l’échelle naturelle, le déplacement actif d’un J2 dans le sol est très limité. La dispersion à moyenne et longue distance est avant tout anthropique, via les particules de terre contenant des kystes. La stratégie de prévention doit donc cartographier les flux de terre autant que les flux de tubercules.
08 · Référence
Facteurs de risque à l’échelle de l’exploitation
L’instruction SORE 2026 précise que, pour les organismes de quarantaine nématodes, le type de sol et les cultures de la rotation sont des critères déterminants pour le choix des unités épidémiologiques. Elle cite explicitement, pour G. pallida, les rotations avec bulbes/tubercules/racines, l’épandage de terres ou boues d’usines, la proximité de foyers, l’origine des plants et les échanges de matériel/interventions de prestataires.
| Repère clé | Valeur / statut | Lecture opérationnelle |
|---|---|---|
| Espèces réglementées | 2 : G. pallida et G. rostochiensis | Nématodes à kystes de la pomme de terre, organismes de quarantaine de l’Union. |
| Échantillon officiel standard | ≥ 1 500 mL de sol/ha et ≥ 100 prises/ha | Référence de l’enquête officielle de détection, sous conditions de l’annexe III du règlement UE 2022/1192. |
| SORE France 2026 | 560 prélèvements asymptomatiques de terre | Prescription nationale DGAL/SDSPV/2026-89 pour les deux Globodera. |
| Sortie d’un statut infesté | Re-prélèvement officiel après ≥ 6 ans, ou ≥ 3 ans avec mesures approuvées | La levée des restrictions dépend d’un résultat officiel négatif, pas d’un simple retour de rendement. |
| Résistance élevée | Notes 8–9 | Dans le programme officiel de maîtrise, le règlement UE demande, lorsqu’elles sont disponibles, des variétés de note 8 ou 9. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
Les nématodes à kystes de la pomme de terre ne se gèrent pas comme un ravageur foliaire ordinaire Ils vivent dans le sol provoquent des symptômes souvent non spécifiques et peuvent persister de nombreuses années sous forme de kystes Le diagnostic visuel ne suffit donc ni à déclarer une parcelle indemne ni à déterminer l’espèce La décision réglementaire repose sur un prélèvement et une identification officiels Le point biologique central est le kyste le corps de la femelle fécondée durcit et protège plusieurs centaines d’œufs En présence d’exsudats racinaires d’une… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur pourquoi ce ravageur est à part : organisme de quarantaine ?
Globodera pallida et Globodera rostochiensis sont encadrés par le règlement d’exécution UE 2022 1192 dans sa version consolidée applicable depuis le 20 août 2024 Ce texte établit des mesures d’éradication et de prévention de la propagation En France l’arrêté du 28 juin 2010 demeure affiché en vigueur sur Légifrance et pose le principe d’une lutte obligatoire en tous lieux et de façon permanente sur l’ensemble du territoire national Conséquence une parcelle positive bascule dans un cadre de mesures officielles Le producteur ne choisit pas librement une stratégie traiter ou ne… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique et formation du syncytium ?
1. Le kyste persiste dans le sol et protège les œufs contre de nombreux stress physiques et biologiques. 2. Les exsudats racinaires de Solanacées hôtes stimulent l’éclosion d’une fraction des J2. Cette éclosion fractionnée contribue à la persistance de la population. 3. Le J2 se déplace dans le film d’eau du sol et pénètre généralement la racine derrière l’apex. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et réservoirs ?
La pomme de terre est l’hôte économique majeur. D’autres Solanacées peuvent permettre le développement du nématode, notamment certaines espèces de Solanum ; tomate et aubergine peuvent être hôtes dans certaines conditions mais les conséquences économiques ne sont pas comparables à celles de la pomme de terre. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes, dégâts et pertes ?
Ephytia rapporte historiquement des pertes très élevées, jusqu’à plusieurs dizaines de pour cent dans des situations fortement infestées ; ces valeurs ne doivent pas être utilisées comme prévision automatique pour une parcelle donnée. ANSES cite par ailleurs un ordre de grandeur d’environ 9 % de pertes à l’échelle mondiale attribuées aux PCN dans un article de synthèse, sans que cela constitue une statistique française. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dynamique de population, multiplication et persistance ?
Une femelle peut produire plusieurs centaines d’œufs la multiplication apparente d’une population peut être très forte lorsque variété et population sont compatibles Ephytia cite un potentiel de multiplication de l’ordre de 1 400 à 1 500 dans des conditions favorables Cette valeur illustre le risque biologique mais ne constitue pas un coefficient universel pour calculer une infestation Les kystes peuvent rester viables pendant 10 à 20 ans parfois davantage selon les études et les conditions La décroissance est progressive car seule une fraction des juvéniles éclot chaque année en absence… [S01][S02][S03]





