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Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Nématodes à kystes de la pomme de terre

Les nématodes à kystes de la pomme de terre exigent une identification fiable, une prévention des déplacements de terre et le respect des règles sanitaires.

Mis à jour le 02/10/2026 Lecture 5 min
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Nématodes à kystes de la pomme de terre — illustration documentaire (Santé des cultures, Ravageurs des cultures)
Nématodes à kystes de la pomme de terre · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Agents

Globodera spp.

Deux espèces de nématodes à kystes concernent la pomme de terre.

Diagnostic

Analyse du sol

Confirmer l’espèce avant une décision.

Diffusion

Terre et matériel

Limiter les transports de sol contaminé.

Cadre

Quarantaine

Appliquer les prescriptions officielles.

01 · Référence

Résumé exécutif

Les nématodes à kystes de la pomme de terre ne se gèrent pas comme un ravageur foliaire ordinaire. Ils vivent dans le sol, provoquent des symptômes souvent non spécifiques et peuvent persister de nombreuses années sous forme de kystes. Le diagnostic visuel ne suffit donc ni à déclarer une parcelle indemne ni à déterminer l’espèce. La décision réglementaire repose sur un prélèvement et une identification officiels.

02 · Référence

Pourquoi ce ravageur est à part : organisme de quarantaine

Globodera pallida et Globodera rostochiensis sont encadrés par le règlement d’exécution (UE) 2022/1192, dans sa version consolidée applicable depuis le 20 août 2024. Ce texte établit des mesures d’éradication et de prévention de la propagation. En France, l’arrêté du 28 juin 2010 demeure affiché en vigueur sur Légifrance et pose le principe d’une lutte « obligatoire en tous lieux et de façon permanente » sur l’ensemble du territoire national.

Conséquence: une parcelle positive bascule dans un cadre de mesures officielles. Le producteur ne choisit pas librement une stratégie “traiter ou ne pas traiter” comme pour un ravageur non réglementé. Il faut raisonner conjointement le statut sanitaire, le type de production, la destination des tubercules, la résistance variétale disponible et les prescriptions de l’autorité compétente.

Les nématodes à kystes de la pomme de terre ne se gèrent pas comme un ravageur foliaire ordinaire. Ils vivent dans le sol, provoquent des symptômes souvent non spécifiques et peuvent persister de nombreuses années sous forme de kystes. Le diagnostic visuel ne suffit donc ni à déclarer une parcelle indemne ni à déterminer l’espèce. La décision réglementaire repose sur un prélèvement et une identification officiels.

03 · Référence

Cycle biologique et formation du syncytium

Le kyste persiste dans le sol et protège les œufs contre de nombreux stress physiques et biologiques.

Les exsudats racinaires de Solanacées hôtes stimulent l’éclosion d’une fraction des J2. Cette éclosion fractionnée contribue à la persistance de la population.

Le J2 se déplace dans le film d’eau du sol et pénètre généralement la racine derrière l’apex.

04 · Référence

Plantes hôtes et réservoirs

La pomme de terre est l’hôte économique majeur. D’autres Solanacées peuvent permettre le développement du nématode, notamment certaines espèces de Solanum; tomate et aubergine peuvent être hôtes dans certaines conditions mais les conséquences économiques ne sont pas comparables à celles de la pomme de terre.

05 · Référence

Symptômes, dégâts et pertes

Ephytia rapporte historiquement des pertes très élevées, jusqu’à plusieurs dizaines de pour cent dans des situations fortement infestées; ces valeurs ne doivent pas être utilisées comme prévision automatique pour une parcelle donnée. ANSES cite par ailleurs un ordre de grandeur d’environ 9 % de pertes à l’échelle mondiale attribuées aux PCN dans un article de synthèse, sans que cela constitue une statistique française.

06 · Référence

Dynamique de population, multiplication et persistance

Une femelle peut produire plusieurs centaines d’œufs; la multiplication apparente d’une population peut être très forte lorsque variété et population sont compatibles. Ephytia cite un potentiel de multiplication de l’ordre de 1:400 à 1:500 dans des conditions favorables. Cette valeur illustre le risque biologique mais ne constitue pas un coefficient universel pour calculer une infestation.

07 · Référence

Voies de dissémination

À l’échelle naturelle, le déplacement actif d’un J2 dans le sol est très limité. La dispersion à moyenne et longue distance est avant tout anthropique, via les particules de terre contenant des kystes. La stratégie de prévention doit donc cartographier les flux de terre autant que les flux de tubercules.

08 · Référence

Facteurs de risque à l’échelle de l’exploitation

L’instruction SORE 2026 précise que, pour les organismes de quarantaine nématodes, le type de sol et les cultures de la rotation sont des critères déterminants pour le choix des unités épidémiologiques. Elle cite explicitement, pour G. pallida, les rotations avec bulbes/tubercules/racines, l’épandage de terres ou boues d’usines, la proximité de foyers, l’origine des plants et les échanges de matériel/interventions de prestataires.

Repères pratiques : nématodes à kystes de la pomme de terre.
Repère cléValeur / statutLecture opérationnelle
Espèces réglementées2: G. pallida et G. rostochiensisNématodes à kystes de la pomme de terre, organismes de quarantaine de l’Union.
Échantillon officiel standard≥ 1 500 mL de sol/ha et ≥ 100 prises/haRéférence de l’enquête officielle de détection, sous conditions de l’annexe III du règlement UE 2022/1192.
SORE France 2026560 prélèvements asymptomatiques de terrePrescription nationale DGAL/SDSPV/2026-89 pour les deux Globodera.
Sortie d’un statut infestéRe-prélèvement officiel après ≥ 6 ans, ou ≥ 3 ans avec mesures approuvéesLa levée des restrictions dépend d’un résultat officiel négatif, pas d’un simple retour de rendement.
Résistance élevéeNotes 8–9Dans le programme officiel de maîtrise, le règlement UE demande, lorsqu’elles sont disponibles, des variétés de note 8 ou 9.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Pourquoi ce nématode est-il un organisme de quarantaine?

Globodera pallida et Globodera rostochiensis sont encadrés par le règlement d’exécution (UE) 2022/1192. Une parcelle positive bascule dans un cadre de mesures officielles.

Combien de temps les kystes persistent-ils?

Ils peuvent persister de nombreuses années dans le sol. La sortie d’un statut infesté suppose un re-prélèvement officiel après au moins 6 ans, ou au moins 3 ans avec mesures approuvées.

La résistance variétale joue-t-elle un rôle?

Oui. Dans le programme officiel de maîtrise, le règlement UE demande, lorsqu’elles sont disponibles, des variétés de note 8 ou 9.

Traçabilité

Sources utilisées

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