01 · Référence
Résumé exécutif
Les pucerons de la pomme de terre ne constituent pas une espèce unique mais un complexe d’Aphidoidea Six espèces sont fréquemment observées sur le feuillage selon la filière française ARVALIS met particulièrement en avant Myzus persicae Aphis nasturtii et Macrosiphum euphorbiae dans ses messages 2026 Myzus persicae reste l’espèce de référence en raison de son efficacité de transmission du PVY et du PLRV et de son historique de résistance à plusieurs familles d’insecticides S02 S03…
En pomme de terre de consommation les dégâts directs apparaissent surtout lors de pullulations durables prélèvement de sève crispations miellat fumagine et ralentissement de la végétation La filière rapporte des pertes de 5 à 16 t ha dans certains cas historiques de fortes infestations sur variétés à cycle long ce chiffre n’est pas un seuil…
02 · Référence
Enjeu agronomique et contexte français
Le terme « pucerons de la pomme de terre » recouvre un ensemble d’espèces biologiquement différentes. Certaines s’installent et se multiplient durablement sur Solanum tuberosum ; d’autres ne font qu’y effectuer des piqûres d’essai au cours de leurs vols. Cette distinction est fondamentale : une espèce peu abondante peut avoir un rôle épidémiologique important si elle transporte un virus non persistant. [S07]
La page SILLOVA doit donc séparer trois questions 1 combien de pucerons colonisent réellement le feuillage et provoquent une ponction de sève 2 quelles espèces ou quels vols sont susceptibles de transmettre des virus 3 quelle est la destination de la culture consommation industrie fécule ou production de plants et donc le niveau de risque…
03 · Référence
Identité : taxonomie et complexe d’espèces
Les pucerons sont des insectes piqueurs-suceurs à rostre. Ils n’ont pas de stade nymphal au sens de la métamorphose complète : on parle de nymphes ou de larves de puceron dans certains documents pratiques, mais biologiquement les jeunes ressemblent déjà à de petits adultes aptères et passent généralement par quatre stades nymphaux avant la mue imaginale. Il n’existe pas de chrysalide ou de pupe.
La filière française cite six espèces fréquentes capables de former des colonies sur le feuillage. ARVALIS 2026 met en avant trois espèces principales — M. persicae, A. nasturtii et M. euphorbiae — dans les parcelles au moment de la levée. [S02][S07]
04 · Référence
Reconnaissance au champ : adultes, nymphes, ailés, œufs et confusions
Les aptères sont les formes qui assurent l’essentiel de la multiplication locale. En retournant les feuilles, on observe des adultes et des nymphes de tailles différentes regroupés le long des nervures ou dans les zones protégées. Les jeunes nymphes sont plus petites, sans ailes, et possèdent déjà les cornicules caractéristiques. Des exuvies blanches translucides restent parfois collées au feuillage après les mues.
Les ailés sont essentiels pour la colonisation et la transmission virale à distance Ils apparaissent lorsque les populations deviennent denses lorsque la qualité de la plante hôte diminue ou dans le cadre des migrations saisonnières Leur thorax est davantage sclérifié et sombre et leurs ailes transparentes dépassent l’abdomen Chez M persicae la plaque abdominale sombre…
05 · Référence
Cycle biologique, hivernation, parthénogenèse et dispersion
Figure 1 — Cycle saisonnier simplifié. Synthèse SILLOVA d’après INRAE Encyclop’Aphid et la littérature de filière. [S03][S04][S05][S06]
Pendant la saison de culture la multiplication est principalement vivipare et parthénogénétique les femelles produisent directement des nymphes sans fécondation Une succession de générations clonales peut donc entraîner une croissance très rapide des populations lorsque la température l’état du couvert et la qualité de l’hôte sont favorables La production d’ailés assure ensuite la dispersion vers…
06 · Référence
Dégâts directs sur la pomme de terre
Les pucerons introduisent leur stylet dans les tissus jusqu’au phloème, prélèvent de la sève et injectent de la salive. Lorsque les densités sont fortes, la plante peut montrer un ralentissement de croissance, un jaunissement ou des déformations. L’excès de sève sucrée est rejeté sous forme de miellat, qui rend le feuillage collant et favorise la fumagine. [S03][S07]
La filière française indique que les pertes dues à la ponction de sève ne deviennent évidentes que lors de fortes pullulations maintenues dans le temps Des pertes de 5 à 16 t ha ont été observées dans certains cas sur variétés à cycle long Ce chiffre doit être présenté comme un ordre de grandeur de…
07 · Référence
Dégâts indirects : transmission des virus
Figure 2 — Comparaison des modes non persistant et persistant. Synthèse SILLOVA d’après les fiches SEMAE/FN3PT. [S07][S08][S09]
Le Potato virus Y PVY est considéré par la filière comme le virus de la pomme de terre le plus préjudiciable à l’échelle mondiale Au moins 65 espèces de pucerons peuvent le transmettre en mode non persistant L’acquisition et l’inoculation sont de l’ordre de la minute et la rétention dans le vecteur ne dépasse pas…
08 · Référence
Facteurs de risque et dynamique des populations
Le piégeage d’ailés renseigne sur la pression de migration et peut être très utile pour le risque virus, mais il ne décrit pas directement la densité de colonies dans la parcelle. Une baisse de captures peut précéder ou suivre une baisse des populations sur feuilles. À l’inverse, une parcelle peut conserver des colonies d’aptères alors que les vols diminuent. La décision en consommation doit donc associer piégeage et comptage en végétation.
Les BSV 2025 et 2026 illustrent régulièrement des diminutions de population concomitantes à la présence de coccinelles et d’autres auxiliaires. ARVALIS indique qu’en dessous du seuil de nuisibilité, coccinelles et syrphes sont généralement capables de contribuer fortement à la régulation naturelle. [S02][S11]
| Catégorie — France 2025 | Superficie | Production | Lecture SILLOVA |
|---|---|---|---|
| Plants certifiés | 23 662 ha | 731 877 t | enjeu prioritairement sanitaire et virologique |
| Féculerie | 10 800 ha | 509 199 t | enjeu rendement + qualité industrielle |
| Primeurs / nouvelles | 14 903 ha | 532 276 t | cycle plus court, calendrier de vols spécifique |
| Conservation et demi-saison | 192 393 ha | 8 353 642 t | principal volume, seuils de nuisibilité directe pertinents |
| Ensemble pommes de terre | 241 758 ha | 10 201 934 t | SAA 2025 provisoire |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
Les pucerons de la pomme de terre ne constituent pas une espèce unique mais un complexe d’Aphidoidea Six espèces sont fréquemment observées sur le feuillage selon la filière française ARVALIS met particulièrement en avant Myzus persicae Aphis nasturtii et Macrosiphum euphorbiae dans ses messages 2026 Myzus persicae reste l’espèce de référence en raison de son efficacité de transmission du PVY et du PLRV et de son historique de résistance à plusieurs familles d’insecticides S02 S03 En pomme de terre de consommation les dégâts directs apparaissent surtout lors de pullulations durables… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur enjeu agronomique et contexte français ?
Le terme pucerons de la pomme de terre recouvre un ensemble d’espèces biologiquement différentes Certaines s’installent et se multiplient durablement sur Solanum tuberosum d’autres ne font qu’y effectuer des piqûres d’essai au cours de leurs vols Cette distinction est fondamentale une espèce peu abondante peut avoir un rôle épidémiologique important si elle transporte un virus non persistant S07 La page SILLOVA doit donc séparer trois questions 1 combien de pucerons colonisent réellement le feuillage et provoquent une ponction de sève 2 quelles espèces ou quels vols sont susceptibles de transmettre… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité : taxonomie et complexe d’espèces ?
Les pucerons sont des insectes piqueurs-suceurs à rostre Ils n’ont pas de stade nymphal au sens de la métamorphose complète on parle de nymphes ou de larves de puceron dans certains documents pratiques mais biologiquement les jeunes ressemblent déjà à de petits adultes aptères et passent généralement par quatre stades nymphaux avant la mue imaginale Il n’existe pas de chrysalide ou de pupe La filière française cite six espèces fréquentes capables de former des colonies sur le feuillage ARVALIS 2026 met en avant trois espèces principales M persicae A nasturtii… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur reconnaissance au champ : adultes, nymphes, ailés, œufs et confusions ?
Les aptères sont les formes qui assurent l’essentiel de la multiplication locale En retournant les feuilles on observe des adultes et des nymphes de tailles différentes regroupés le long des nervures ou dans les zones protégées Les jeunes nymphes sont plus petites sans ailes et possèdent déjà les cornicules caractéristiques Des exuvies blanches translucides restent parfois collées au feuillage après les mues Les ailés sont essentiels pour la colonisation et la transmission virale à distance Ils apparaissent lorsque les populations deviennent denses lorsque la qualité de la plante hôte diminue… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique, hivernation, parthénogenèse et dispersion ?
Figure 1 — Cycle saisonnier simplifié. Synthèse SILLOVA d’après INRAE Encyclop’Aphid et la littérature de filière. [S03][S04][S05][S06] Pendant la saison de culture la multiplication est principalement vivipare et parthénogénétique les femelles produisent directement des nymphes sans fécondation Une succession de générations clonales peut donc entraîner une croissance très rapide des populations lorsque la température l’état du couvert et la qualité de l’hôte sont favorables La production d’ailés assure ensuite la dispersion vers… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dégâts directs sur la pomme de terre ?
Les pucerons introduisent leur stylet dans les tissus jusqu’au phloème prélèvent de la sève et injectent de la salive Lorsque les densités sont fortes la plante peut montrer un ralentissement de croissance un jaunissement ou des déformations L’excès de sève sucrée est rejeté sous forme de miellat qui rend le feuillage collant et favorise la fumagine S03 S07 La filière française indique que les pertes dues à la ponction de sève ne deviennent évidentes que lors de fortes pullulations maintenues dans le temps Des pertes de 5 à 16 t… [S01][S02][S03]





