01 · Guide
Identité : taxonomie et complexe d’espèces
Les pucerons sont des insectes piqueurs-suceurs à rostre. Ils n’ont pas de stade nymphal au sens de la métamorphose complète : on parle de nymphes ou de larves de puceron dans certains documents pratiques, mais biologiquement les jeunes ressemblent déjà à de petits adultes aptères et passent généralement par quatre stades nymphaux avant la mue imaginale. Il n’existe pas de chrysalide ou de pupe.
La filière française cite six espèces fréquentes capables de former des colonies sur le feuillage. ARVALIS 2026 met en avant trois espèces principales — M. persicae, A. nasturtii et M. euphorbiae — dans les parcelles au moment de la levée.
| Espèce | Repère indiqué |
|---|---|
| M. persicae | Espèce principale citée par ARVALIS 2026 au moment de la levée |
| A. nasturtii | Espèce principale citée par ARVALIS 2026 au moment de la levée |
| M. euphorbiae | Espèce principale citée par ARVALIS 2026 au moment de la levée |
02 · Guide
Reconnaissance au champ : adultes, nymphes, ailés, œufs et confusions
Les aptères sont les formes qui assurent l’essentiel de la multiplication locale. En retournant les feuilles, on observe des adultes et des nymphes de tailles différentes regroupés le long des nervures ou dans les zones protégées. Les jeunes nymphes sont plus petites, sans ailes, et possèdent déjà les cornicules caractéristiques. Des exuvies blanches translucides restent parfois collées au feuillage après les mues.
03 · Guide
Dégâts directs sur la pomme de terre
Les pucerons introduisent leur stylet dans les tissus jusqu’au phloème, prélèvent de la sève et injectent de la salive. Lorsque les densités sont fortes, la plante peut montrer un ralentissement de croissance, un jaunissement ou des déformations. L’excès de sève sucrée est rejeté sous forme de miellat, qui rend le feuillage collant et favorise la fumagine.
04 · Guide
Facteurs de risque et dynamique des populations
Le piégeage d’ailés renseigne sur la pression de migration et peut être très utile pour le risque virus, mais il ne décrit pas directement la densité de colonies dans la parcelle. Une baisse de captures peut précéder ou suivre une baisse des populations sur feuilles. À l’inverse, une parcelle peut conserver des colonies d’aptères alors que les vols diminuent. La décision en consommation doit donc associer piégeage et comptage en végétation.
Une arrivée d’ailés et une colonie installée ne décrivent pas le même risque. Le piégeage suit les migrations ; l’observation des feuilles décrit la multiplication locale. Les auxiliaires peuvent ralentir les colonies, mais le risque de transmission de virus exige une analyse adaptée au type de production.
05 · Guide
Distinguer dégâts directs et risque viral
Les colonies abondantes prélèvent de la sève et produisent du miellat. Pour les plants de pomme de terre, la transmission de virus peut être déterminante même lorsque peu de pucerons sont installés : des ailés de passage peuvent faire des piqûres d’essai.
Le suivi des vols renseigne sur les arrivées ; le comptage sur feuilles décrit les colonies. Il faut interpréter séparément ces deux indicateurs, selon le débouché de la culture et les consignes du réseau de surveillance local.
06 · Guide
Raisonner la protection de la parcelle
Dès la levée, contrôler les faces inférieures des feuilles dans plusieurs zones et noter la présence de coccinelles, syrphes ou parasitoïdes. Une identification d’espèce devient utile lorsque le risque viral ou la résistance aux moyens de lutte modifie la décision.
La prévention repose aussi sur la qualité des plants, le contrôle des repousses et la limitation des réservoirs de virus. Avant une intervention, vérifier les usages autorisés et leurs effets possibles sur les auxiliaires.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Combien d’espèces de pucerons menacent la pomme de terre?
La filière française cite six espèces fréquentes capables de former des colonies sur le feuillage. ARVALIS 2026 en met trois en avant dans les parcelles au moment de la levée.
Le piégeage des ailés suffit-il à évaluer le risque?
Non. Le piégeage d’ailés renseigne sur la pression de migration et le risque viral, mais il ne décrit pas directement la densité de colonies dans la parcelle.
Pourquoi peu de pucerons peuvent-ils suffire à transmettre un virus?
Pour les plants de pomme de terre, la transmission de virus peut être déterminante même lorsque peu de pucerons sont installés, car des ailés de passage peuvent piquer la plante.





