Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Sésamie du maïs

Référence technique · Sésamie du maïs

• La sésamie du maïs est Sesamia nonagrioides (Lefèbvre, 1827), lépidoptère Noctuidae, code OEPP SESANO. Elle est présente en France et n’est pas un organisme réglementé au sens phytosanitaire courant. [S01-S02, S13] • La larve mature mesure environ 35-40 mm, reste rose pâle à beige et porte une ponctuation noire latérale caractéristique ; l’adulte a des ailes antérieures beige-brun et des ailes postérieures blanches. [S01-S03] Les larves hivernent surtout dans les bas de tiges et collets La nymphose débute au printemps le premier vol se produit généralement de mai…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à sésamie du maïs
Sésamie du maïs · Photographie documentaire SILLOVA
24 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Sesamia nonagrioides (Lefèbvre, 1827)

Nom scientifique

• La sésamie du maïs est Sesamia nonagrioides (Lefèbvre, 1827), lépidoptère Noctuidae, code OEPP SESANO. Elle est présente en France et n’est pas un organisme réglementé au sens phytosanitaire courant. [S01-S02, S13] [S01][S02]

02
Consolidé

Sésamie du maïs ; noctuelle du maïs

Nom français

Sources : [S01-S02, S13]. [S01][S02]

03
Consolidé

SESANO

Code OEPP

Le maïs est l’hôte agricole majeur en France mais la sésamie peut utiliser d’autres graminées cultivées ou sauvages INRAE cite notamment blé riz orge avoine millet et canne à sucre avec quelques hôtes occasionnels Cette polyphagie… [S01][S02]

04
Consolidé

Animalia

Règne

La sésamie hiverne majoritairement sous forme larvaire dans les collets et bas de tiges de maïs Au printemps la reprise de développement conduit à la nymphose puis à l’émergence d’adultes Les femelles déposent des groupes d’œufs… [S01][S02]

01 · Référence

Résumé exécutif : ce qu’il faut retenir

• La sésamie du maïs est Sesamia nonagrioides (Lefèbvre, 1827), lépidoptère Noctuidae, code OEPP SESANO. Elle est présente en France et n’est pas un organisme réglementé au sens phytosanitaire courant. [S01-S02, S13]

• La larve mature mesure environ 35-40 mm, reste rose pâle à beige et porte une ponctuation noire latérale caractéristique ; l’adulte a des ailes antérieures beige-brun et des ailes postérieures blanches. [S01-S03]

Les larves hivernent surtout dans les bas de tiges et collets La nymphose débute au printemps le premier vol se produit généralement de mai…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Identité, taxonomie, noms et statut

Sources : [S01-S02, S13].

La dénomination anglaise la plus fréquente est Mediterranean corn borer ou Mediterranean corn stalk borer La littérature ancienne et certaines bases peuvent employer des synonymes ou discuter le statut des populations paléarctiques et africaines Pour la base SILLOVA destinée à l’agriculture française l’identifiant stable doit être Sesamia nonagrioides code OEPP SESANO afin d’éviter les ambiguïtés…

• La sésamie du maïs est Sesamia nonagrioides (Lefèbvre, 1827), lépidoptère Noctuidae, code OEPP SESANO. Elle est présente en France et n’est pas un organisme réglementé au sens phytosanitaire courant. [S01-S02, S13]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Plantes hôtes et répartition géographique

Le maïs est l’hôte agricole majeur en France, mais la sésamie peut utiliser d’autres graminées cultivées ou sauvages. INRAE cite notamment blé, riz, orge, avoine, millet et canne à sucre, avec quelques hôtes occasionnels. Cette polyphagie relative explique que la biologie de l’insecte ne se réduit pas à une seule parcelle, même si le maïs constitue le principal enjeu économique français. [S01-S02]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Cycle biologique détaillé

La sésamie hiverne majoritairement sous forme larvaire dans les collets et bas de tiges de maïs. Au printemps, la reprise de développement conduit à la nymphose puis à l’émergence d’adultes. Les femelles déposent des groupes d’œufs dans des sites protégés, typiquement sous la gaine foliaire. Après éclosion, les jeunes chenilles restent brièvement externes, puis pénètrent dans les tissus où elles deviennent difficiles à atteindre. [S01-S03]

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Nombre de générations, diapause et rôle de la température

Les références françaises décrivent deux générations régulières dans les bassins favorables, avec possibilité d’un troisième vol certaines années. En Aquitaine, le bilan BSV 2024 rapporte un premier vol du 28 avril au 25 juin, un deuxième du 12 juillet au 25 août avec un pic autour du 29 juillet, puis un troisième pic autour du 23 septembre. Ces dates ne sont pas des constantes : elles illustrent le caractère plurivoltin en climat chaud. [S03, S09]

La survie hivernale constitue un déterminant majeur La sésamie est plus sensible au froid que la pyrale le broyage des résidus expose les larves aux températures basses et aux agents de mortalité naturelle Cependant une fraction des larves abritées très bas dans les collets ou racines bénéficie d’un microclimat plus tamponné ce qui rend l’interprétation…

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06 · Référence

Symptômes et dégâts selon le stade du maïs

Les dégâts de première génération apparaissent typiquement à partir de 3-4 feuilles et peuvent rester visibles après 10-12 feuilles. Plusieurs plantes successives se dessèchent ou disparaissent autour d’un pied de ponte. Une grosse perforation peut être observée à la base des plants plus développés ; les larves sont recherchées au collet. Le caractère groupé des symptômes est un indice fort face aux vers gris. [S02-S03]

Les larves creusent des galeries et expulsent des sciures Elles affaiblissent mécaniquement les tiges et les pédoncules perturbent l’alimentation des épis réduisent le poids de mille grains et peuvent entraîner pertes d’épis casse et verse Une proportion importante des larves demeure en bas de tige Les lésions sur épis et tiges constituent également des portes…

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07 · Référence

Nuisibilité : rendement, récolte et risque économique

La nuisibilité combine pertes quantitatives et coûts de récolte/qualité. En 2026, ARVALIS rappelle une synthèse de 20 essais sur foreurs selon laquelle une larve par plante en fin de cycle correspond en moyenne à environ 7 % de perte de rendement en maïs grain, avec aggravation possible en cas de verse. Ce chiffre agrège pyrale et/ou sésamie et doit être utilisé comme ordre de grandeur, non comme fonction universelle. [S05]

Le projet BIOCOSMA cite environ 300 000 ha de maïs touchés chaque année en France et des dégâts pouvant aller jusqu’à 11 de perte de rendement Cette valeur est utile pour caractériser l’enjeu de R D mais elle n’est pas une statistique Agreste annuelle SILLOVA doit donc conserver son origine projet de recherche estimation filière…

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08 · Référence

Foreurs, Fusarium et mycotoxines

Les blessures provoquées par les larves favorisent la colonisation des tissus par des Fusarium. ARVALIS associe particulièrement les dégâts de sésamie au risque de Fusarium de la section liseola/complexe F. verticillioides et à l’augmentation du risque fumonisines. En pratique, la lutte contre les foreurs relève donc aussi de la qualité sanitaire du grain, pas seulement du rendement. [S03-S04]

Le broyage et l’incorporation des résidus réduisent simultanément le réservoir de foreurs et certains supports d’inoculum fongique. Dans une succession maïs/blé, cette gestion des résidus a donc un intérêt transversal pour limiter les risques de fusarioses et de mycotoxines. [S04]

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
ChampValeur de référence
Nom scientifiqueSesamia nonagrioides (Lefèbvre, 1827)
Nom françaisSésamie du maïs ; noctuelle du maïs
Code OEPPSESANO
RègneAnimalia
EmbranchementArthropoda
ClasseInsecta
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur résumé exécutif : ce qu’il faut retenir ?

• La sésamie du maïs est Sesamia nonagrioides (Lefèbvre, 1827), lépidoptère Noctuidae, code OEPP SESANO. Elle est présente en France et n’est pas un organisme réglementé au sens phytosanitaire courant. [S01-S02, S13] • La larve mature mesure environ 35-40 mm, reste rose pâle à beige et porte une ponctuation noire latérale caractéristique ; l’adulte a des ailes antérieures beige-brun et des ailes postérieures blanches. [S01-S03] Les larves hivernent surtout dans les bas de tiges et collets La nymphose débute au printemps le premier vol se produit généralement de mai… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur identité, taxonomie, noms et statut ?

Sources : [S01-S02, S13]. La dénomination anglaise la plus fréquente est Mediterranean corn borer ou Mediterranean corn stalk borer La littérature ancienne et certaines bases peuvent employer des synonymes ou discuter le statut des populations paléarctiques et africaines Pour la base SILLOVA destinée à l’agriculture française l’identifiant stable doit être Sesamia nonagrioides code OEPP SESANO afin d’éviter les ambiguïtés… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur plantes hôtes et répartition géographique ?

Le maïs est l’hôte agricole majeur en France, mais la sésamie peut utiliser d’autres graminées cultivées ou sauvages. INRAE cite notamment blé, riz, orge, avoine, millet et canne à sucre, avec quelques hôtes occasionnels. Cette polyphagie relative explique que la biologie de l’insecte ne se réduit pas à une seule parcelle, même si le maïs constitue le principal enjeu économique français. [S01-S02] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur cycle biologique détaillé ?

La sésamie hiverne majoritairement sous forme larvaire dans les collets et bas de tiges de maïs. Au printemps, la reprise de développement conduit à la nymphose puis à l’émergence d’adultes. Les femelles déposent des groupes d’œufs dans des sites protégés, typiquement sous la gaine foliaire. Après éclosion, les jeunes chenilles restent brièvement externes, puis pénètrent dans les tissus où elles deviennent difficiles à atteindre. [S01-S03] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur nombre de générations, diapause et rôle de la température ?

Les références françaises décrivent deux générations régulières dans les bassins favorables avec possibilité d’un troisième vol certaines années En Aquitaine le bilan BSV 2024 rapporte un premier vol du 28 avril au 25 juin un deuxième du 12 juillet au 25 août avec un pic autour du 29 juillet puis un troisième pic autour du 23 septembre Ces dates ne sont pas des constantes elles illustrent le caractère plurivoltin en climat chaud S03 S09 La survie hivernale constitue un déterminant majeur La sésamie est plus sensible au froid que la… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur symptômes et dégâts selon le stade du maïs ?

Les dégâts de première génération apparaissent typiquement à partir de 3-4 feuilles et peuvent rester visibles après 10-12 feuilles Plusieurs plantes successives se dessèchent ou disparaissent autour d’un pied de ponte Une grosse perforation peut être observée à la base des plants plus développés les larves sont recherchées au collet Le caractère groupé des symptômes est un indice fort face aux vers gris S02-S03 Les larves creusent des galeries et expulsent des sciures Elles affaiblissent mécaniquement les tiges et les pédoncules perturbent l’alimentation des épis réduisent le poids de mille… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 24

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08