Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Puceron cendré du colza

Brevicoryne brassicae

Le puceron cendré du colza forme des colonies grisâtres sur tiges et inflorescences. Observer bordures, foyers et auxiliaires avant toute intervention.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Puceron cendré du colza — illustration documentaire (Santé des cultures, Ravageurs des cultures)
Puceron cendré du colza · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Agent

Brevicoryne brassicae

Indice

Colonies gris cendré

Période

Reprise à floraison

Suivi

Bordures et foyers

01 · Guide

Carte d’identité et importance agronomique

Brevicoryne brassicae forme des colonies denses et gris cendré sur les Brassicacées. Sur colza, la surveillance porte sur les foyers des tiges et inflorescences, en tenant compte du stade de la culture et des auxiliaires.

02 · Guide

Taxonomie, terminologie et noms proches

Le nom valide retenu est Brevicoryne brassicae (Linnaeus, 1758). Le français 'puceron cendré du chou' est la dénomination entomologique la plus stable ; 'puceron cendré du colza' est un nom d’usage agronomique lorsque l’on parle de colza. Il ne faut pas le confondre avec le puceron cendré du pommier, Dysaphis plantaginea, espèce totalement différente.

03 · Guide

Identification morphologique : aptères, ailés, nymphes et œufs

À la loupe, le front en 'W' aplati et la morphologie des cornicules renforcent le diagnostic. Au champ, la combinaison 'colonie dense + aspect farineux/cendré + Brassicaceae + tige ou inflorescence' est plus pratique que des caractères microscopiques.

04 · Guide

Diagnostics différentiels : autres pucerons du colza

Le colza peut héberger plusieurs pucerons. Les erreurs de diagnostic sont particulièrement dommageables parce que le niveau de nuisibilité, le rôle dans les viroses et les autorisations de produits ne sont pas identiques. La pruinosité cendrée et les colonies très denses orientent fortement vers B. brassicae, alors que Myzus persicae est plus uniformément vert à rosé et Lipaphis erysimi est plus allongé et moins 'farineux'.

Caractères distinctifs des pucerons du colza cités dans le texte
EspèceCaractère indiqué
Brevicoryne brassicaePruinosité cendrée et colonies très denses
Myzus persicaeUniformément vert à rosé
Lipaphis erysimiPlus allongé et moins « farineux »

05 · Guide

Plantes hôtes et spécialisation aux Brassicaceae

Brevicoryne brassicae est monoécique et reste sur des Brassicaceae cultivées ou sauvages. Les hôtes cités par INRAE comprennent Brassica spp. , colza, choux, navet et radis. Les crucifères spontanées constituent donc des relais possibles entre cultures et contribuent au réservoir paysager de l’espèce.

06 · Guide

Cycle biologique annuel et hivernation

Le cycle de référence est holocyclique monoécique : une phase sexuée en automne produit les œufs d’hiver ; au printemps, les fondatrices issues de ces œufs donnent des générations successives de femelles parthénogénétiques vivipares. Toutes les générations exploitent des Brassicaceae ou des hôtes étroitement apparentés.

07 · Guide

Colonisation du colza et dynamique spatiale

Deux scénarios de colonisation doivent être distingués. Premier scénario : le puceron est déjà présent dès l’automne ou survit dans la parcelle pendant l’hiver ; dans ce cas, la sortie d’hiver peut révéler une infestation plus diffuse et parfois présente dans l’ensemble de la parcelle. Second scénario : des ailés arrivent au printemps depuis d’autres crucifères ; les colonies se forment alors d’abord en bordure et en foyers isolés.

08 · Guide

Observer les foyers avant toute décision

Les colonies se développent souvent par foyers visibles sur les tiges, les boutons et les inflorescences. Leur importance varie fortement entre bordures et intérieur de parcelle ; il faut donc parcourir plusieurs zones.

Terres Inovia recommande de replacer les colonies dans la période de risque, le stade du colza et les observations locales. Rechercher aussi les auxiliaires et vérifier les usages autorisés ainsi que les règles de protection des pollinisateurs avant toute intervention.

09 · Guide

Préserver les auxiliaires et cibler les foyers

INRAE décrit des prédateurs et parasitoïdes du puceron cendré, dont des coccinelles et Diaeretiella rapae. Leur présence peut freiner les colonies ; un comptage doit donc décrire aussi les auxiliaires, pas seulement les pucerons.

Lorsque les colonies sont cantonnées aux premiers mètres de la bordure, Terres Inovia indique qu’une intervention localisée peut suffire si le niveau de risque justifie réellement une action. Si les colonies gagnent l’intérieur, refaire les observations à l’échelle de la parcelle. Les usages autorisés et les restrictions pendant la floraison doivent être vérifiés au moment de la décision.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Comment reconnaître le puceron cendré du colza au champ?

La combinaison colonie dense, aspect farineux ou cendré, Brassicaceae et présence sur tige ou inflorescence est plus pratique que des caractères microscopiques.

Quelles confusions faut-il éviter?

Myzus persicae est plus uniformément vert à rosé et Lipaphis erysimi est plus allongé. Une erreur de diagnostic est dommageable, car la nuisibilité et les autorisations de produits ne sont pas identiques.

Faut-il tenir compte des auxiliaires?

Oui. INRAE décrit des coccinelles et Diaeretiella rapae parmi les auxiliaires ; leur présence peut freiner les colonies. Le comptage doit donc les décrire aussi.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.