Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Puceron cendré du colza

Référence technique · Puceron cendré du colza

La partie 489 du plan directeur SILLOVA demande une fiche bioagresseur consacrée au puceron cendré du colza identification de tous les stades cycle et hivernation plantes hôtes stades de culture attaqués dégâts facteurs de risque dynamique des populations surveillance seuils auxiliaires prévention lutte intégrée et solutions autorisées Le présent dossier développe ces axes et les relie à la situation française 2026 à la réglementation pollinisateurs et à la biologie scientifique de Brevicoryne brassicae 1 La hiérarchie des sources est volontairement stricte les recommandations de décision reposent d’abord sur Terres Inovia et les BSV la taxonomie et les critères d’identification sont consolidés par INRAE Encyclop’Aphid Ephytia les usages phytopharmaceutiques sont vérifiés dans E-Phy ANSES la réglementation…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
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Vue agricole consacrée à puceron cendré du colza
Puceron cendré du colza · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Puceron cendré du chou ; en contexte colza : puceron cendré du colza

Nom français

La partie 489 du plan directeur SILLOVA demande une fiche bioagresseur consacrée au puceron cendré du colza identification de tous les stades cycle et hivernation plantes hôtes stades de culture attaqués dégâts facteurs de risque dynamique… [S01][S02]

02
Consolidé

Brevicoryne brassicae (Linnaeus, 1758)

Nom scientifique

Tableau 1 — Carte d’identité opérationnelle. Sources principales : INRAE et Terres Inovia. [2–5] [S01][S02]

03
Consolidé

Hemiptera / Aphididae

Ordre / famille

Le nom valide retenu est Brevicoryne brassicae Linnaeus 1758 Le français puceron cendré du chou est la dénomination entomologique la plus stable puceron cendré du colza est un nom d’usage agronomique lorsque l’on parle de colza… [S01][S02]

04
Consolidé

Puceron spécialiste des Brassicaceae, à cycle holocyclique monoécique dans les descriptions de référence

Type biologique

L’aptère est globuleux généralement gris-vert à jaune sale mais l’élément visuel le plus utile au champ est la pruinosité blanche à gris cendré qui recouvre le corps INRAE donne une taille de 2 1 à 2… [S01][S02]

01 · Référence

Périmètre, méthode et niveau de preuve

La partie 489 du plan directeur SILLOVA demande une fiche bioagresseur consacrée au puceron cendré du colza : identification de tous les stades, cycle et hivernation, plantes hôtes, stades de culture attaqués, dégâts, facteurs de risque, dynamique des populations, surveillance, seuils, auxiliaires, prévention, lutte intégrée et solutions autorisées. Le présent dossier développe ces axes et les relie à la situation française 2026, à la réglementation pollinisateurs et à la biologie scientifique de Brevicoryne brassicae. [1]

La hiérarchie des sources est volontairement stricte les recommandations de décision reposent d’abord sur Terres Inovia et les BSV la taxonomie et les critères d’identification sont consolidés par INRAE Encyclop’Aphid Ephytia les usages phytopharmaceutiques sont vérifiés dans E-Phy ANSES la réglementation floraison est documentée par le ministère de l’Agriculture les données scientifiques internationales servent à…

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Carte d’identité et importance agronomique

Tableau 1 — Carte d’identité opérationnelle. Sources principales : INRAE et Terres Inovia. [2–5]

Le ravageur doit être replacé dans l’échelle de la culture Agreste estimait en août 2026 la production française de colza à environ 4 7 Mt avec des surfaces en forte hausse par rapport à 2025 Les estimations de printemps situaient la sole autour de 1 38 à 1 42 Mha Même si le puceron cendré…

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03 · Référence

Taxonomie, terminologie et noms proches

Le nom valide retenu est Brevicoryne brassicae (Linnaeus, 1758). Le français 'puceron cendré du chou' est la dénomination entomologique la plus stable ; 'puceron cendré du colza' est un nom d’usage agronomique lorsque l’on parle de colza. Il ne faut pas le confondre avec le puceron cendré du pommier, Dysaphis plantaginea, espèce totalement différente. [4, 5]

Le cahier des charges générique mentionne adulte larve nymphe et œufs Chez les pucerons il n’existe pas de larve au sens d’une métamorphose complète ni de nymphe immobile comparable à une pupe de lépidoptère les jeunes sont des stades nymphaux ressemblant progressivement à l’adulte La base SILLOVA doit donc stocker nymphe plutôt que larve pour…

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04 · Référence

Identification morphologique : aptères, ailés, nymphes et œufs

L’aptère est globuleux généralement gris-vert à jaune sale mais l’élément visuel le plus utile au champ est la pruinosité blanche à gris cendré qui recouvre le corps INRAE donne une taille de 2 1 à 2 6 mm pour la fiche d’identification tandis que la fiche espèce étend la plage à 1 6 2 8 mm en incluant les morphes Les antennes de l’aptère sont courtes les cornicules sont petites pigmentées et renflées et la…

À la loupe, le front en 'W' aplati et la morphologie des cornicules renforcent le diagnostic. Au champ, la combinaison 'colonie dense + aspect farineux/cendré + Brassicaceae + tige ou inflorescence' est plus pratique que des caractères microscopiques. [6]

L’ailé présente une tête et un thorax vert sombre à noirs L’abdomen est jaune-verdâtre ou vert avec une…

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05 · Référence

Diagnostics différentiels : autres pucerons du colza

Le colza peut héberger plusieurs pucerons. Les erreurs de diagnostic sont particulièrement dommageables parce que le niveau de nuisibilité, le rôle dans les viroses et les autorisations de produits ne sont pas identiques. La pruinosité cendrée et les colonies très denses orientent fortement vers B. brassicae, alors que Myzus persicae est plus uniformément vert à rosé et Lipaphis erysimi est plus allongé et moins 'farineux'. [4, 7]

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06 · Référence

Plantes hôtes et spécialisation aux Brassicaceae

Brevicoryne brassicae est monoécique et reste sur des Brassicaceae cultivées ou sauvages. Les hôtes cités par INRAE comprennent Brassica spp., colza, choux, navet et radis. Les crucifères spontanées constituent donc des relais possibles entre cultures et contribuent au réservoir paysager de l’espèce. [4, 5, 9]

Cette spécialisation a une base chimique remarquable Le puceron séquestre les glucosinolates de ses plantes hôtes et possède sa propre myrosinase Lorsque le puceron est endommagé ces composés peuvent produire des isothiocyanates la littérature a popularisé l’expression de walking mustard oil bomb Ce mécanisme est important pour comprendre pourquoi un spécialiste des Brassicaceae peut tolérer…

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07 · Référence

Cycle biologique annuel et hivernation

Le cycle de référence est holocyclique monoécique : une phase sexuée en automne produit les œufs d’hiver ; au printemps, les fondatrices issues de ces œufs donnent des générations successives de femelles parthénogénétiques vivipares. Toutes les générations exploitent des Brassicaceae ou des hôtes étroitement apparentés. [4, 9]

En conditions françaises la réalité agronomique est plus souple que le schéma scolaire Terres Inovia indique que de novembre à février le puceron hiverne sur crucifères sauvages et cultivées majoritairement sous forme d’aptères mais également d’œufs Un hiver doux permet donc à des femelles aptères de survivre et de reprendre très tôt leur multiplication C’est…

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08 · Référence

Colonisation du colza et dynamique spatiale

Deux scénarios de colonisation doivent être distingués. Premier scénario : le puceron est déjà présent dès l’automne ou survit dans la parcelle pendant l’hiver ; dans ce cas, la sortie d’hiver peut révéler une infestation plus diffuse et parfois présente dans l’ensemble de la parcelle. Second scénario : des ailés arrivent au printemps depuis d’autres crucifères ; les colonies se forment alors d’abord en bordure et en foyers isolés. [2, 3]

Terres Inovia définit une colonie comme environ une dizaine à quelques dizaines de pucerons Ce niveau peut passer inaperçu sans observation ciblée Le manchon correspond au stade suivant plusieurs générations et couches de pucerons s’accumulent sur une inflorescence ou une tige Cette transition est agronomiquement décisive car les solutions pyréthrinoïdes restantes ne contrôlent pas correctement…

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
ChampValeur de référence
Nom françaisPuceron cendré du chou ; en contexte colza : puceron cendré du colza
Nom scientifiqueBrevicoryne brassicae (Linnaeus, 1758)
Ordre / familleHemiptera / Aphididae
Type biologiquePuceron spécialiste des Brassicaceae, à cycle holocyclique monoécique dans les descriptions de référence
Taille adulteEnviron 1,6 à 2,8 mm selon morphes et références ; aptère souvent 2,1–2,6 mm
Forme dominante en colonieFemelles aptères vivipares parthénogénétiques, gris cendré par sécrétion cireuse
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur périmètre, méthode et niveau de preuve ?

La partie 489 du plan directeur SILLOVA demande une fiche bioagresseur consacrée au puceron cendré du colza identification de tous les stades cycle et hivernation plantes hôtes stades de culture attaqués dégâts facteurs de risque dynamique des populations surveillance seuils auxiliaires prévention lutte intégrée et solutions autorisées Le présent dossier développe ces axes et les relie à la situation française 2026 à la réglementation pollinisateurs et à la biologie scientifique de Brevicoryne brassicae 1 La hiérarchie des sources est volontairement stricte les recommandations de décision reposent d’abord sur Terres Inovia… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur carte d’identité et importance agronomique ?

Tableau 1 — Carte d’identité opérationnelle. Sources principales : INRAE et Terres Inovia. [2–5] Le ravageur doit être replacé dans l’échelle de la culture Agreste estimait en août 2026 la production française de colza à environ 4 7 Mt avec des surfaces en forte hausse par rapport à 2025 Les estimations de printemps situaient la sole autour de 1 38 à 1 42 Mha Même si le puceron cendré… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur taxonomie, terminologie et noms proches ?

Le nom valide retenu est Brevicoryne brassicae Linnaeus 1758 Le français puceron cendré du chou est la dénomination entomologique la plus stable puceron cendré du colza est un nom d’usage agronomique lorsque l’on parle de colza Il ne faut pas le confondre avec le puceron cendré du pommier Dysaphis plantaginea espèce totalement différente 4 5 Le cahier des charges générique mentionne adulte larve nymphe et œufs Chez les pucerons il n’existe pas de larve au sens d’une métamorphose complète ni de nymphe immobile comparable à une pupe de lépidoptère les… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur identification morphologique : aptères, ailés, nymphes et œufs ?

L’aptère est globuleux généralement gris-vert à jaune sale mais l’élément visuel le plus utile au champ est la pruinosité blanche à gris cendré qui recouvre le corps INRAE donne une taille de 2 1 à 2 6 mm pour la fiche d’identification tandis que la fiche espèce étend la plage à 1 6 2 8 mm en incluant les morphes Les antennes de l’aptère sont courtes les cornicules sont petites pigmentées et renflées et la À la loupe le front en W aplati et la morphologie des cornicules renforcent le… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur diagnostics différentiels : autres pucerons du colza ?

Le colza peut héberger plusieurs pucerons. Les erreurs de diagnostic sont particulièrement dommageables parce que le niveau de nuisibilité, le rôle dans les viroses et les autorisations de produits ne sont pas identiques. La pruinosité cendrée et les colonies très denses orientent fortement vers B. brassicae, alors que Myzus persicae est plus uniformément vert à rosé et Lipaphis erysimi est plus allongé et moins 'farineux'. [4, 7] [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur plantes hôtes et spécialisation aux brassicaceae ?

Brevicoryne brassicae est monoécique et reste sur des Brassicaceae cultivées ou sauvages Les hôtes cités par INRAE comprennent Brassica spp colza choux navet et radis Les crucifères spontanées constituent donc des relais possibles entre cultures et contribuent au réservoir paysager de l’espèce 4 5 9 Cette spécialisation a une base chimique remarquable Le puceron séquestre les glucosinolates de ses plantes hôtes et possède sa propre myrosinase Lorsque le puceron est endommagé ces composés peuvent produire des isothiocyanates la littérature a popularisé l’expression de walking mustard oil bomb Ce mécanisme est… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

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