01 · Guide
Carte d’identité et importance agronomique
Le charançon des siliques est un petit coléoptère du colza. Ses piqûres sur jeunes siliques favorisent surtout les attaques de cécidomyies ; le risque doit être évalué pendant la formation des siliques, sur les plantes et dans la parcelle.
02 · Guide
Identification morphologique de tous les stades
Un comportement de chute réflexe peut compliquer le comptage : comme de nombreux charançons, l’insecte peut se laisser tomber lorsqu’il est dérangé. C’est une raison supplémentaire pour observer les plantes avec méthode, dans des conditions peu venteuses, et ne pas se fier à un seul coup d’œil sur la partie supérieure de la canopée.
03 · Guide
Plantes hôtes et niche écologique
La littérature internationale distingue les plantes utilisées pour l’alimentation des adultes de celles permettant un développement larvaire complet. Les femelles privilégient des siliques en croissance capables d’héberger les larves. Cette exigence explique le synchronisme étroit entre migration, floraison, formation des premières siliques et ponte.
04 · Guide
Observer au bon stade
Terres Inovia situe la période sensible entre la formation des premières siliques et celle des premières siliques bosselées. La cuvette jaune signale une arrivée, mais le niveau de risque se mesure sur les plantes.
Commencer par les bordures puis observer aussi l’intérieur de la parcelle. Les arrivées peuvent se succéder ; une observation unique ou un comptage dans la seule cuvette ne suffit pas pour décider.
05 · Guide
Distinguer charançon et cécidomyie
Le charançon réalise des piqûres dans les siliques ; celles-ci facilitent ensuite la ponte de la cécidomyie des siliques. Les larves de cécidomyie peuvent faire éclater les siliques et provoquer une perte de graines.
Le charançon seul n’est généralement pas le dommage principal. Comparer présence des adultes, stade des siliques et foyers de cécidomyies observés localement avant d’envisager une action, en tenant compte des règles de protection des pollinisateurs pendant la floraison.
06 · Guide
Décider à partir des plantes et du stade
Terres Inovia donne un repère de surveillance pendant la formation des siliques : la cuvette jaune indique une arrivée mais le comptage se fait sur les plantes, en bordure puis à l’intérieur.
Le guide technique situe le seuil usuel, hors situations régionales particulières, à un charançon pour deux plantes dans la zone intérieure lorsque le colza est au stade sensible. Ce repère doit être confronté au BSV local, à la pression en bordure et à la présence de cécidomyies. Une intervention éventuelle pendant la floraison exige le respect strict des règles de protection des pollinisateurs et des usages autorisés.
| Repère | Valeur indiquée |
|---|---|
| Période sensible | Entre la formation des premières siliques et celle des premières siliques bosselées |
| Seuil usuel (hors situations régionales particulières) | Un charançon pour deux plantes dans la zone intérieure |
| Cuvette jaune | Signale une arrivée, sans mesurer le niveau de risque |
07 · Guide
Comprendre les deux noms scientifiques
Les anciennes références agronomiques appellent parfois le charançon des siliques Ceutorhynchus assimilis. La base taxonomique EPPO retient Ceutorhynchus obstrictus pour le charançon des siliques et réserve C. assimilis à un autre charançon des Brassicacées.
Cette synonymie historique peut brouiller une recherche documentaire. Vérifier l’hôte, l’organe attaqué et le nom scientifique accepté avant de comparer des seuils ou des essais publiés sous l’ancienne dénomination.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Comment observer le risque dans la parcelle?
Le comptage se fait sur les plantes, en bordure puis à l’intérieur de la parcelle. La cuvette jaune signale une arrivée, mais une observation unique ne suffit pas pour décider.
Le charançon fait-il le principal dégât?
Généralement non. Ses piqûres dans les siliques facilitent la ponte de la cécidomyie des siliques, dont les larves peuvent faire éclater les siliques et provoquer une perte de graines.
Quels noms scientifiques faut-il retenir?
EPPO retient Ceutorhynchus obstrictus. Les anciennes références parlent parfois de Ceutorhynchus assimilis ; il faut vérifier l’hôte et le nom accepté avant de comparer des seuils.





