01 · Référence
Périmètre, méthode et niveau de preuve
Le cahier des charges SILLOVA demande, pour la partie 488, une fiche bioagresseur complète reliant identification, cycle, dégâts, surveillance, seuils et gestion intégrée. Le présent dossier va volontairement au-delà des puces minimales : il compare les références françaises les plus récentes, replace les informations biologiques dans la littérature scientifique internationale, distingue le signal de présence du risque économique, et isole les points réglementaires qui doivent être revalidés avant publication ou conseil de terrain. [1]
La hiérarchie des sources utilisée est la suivante 1 sources officielles réglementaires et d’autorisation ANSES E-Phy Légifrance 2 institut technique de référence pour les oléagineux Terres Inovia 3 Bulletins de Santé du Végétal 2026 pour des exemples de pression régionale 4 INRAE Ephytia pour la taxonomie et la biologie 5 statistiques publiques Agreste pour le…
02 · Référence
Carte d’identité et importance agronomique
Tableau 1 — Fiche d’identité synthétique. Sources principales : Terres Inovia, INRAE/Ephytia, ANSES E-Phy, BSV 2026. [2, 5, 6]
Le charançon des siliques est un ravageur emblématique de la fin de floraison du colza Sa présence attire l’attention parce qu’elle coïncide avec une phase de rendement en construction mais la stratégie de décision française a fortement évolué le simple fait de capturer des adultes ne justifie pas une protection Terres Inovia rappelle que le…
03 · Référence
Taxonomie, synonymes et pièges de nomenclature
Le nom accepté du charançon des siliques est Ceutorhynchus obstrictus Marsham 1802 L’encyclopédie Ephytia d’INRAE insiste sur une confusion taxonomique historique pendant près de deux siècles de nombreux agronomes ont employé Ceutorhynchus assimilis pour l’espèce qui attaque les siliques La révision des spécimens types par Colonnelli en 1993 a conduit à rétablir C obstrictus comme nom correct du ravageur des siliques tandis que C assimilis doit désigner une autre espèce de charançon La littérature agricole…
Cette précision n’est pas cosmétique Elle conditionne la qualité d’une base de connaissances les publications scientifiques récentes sont indexées sous C obstrictus alors que des résultats historiques européens et de nombreux supports agronomiques peuvent être retrouvés sous C assimilis Un moteur de recherche interne qui ne gère pas cette équivalence perdrait une partie importante de…
04 · Référence
Identification morphologique de tous les stades
Au champ l’adulte est un petit charançon gris ardoise d’environ 2 5 à 3 mm au rostre courbé caractéristique des Curculionidae Terres Inovia mentionne le bout des pattes noir Ephytia décrit un tégument noir recouvert de squamules blanchâtres avec deux rangées de squamules par interstrie et des paquets de squamules jaunâtres à l’angle thoraco-élytral La petite taille impose d’utiliser une loupe de terrain pour sécuriser l’identification lorsque plusieurs charançons sont présents sur le colza 2…
Un comportement de chute réflexe peut compliquer le comptage : comme de nombreux charançons, l’insecte peut se laisser tomber lorsqu’il est dérangé. C’est une raison supplémentaire pour observer les plantes avec méthode, dans des conditions peu venteuses, et ne pas se fier à un seul coup d’œil sur la partie supérieure de la canopée. [16]
05 · Référence
Plantes hôtes et niche écologique
Ceutorhynchus obstrictus est étroitement lié aux Brassicaceae En France le colza est la culture économiquement centrale mais les adultes peuvent aussi s’alimenter sur des brassicacées spontanées Ephytia cite notamment la ravenelle Raphanus raphanistrum et la moutarde sauvage sanve Sinapis arvensis La présence de brassicacées sauvages dans le paysage peut donc fournir des ressources alimentaires entre les phases de migration sans qu’il soit possible d’en déduire une recommandation simpliste d’éradication ces plantes appartiennent aussi à des…
La littérature internationale distingue les plantes utilisées pour l’alimentation des adultes de celles permettant un développement larvaire complet. Les femelles privilégient des siliques en croissance capables d’héberger les larves. Cette exigence explique le synchronisme étroit entre migration, floraison, formation des premières siliques et ponte. [16]
06 · Référence
Cycle biologique et calendrier annuel
Le cycle est univoltin une génération par an Après l’émergence estivale les nouveaux adultes s’alimentent brièvement sur des Brassicaceae puis gagnent des refuges d’hivernation et entrent en diapause Au printemps la reprise d’activité est fortement dépendante de la température La référence française Ephytia situe classiquement la reprise à la fin avril-début mai lorsque la température dépasse 15 C mais les BSV 2026 montrent que selon l’année et la région les arrivées peuvent être observées dès…
Les adultes colonisent d’abord les bordures puis progressent vers l’intérieur Après alimentation et maturation sexuelle les femelles percent les siliques pour pondre La ponte se poursuit jusqu’au stade siliques bosselées Ephytia indique une fécondité de l’ordre de 50 œufs et une ponte généralement de 1 à 3 œufs par silique des études en cages en…
07 · Référence
Phénologie du colza et fenêtre de risque
La période de sensibilité utilisée par Terres Inovia s’ouvre à la formation des premières siliques stade G2 BBCH 71 et se termine à la fin de G4 BBCH 73 lorsque les dix premières siliques sont bosselées La surveillance doit toutefois commencer plus tôt à partir du stade E BBCH 57 car des arrivées précoces peuvent se produire avant que les siliques soient réellement vulnérables L’objectif est de détecter les vagues de migration sans confondre présence…
08 · Référence
Dégâts directs et interaction avec la cécidomyie des siliques
Les adultes perforent les boutons et surtout les jeunes siliques pour se nourrir ou préparer la ponte Les larves se développent ensuite dans la silique et consomment les graines en formation La littérature expérimentale internationale estime qu’une larve peut consommer jusqu’à environ six graines elle…
| Champ | Valeur de référence |
|---|---|
| Nom français principal | Charançon des siliques ; charançon des siliques du colza |
| Nom scientifique valide | Ceutorhynchus obstrictus (Marsham, 1802) |
| Ancien nom encore fréquent | Ceutorhynchus assimilis au sens de l’ancienne littérature agronomique |
| Ordre / famille | Coleoptera / Curculionidae ; sous-famille Ceutorhynchinae |
| Culture française principalement concernée | Colza (Brassica napus), particulièrement pendant la formation des siliques |
| Type de ravageur | Coléoptère phytophage ; adulte externe, larve endophage des siliques |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur périmètre, méthode et niveau de preuve ?
Le cahier des charges SILLOVA demande pour la partie 488 une fiche bioagresseur complète reliant identification cycle dégâts surveillance seuils et gestion intégrée Le présent dossier va volontairement au-delà des puces minimales il compare les références françaises les plus récentes replace les informations biologiques dans la littérature scientifique internationale distingue le signal de présence du risque économique et isole les points réglementaires qui doivent être revalidés avant publication ou conseil de terrain 1 La hiérarchie des sources utilisée est la suivante 1 sources officielles réglementaires et d’autorisation ANSES E-Phy Légifrance… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur carte d’identité et importance agronomique ?
Tableau 1 — Fiche d’identité synthétique. Sources principales : Terres Inovia, INRAE/Ephytia, ANSES E-Phy, BSV 2026. [2, 5, 6] Le charançon des siliques est un ravageur emblématique de la fin de floraison du colza Sa présence attire l’attention parce qu’elle coïncide avec une phase de rendement en construction mais la stratégie de décision française a fortement évolué le simple fait de capturer des adultes ne justifie pas une protection Terres Inovia rappelle que le… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie, synonymes et pièges de nomenclature ?
Le nom accepté du charançon des siliques est Ceutorhynchus obstrictus Marsham 1802 L’encyclopédie Ephytia d’INRAE insiste sur une confusion taxonomique historique pendant près de deux siècles de nombreux agronomes ont employé Ceutorhynchus assimilis pour l’espèce qui attaque les siliques La révision des spécimens types par Colonnelli en 1993 a conduit à rétablir C obstrictus comme nom correct du ravageur des siliques tandis que C assimilis doit désigner une autre espèce de charançon La littérature agricole Cette précision n’est pas cosmétique Elle conditionne la qualité d’une base de connaissances les publications… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification morphologique de tous les stades ?
Au champ l’adulte est un petit charançon gris ardoise d’environ 2 5 à 3 mm au rostre courbé caractéristique des Curculionidae Terres Inovia mentionne le bout des pattes noir Ephytia décrit un tégument noir recouvert de squamules blanchâtres avec deux rangées de squamules par interstrie et des paquets de squamules jaunâtres à l’angle thoraco-élytral La petite taille impose d’utiliser une loupe de terrain pour sécuriser l’identification lorsque plusieurs charançons sont présents sur le colza 2 Un comportement de chute réflexe peut compliquer le comptage comme de nombreux charançons l’insecte peut… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et niche écologique ?
Ceutorhynchus obstrictus est étroitement lié aux Brassicaceae En France le colza est la culture économiquement centrale mais les adultes peuvent aussi s’alimenter sur des brassicacées spontanées Ephytia cite notamment la ravenelle Raphanus raphanistrum et la moutarde sauvage sanve Sinapis arvensis La présence de brassicacées sauvages dans le paysage peut donc fournir des ressources alimentaires entre les phases de migration sans qu’il soit possible d’en déduire une recommandation simpliste d’éradication ces plantes appartiennent aussi à des La littérature internationale distingue les plantes utilisées pour l’alimentation des adultes de celles permettant un… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle biologique et calendrier annuel ?
Le cycle est univoltin une génération par an Après l’émergence estivale les nouveaux adultes s’alimentent brièvement sur des Brassicaceae puis gagnent des refuges d’hivernation et entrent en diapause Au printemps la reprise d’activité est fortement dépendante de la température La référence française Ephytia situe classiquement la reprise à la fin avril-début mai lorsque la température dépasse 15 C mais les BSV 2026 montrent que selon l’année et la région les arrivées peuvent être observées dès Les adultes colonisent d’abord les bordures puis progressent vers l’intérieur Après alimentation et maturation sexuelle… [S01][S02][S03]





