01 · Référence
Organiser l’entrée en post-sevrage
Considérer le post-sevrage comme une phase de construction de trajectoire, pas comme une simple attente avant l’engraissement: le poids à 30 kg, le GMQ, l’IC, les pertes et l’homogénéité conditionnent la suite du cycle.
Utiliser les références GTE comme un cadrage: chez les naisseurs-engraisseurs suivis en 2024, l’entrée moyenne est de 6,7 kg, la sortie de 30,3 kg, le GMQ technique 8–30 kg de 474 g/j et l’IC de 1,71.
02 · Référence
Définition, périmètre et place dans le cycle porcin
Au sens réglementaire, le « porc sevré » est un porc depuis le sevrage jusqu’à l’âge de dix semaines. Dans le langage technico-économique français, le « post-sevrage » désigne surtout l’atelier situé entre la maternité et l’engraissement. Les références GTE expriment ses performances sur la plage standardisée 8–30 kg, tandis que les poids réels d’entrée et de sortie varient selon les élevages.
La frontière technique n’est donc pas une date unique. Le passage en engraissement dépend de la capacité du bâtiment, de la conduite en bandes, du poids cible, du statut sanitaire et de l’organisation de l’élevage. En pratique, la donnée la plus robuste est le triplet âge–poids–stade d’atelier, plutôt qu’une étiquette isolée.
03 · Référence
Références françaises récentes — GTE 2024, édition 2025
La page GT-Porc de l’IFIP indique comme source la période du 1er janvier au 31 décembre 2024. Pour les naisseurs-engraisseurs, 1 062 élevages sont inclus dans le tableau national. Ces chiffres sont une photographie de réseau, avec des méthodes standardisées, et doivent être conservés avec leur année de référence.
04 · Référence
Physiologie du post-sevrage : adaptation digestive, immunitaire et métabolique
Les jours qui suivent le sevrage s’accompagnent d’une chute d’ingestion, d’une adaptation enzymatique et morphologique du tube digestif, d’un remodelage du microbiote et d’une forte sollicitation immunitaire. La continuité d’ingestion est centrale: lorsque l’animal mange peu, la croissance chute d’abord parce que les apports énergétiques et protéiques deviennent insuffisants, puis les perturbations intestinales et inflammatoires peuvent amplifier la baisse de performance.
La revue 2026 de Millet et collaborateurs insiste sur l’équilibre entre protéines, acides aminés et énergie: réduire la protéine brute peut contribuer à la santé digestive, mais une réduction excessive ou mal équilibrée peut pénaliser la croissance et même favoriser certains comportements délétères. La formulation doit donc raisonner simultanément santé, performance et bien-être.
05 · Référence
Entrée en post-sevrage : constituer des groupes techniquement lisibles
La qualité d’un lot de post-sevrage est héritée de la maternité: poids de naissance, croissance lactée, colostrum, santé, âge de sevrage et apprentissage alimentaire. À l’entrée, il faut transformer cette histoire en données utilisables: effectif, origine, âge, moyenne et distribution des poids, statut sanitaire, traitements et éventuels transferts.
06 · Référence
Ambiance : température, ventilation, humidité et qualité de l’air
Le post-sevrage associe forte exigence thermique du jeune porcelet et besoin de renouvellement d’air pour évacuer humidité, gaz, poussières et chaleur. Une erreur fréquente consiste à diminuer trop le débit minimal pour économiser le chauffage: l’air se dégrade, le sol reste humide et les animaux peuvent développer une atteinte respiratoire ou des comportements anormaux.
07 · Référence
Programme alimentaire : sécuriser l’ingestion puis construire l’efficacité
La stratégie alimentaire du post-sevrage est généralement organisée en plusieurs phases. Le 1er âge vise une forte digestibilité et la sécurité digestive; le 2e âge augmente progressivement la place des matières premières conventionnelles et prépare l’engraissement. Les noms commerciaux, durées et compositions varient: Il faut donc conserver la composition réelle et non supposer qu’un intitulé « 1er âge » est comparable entre élevages.
L’IFIP recommande une transition de trois à quatre jours lorsque les aliments diffèrent, par exemple 50/50 pendant quatre jours, ou 75/25 puis 50/50 puis 25/75. Plus le porcelet est léger et plus l’écart de composition entre les deux aliments est important, plus la transition mérite d’être progressive.
08 · Référence
Repères chiffrés du post-sevrage
Les repères ci-dessous proviennent des résultats GTE cités dans cette page. Ce sont des moyennes de réseau, à lire avec leur année de référence.
| Indicateur | Repère |
|---|---|
| Poids à l’entrée | 6,7 kg en moyenne |
| Poids à la sortie | 30,3 kg en moyenne |
| GMQ technique 8–30 kg | 474 g/j |
| Indice de consommation | 1,71 |
| Élevages inclus | 1 062 naisseurs-engraisseurs dans le tableau national |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Combien de temps faut-il pour changer d’aliment au post-sevrage?
L’IFIP recommande une transition de trois à quatre jours lorsque les aliments diffèrent. Plus le porcelet est léger et plus l’écart de composition est grand, plus la transition doit être progressive.
Pourquoi suivre l’ingestion après le sevrage?
La continuité d’ingestion est centrale. Lorsque l’animal mange peu, la croissance baisse d’abord faute d’apports énergétiques et protéiques suffisants, et les perturbations intestinales peuvent amplifier cette baisse.
Peut-on réduire la ventilation pour économiser le chauffage?
Il ne faut pas diminuer trop le débit minimal. L’air se dégrade, le sol reste humide et les animaux peuvent développer une atteinte respiratoire ou des comportements anormaux.





