01 · Référence
Définir l’objectif de la bande
Le cahier des charges minimum couvre la place de l’engraissement dans le cycle de production, la conduite quotidienne, l’alimentation, le logement, les performances, la santé, le bien-être, la biosécurité, les différences entre systèmes français, l’économie, des tableaux de référence, une FAQ et les connexions internes.
02 · Référence
Définition, animaux concernés et place dans le cycle de production
Au sens de l’arrêté français du 16 janvier 2003, un « porc de production » est un porc depuis l’âge de dix semaines jusqu’à l’abattage ou la saillie. En pratique de filière, l’engraissement correspond le plus souvent à la phase qui suit le post-sevrage, avec une entrée autour de 30 kg et une sortie vers l’abattoir à un poids déterminé par le débouché.
La phase concentre une grande part des consommations d’aliment, des places de bâtiment, des volumes d’effluents et de la valeur finale de carcasse. Elle constitue donc le lieu où se rencontrent quatre objectifs: performance zootechnique, conformité au marché, santé/bien-être et maîtrise économique-environnementale.
03 · Référence
Contexte français 2024-2026 et diversité des systèmes
Agreste décrit en 2024 une reprise modeste de la production porcine française (+1,0 % par rapport à 2023), après plusieurs années de contraction. FranceAgriMer indique une production d’environ 2,1 millions de tonnes équivalent carcasse en 2024 et un poids moyen de carcasse de 95,2 kg, en hausse notamment après l’évolution des grilles de valorisation des carcasses lourdes.
04 · Référence
Construire la bande : réception, homogénéité et conduite en groupes
La conduite en bandes est un outil sanitaire et organisationnel. Le GBPH porcin rappelle que le non-mélange de bandes et le « tout plein - tout vide » réduisent les contaminations croisées. La logique est de regrouper des animaux d’âge et de statut comparables, puis de faire progresser la bande sans réintroduire des animaux plus jeunes ou d’une autre origine.
Avant entrée: salle vide, nettoyée, désinfectée et sèche; ventilation et alimentation testées; abreuvoirs débités; matériel manipulable en place.
À l’arrivée: comptage, poids moyen et dispersion, lésions, état respiratoire/digestif, comportement, température de la salle, disponibilité immédiate de l’eau et de l’aliment.
05 · Référence
Surfaces, logement et équipement de la case
La réglementation française fixe une superficie minimale d’espace libre par porc élevé en groupe, selon le poids vif. Ces valeurs sont des minima légaux et ne constituent pas un optimum zootechnique. Lorsque le poids de sortie augmente, l’éleveur doit vérifier que la surface réellement disponible reste conforme à la classe de poids atteinte et aux éventuels cahiers des charges plus exigeants.
Le logement doit offrir une aire de couchage confortable, propre et sèche, permettre aux porcs de se coucher simultanément, se lever normalement et voir d’autres porcs. Les sols doivent être non glissants et adaptés au poids des animaux.
06 · Référence
Ambiance : température, ventilation, humidité et qualité de l’air
En France, la majorité des bâtiments d’engraissement de porcs de 30 à 120 kg fonctionnent en ventilation dynamique. Les références IFIP décrivent couramment des consignes autour de 22-24 °C; PorciSanté situe environ 24 °C au début d’engraissement. Il ne s’agit pas d’une consigne unique: le poids, le sol, l’isolation, la vitesse d’air, la densité, l’humidité et l’alimentation modifient la zone de confort.
Pour le bien-être, l’IFIP rappelle dans Sim’Ammo que le vademecum d’inspection vise une exposition à l’ammoniac inférieure à environ 20-21 ppm. Cette valeur doit être utilisée comme déclencheur de diagnostic d’ambiance, pas comme unique preuve d’une ventilation correcte.
07 · Référence
Alimentation : objectifs, modes de distribution et conduite par phase
La conduite alimentaire doit satisfaire la croissance sans suralimenter inutilement en acides aminés, protéines ou minéraux. L’IFIP souligne en 2024 que les besoins évoluent au cours de la croissance et que le rapport minimal lysine digestible / énergie nette diminue avec le poids, avec des différences selon le potentiel de dépôt de maigre. Le suivi du poids et de la consommation permet de paramétrer InraPorc et de construire une stratégie multiphase.
08 · Référence
Références nationales GTE 2024 : situer une bande sans les transformer en normes
Les résultats GT-Porc GTE 2024 permettent de positionner une bande par rapport à un grand échantillon français. Pour les naisseurs-engraisseurs, 1 062 élevages sont renseignés dans la ventilation par taille. Les moyennes d’engraissement suivantes constituent un benchmark national, pas un objectif automatique.
09 · Référence
Repères chiffrés de l’engraissement
Les repères ci-dessous reprennent les valeurs citées dans cette page. Ce sont des références de population ou des consignes générales, à adapter à chaque bande.
| Point | Repère |
|---|---|
| Entrée en engraissement | Autour de 30 kg, après le post-sevrage |
| Température de la salle | Consignes autour de 22-24 °C selon les références IFIP ; environ 24 °C au début d’engraissement selon PorciSanté |
| Ammoniac | Exposition inférieure à environ 20-21 ppm, utilisée comme déclencheur de diagnostic d’ambiance |
| Poids moyen de carcasse en 2024 | 95,2 kg selon FranceAgriMer |
| Production française en 2024 | Environ 2,1 millions de tonnes équivalent carcasse selon FranceAgriMer |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quel poids d’entrée viser en engraissement?
En pratique de filière, l’engraissement correspond le plus souvent à la phase qui suit le post-sevrage, avec une entrée autour de 30 kg. La sortie dépend du débouché.
Quelle température viser dans la salle d’engraissement?
Les références IFIP décrivent couramment des consignes autour de 22-24 °C. La zone de confort dépend aussi du poids, du sol, de la densité et de l’alimentation : ce n’est pas une consigne unique.
Le taux d’ammoniac suffit-il à juger la ventilation?
Non. Une exposition inférieure à environ 20-21 ppm sert de déclencheur de diagnostic d’ambiance, pas de preuve unique d’une ventilation correcte.





