Référence agronomique · France

Élevage porcin · Conduite de l’élevage porcin

Santé du troupeau porcin

La santé du troupeau porcin se suit par stade et par bande : signes cliniques, mortalité, croissance et analyses. Un diagnostic vétérinaire relie ces données aux mesures de prévention.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Santé du troupeau porcin — illustration documentaire (Élevage porcin, Conduite de l’élevage porcin)
Santé du troupeau porcin · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour guider la lecture.

Observer

Par bande

Comparer

Historique propre

Diagnostiquer

Avec le vétérinaire

Prévenir

Mesures suivies

01 · Référence

Observer la santé par bande

Raisonner par population et par stade: truies, porcelets sous la mère, post-sevrage et engraissement n’ont ni les mêmes risques, ni les mêmes signaux d’alerte.

Définir un niveau sanitaire de référence de l’élevage et suivre les écarts: mortalité, traitements, toux, diarrhée, avortements, croissance, consommation, saisies, lésions d’abattoir et retours laboratoire.

Un indicateur isolé ne suffit pas. Croiser clinique, chronologie, localisation par salle/bande, performances et examens de laboratoire.

02 · Référence

Définir la santé du troupeau porcin

À l’échelle du troupeau, la santé correspond à la capacité d’une population de porcs à maintenir des fonctions biologiques et des performances attendues avec un niveau faible et stable de maladie, de douleur, de mortalité et de recours aux traitements. Cette définition intègre les infections, mais aussi les facteurs non infectieux: ambiance, nutrition, mycotoxines, qualité de l’eau, traumatismes, conduite, densité, stress thermique et bien-être.

03 · Référence

Les indicateurs sentinelles à suivre chaque semaine et chaque bande

Un tableau de bord sanitaire utile doit combiner des indicateurs précoces, capables d’alerter avant une forte perte de performance, et des indicateurs de résultat. Les valeurs cibles dépendent de l’élevage, du type génétique, de l’âge au sevrage, du statut sanitaire, du type de logement et du marché. La meilleure référence immédiate reste donc l’historique propre de l’élevage, complété par les références nationales.

04 · Référence

Repères français GTE 2024 : mortalité, croissance et santé indirecte

La GTE IFIP 2024 offre des repères technico-économiques nationaux. Pour 1 062 élevages naisseurs-engraisseurs, le taux moyen de pertes et saisies est de 2,8 % en post-sevrage et de 3,4 % en engraissement; le cumul sevrage-vente est de 6,2 %. Le GMQ technique moyen atteint 474 g/j en post-sevrage 8-30 kg et 858 g/j en engraissement 30-115 kg.

Ces chiffres ne constituent pas des “seuils sanitaires”: la GTE agrège mortalités, euthanasies et saisies selon les conventions du système, et les différences d’âge, de poids, de sexe, de statut sanitaire et de conduite influencent les résultats. Leur intérêt est surtout de situer un élevage et de suivre sa trajectoire.

05 · Référence

Principaux syndromes : raisonner d’abord par tableau clinique

Dans un élevage, la première décision n’est pas de “nommer la maladie” mais de caractériser le syndrome et sa dynamique. Cette approche limite les diagnostics intuitifs et améliore la qualité des prélèvements. Plusieurs agents peuvent coexister, et des facteurs d’ambiance ou de conduite peuvent transformer une infection subclinique en épisode sévère.

06 · Référence

Interpréter les résultats de laboratoire

Résapath rassemble des antibiogrammes réalisés après des prélèvements diagnostiques. Cette sélection de cas ne représente pas la prévalence des maladies dans tous les élevages. Croiser un résultat avec les signes cliniques, l’âge des animaux et l’historique de traitements avant de décider avec le vétérinaire.

07 · Référence

Complexe respiratoire porcin : maladie, co-infections et ambiance

Les troubles respiratoires résultent souvent d’une combinaison entre agents primaires ou immunomodulateurs, bactéries secondaires et facteurs d’ambiance. SDRP, influenza A porcin, Mycoplasma hyopneumoniae, circovirus porcin de type 2, Actinobacillus pleuropneumoniae, Pasteurella multocida ou Glaesserella parasuis peuvent intervenir selon le statut de l’élevage. La densité, les mélanges, la continuité d’âge, les écarts thermiques, l’ammoniac et les poussières modulent fortement l’expression clinique.

08 · Référence

Repères chiffrés GTE 2024

Le tableau reprend les repères nationaux cités dans cette page. Ce sont des moyennes de réseau, à lire avec leurs conventions de calcul.

Repères GTE 2024 pour 1 062 élevages naisseurs-engraisseurs
IndicateurRepère GTE 2024
Pertes et saisies en post-sevrage2,8 %
Pertes et saisies en engraissement3,4 %
Cumul sevrage-vente6,2 %
GMQ technique en post-sevrage 8-30 kg474 g/j
GMQ technique en engraissement 30-115 kg858 g/j

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Les pertes et saisies GTE sont-elles des seuils sanitaires?

Non. La GTE agrège mortalités, euthanasies et saisies selon ses conventions. Ces repères servent à situer un élevage et à suivre sa trajectoire, pas à fixer un seuil.

Un résultat de laboratoire représente-t-il tous les élevages?

Non. Résapath rassemble des antibiogrammes issus de prélèvements diagnostiques. Cette sélection ne représente pas la prévalence des maladies dans tous les élevages.

Quelle référence suivre pour la santé d’un élevage?

L’historique propre de l’élevage, complété par les références nationales. Un indicateur isolé ne suffit pas : il faut croiser clinique, chronologie, salle ou bande, performances et laboratoire.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.