Référence agronomique · France

Cultures · Prairies, fourrages & couverts

Phacélie

Phacelia tanacetifolia Benth.

Phacélie : réussir un couvert d’interculture mellifère, du choix de la parcelle à la destruction avant la culture suivante.

Mis à jour le 04/10/2026 Lecture 4 min
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Phacélie — illustration documentaire (Cultures, Prairies, fourrages & couverts)
Phacélie · Photo : Victor Engmark · CC BY-NC
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Famille

Boraginacées

Usage

Couvert d’interculture

Implantation

Lit de semences fin

À surveiller

Montée à graines

01 · Guide

Identifier la phacélie et ses usages

Espèce annuelle : Phacelia tanacetifolia Benth. , aujourd’hui rattachée à la famille des Boraginaceae ; de nombreuses fiches agronomiques historiques la rangent encore parmi les Hydrophyllaceae.

Usage principal en France : couvert d’interculture non exporté, plante de service et couvert mellifère ; la valorisation fourragère est jugée peu adaptée dans la fiche ARVALIS.

Densité technique de référence ARVALIS en culture pure : 7 kg/ha avec un PMG de 2,0 g, à ajuster pour viser environ 350 graines/m².

02 · Guide

Identité botanique, origine et terminologie

Système racinaire qualifié de pivotant dans les références ARVALIS : intérêt pour l’exploration de l’horizon de surface et la création de bioporosité, sans assimiler cet effet à une décompaction mécanique profonde.

La phacélie appartient à une famille botanique distincte des Brassicacées et des Poacées. Cette différence aide à diversifier un mélange, mais ne dispense pas de vérifier la date de semis, la culture suivante et la disponibilité en eau.

03 · Guide

Place de la phacélie dans l’agriculture française

L’usage de la phacélie est diffus et suit avant tout les zones de grandes cultures, de polyculture-élevage et de cultures industrielles où l’interculture longue est fréquente. Les références techniques actuelles existent en Bretagne, Hauts-de-France, Centre-Val de Loire, Pays de la Loire et autres régions ; cette diffusion ne signifie pas que la dose, la date de semis ou la durée de maintien soit identique partout.

04 · Guide

Climat, température, eau et implantation

La tolérance de la graine à une humidité limitée du lit de semences est classée « moyenne » par ARVALIS. L’objectif n’est pas de semer dans une poussière sèche en comptant sur une pluie hypothétique : il faut chercher une fenêtre combinant température acceptable, humidité suffisante, profondeur régulière et possibilité de recouvrement. Une pluie après semis devient particulièrement déterminante pour les semis à la volée non recouverts.

05 · Guide

Préparation du sol, profondeur et techniques de semis

Une parcelle fortement infestée de vivaces ou d’adventices difficiles peut ne pas être compatible avec le semis avant moisson, car il supprime la fenêtre de déchaumage de nettoyage.

Pour la petite graine de phacélie, l’homogénéité d’épandage en grande largeur doit être vérifiée : granulométrie, vent, largeur réelle et réglage de l’épandeur sont déterminants.

06 · Guide

Biomasse : production, mesure et interprétation

La biomasse produite dépend d’abord de la levée et de l’eau disponible pendant l’interculture. Un prélèvement sur plusieurs placettes donne un repère plus utile qu’une valeur moyenne déduite de la seule dose de semis.

La méthode la plus robuste à la ferme est le prélèvement sur plusieurs placettes représentatives, la pesée de matière fraîche, puis l’estimation de matière sèche à l’aide d’un protocole ou de la méthode MERCI. Pour estimer l’azote absorbé dans les parties aériennes, ARVALIS propose la relation : N absorbé (kg/ha) = biomasse (t MS/ha) × teneur N (% MS) × 10.

07 · Guide

Azote : piégeage, restitution et rapport C/N

Pour la phacélie, maintenir le couvert plus longtemps augmente souvent la biomasse et le N total absorbé, mais peut aussi augmenter la lignification et diminuer la proportion d’azote rapidement restituée. L’objectif est donc un compromis : maximiser le service de capture sans générer un résidu trop carboné juste avant une culture exigeante en azote. ARVALIS recommande explicitement d’anticiper la destruction de la phacélie et des graminées lorsque le risque de C/N élevé devient important.

Repères de la phacélie cités dans cette fiche.
RepèreValeurPrécaution
Azote absorbé (formule ARVALIS)N absorbé (kg/ha) = biomasse (t MS/ha) × teneur N (% MS) × 10Biomasse mesurée par prélèvement sur placettes
Densité de référence7 kg/ha pour un PMG de 2,0 gViser environ 350 graines/m²
Maintien du couvertBiomasse et azote absorbé souvent plus élevésLignification accrue et azote restitué moins rapidement
DestructionAnticiper quand le risque de C/N élevé devient importantAvant une culture exigeante en azote

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Quel usage principal pour la phacélie?

Couvert d’interculture non exporté, plante de service et couvert mellifère. La valorisation fourragère est jugée peu adaptée dans la fiche ARVALIS.

Quelle dose de semis?

En culture pure, la référence ARVALIS est de 7 kg/ha pour un PMG de 2,0 g, à ajuster pour viser environ 350 graines/m².

Quand détruire la phacélie avant une culture exigeante en azote?

ARVALIS recommande d’anticiper la destruction lorsque le risque de C/N élevé devient important, pour éviter un résidu trop carboné juste avant la culture suivante.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.