Référence agronomique · France

Grandes cultures · Conduite de la féverole

Floraison de la féverole

La floraison de la féverole est une période sensible à l’eau et aux températures. L’observation des fleurs, des gousses et de la parcelle aide à situer la formation du rendement et les interventions possibles.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Floraison de la féverole — illustration documentaire (Grandes cultures, Conduite de la féverole)
Floraison de la féverole · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour guider la lecture.

Stade

Observer les fleurs

Eau

Vigilance à mi-floraison

Suite

Suivre les gousses

Risque

Chaleur et déficit hydrique

01 · Guide

Situer la floraison

La floraison transforme le potentiel végétatif en gousses. Son calendrier varie avec le type de féverole, la variété et le climat.

Les fleurs et les gousses peuvent coexister sur plusieurs étages d’une même plante. Relever début, milieu et fin de floraison aide à situer les épisodes secs ou chauds. La seule presence de fleurs ne garantit pas leur transformation en graines.

02 · Guide

Observer la progression par étages

Sur une même plante, la floraison progresse par étages et les premières gousses apparaissent tandis que d’autres fleurs restent ouvertes. Observer plusieurs plantes à intervalles réguliers aide à dater les épisodes de chaleur ou de déficit hydrique et à comprendre leur effet sur le nombre de gousses.

03 · Guide

Reconnaître les stades

Noter l’apparition des fleurs sur plusieurs plantes représentatives. Le nombre de fleurs ne correspond pas directement au nombre de graines récoltées.

Pour la production de graines, la floraison est l'une des phases les plus importantes du cycle parce que chaque fleur constitue un site potentiel de gousse et chaque ovule un site potentiel de graine. Le rendement final dépend moins du nombre maximal de fleurs produites que de la capacité de la plante à féconder puis retenir une fraction de ces fleurs et jeunes gousses. La féverole peut produire beaucoup plus de structures reproductrices qu'elle n'en conservera jusqu'à maturité: la compétition entre organes, la pollinisation, l'alimentation carbonée et azotée, l'eau et les stress thermiques déterminent les avortements successifs.

Terres Inovia décrit un besoin en eau important à partir de la mi-floraison et pendant le remplissage. Si une irrigation est possible, confronter le stade réel, la réserve du sol et la pluie annoncée avant de programmer un apport.

04 · Guide

Observer les fleurs et les insectes

La visite des fleurs dépend de la météo et de l’environnement. Éviter de déduire une nouaison ou un rendement d’une seule observation.

Observer la floraison sur plusieurs plantes et à différents moments de la journée. Les visites d’insectes varient avec le temps et ne donnent pas seules une mesure de rendement.

La présence d’abeilles ou de bourdons renseigne sur l’activité de visite, mais le résultat dépend également de la météo et de la plante. Éviter de transformer un comptage ponctuel d’insectes en estimation de rendement. En période de floraison, toute intervention doit respecter les règles de protection des pollinisateurs en vigueur.

05 · Guide

Protéger la formation des gousses

Après les premières fleurs, observer l’eau du sol et la météo. Terres Inovia souligne l’importance du déficit hydrique de mi-floraison à la maturité.

Si l’irrigation est possible, décider selon la réserve du sol et le stade plutôt qu’une date fixe. Un apport trop précoce peut favoriser la végétation aux dépens des gousses.

Le besoin en eau reste élevé après la fin de floraison, lorsque les graines grossissent. Terres Inovia indique que la féverole peut encore consommer environ 180 mm entre fin floraison et maturité physiologique. Il s’agit d’un besoin de la culture, pas d’une dose d’irrigation à appliquer sans bilan hydrique.

Vigilance hydrique pendant la floraison et le remplissage
PériodePoint de vigilance
Mi-floraison et remplissageBesoin en eau important ; confronter stade, réserve du sol et pluie annoncée
Fin de floraison à maturité physiologiqueEnviron 180 mm consommés selon Terres Inovia : un besoin de la culture, non une dose à appliquer

06 · Guide

Suivre la fin de floraison

La présence de fleurs, de petites gousses et de gousses en remplissage peut coexister sur une même plante. Noter les stades sur plusieurs zones.

Le nombre de fleurs n’annonce pas seul le rendement final. Les pertes de gousses et le remplissage dépendent encore de l’eau, de la chaleur et de l’état sanitaire.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

La présence de fleurs garantit-elle le rendement?

Non. La présence de fleurs ne garantit pas leur transformation en graines. Le rendement dépend de la capacité de la plante à retenir une fraction de ses fleurs et jeunes gousses.

Faut-il irriguer dès le début de floraison?

Pas à date fixe. Un apport trop précoce peut favoriser la végétation aux dépens des gousses ; la décision se prend selon la réserve du sol et le stade.

Les visites d’insectes suffisent-elles à estimer le rendement?

Non. Les visites d’insectes varient avec le temps et ne donnent pas seules une mesure de rendement.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.

  1. Terres Inovia

    Guide de culture de la féverole 2024

    Consulté en octobre 2026

  2. Terres Inovia

    Les atouts agronomiques de la féverole

    Consulté en octobre 2026