01 · Référence
Résumé opérationnel
La féverole n’a pas un seul « ravageur-type » : les pertes changent de nature selon l’organisme et le stade. Le sitone menace surtout la fonction de fixation symbiotique de l’azote via les nodosités ; les pucerons peuvent pénaliser croissance, floraison et virologie ; la bruche dégrade surtout la qualité commerciale et germinative des graines ; les nématodes Ditylenchus créent un risque parcellaire durable. La protection robuste repose donc sur une succession d’observations et non sur un traitement systématique. [S4-S10]
Source / lecture : Terres Inovia 2024-2026, DRAAF Normandie BSV 03/06/2026, INRAE/Ephytia. [S4-S10,S18]
02 · Référence
Contexte français et poids économique de la culture
La féverole (Vicia faba) est une légumineuse protéagineuse utilisée en alimentation animale, en alimentation humaine et, après transformation, dans des ingrédients ou l’aquaculture. Elle apporte un précédent agronomique intéressant grâce à la fixation symbiotique de l’azote. La féverole de printemps est surtout présente dans le Nord-Ouest et l’Est ; la féverole d’hiver est davantage cultivée dans le Centre et le Sud-Ouest. [S2,S3]
Pour la récolte 2025, Terres Univia, en reprenant des chiffres Agreste mis à jour en juin 2026, retient environ 112 000 ha, un rendement moyen de 25,2 q/ha et 283 000 t produites. Pour 2026, l’estimation Agreste arrêtée au 1er mai est de 106 000 ha, soit -5,6 % par rapport à 2025, mais +26,4 % par rapport à la moyenne 2021-2025. [S1,S2]
03 · Référence
Raisonner les ravageurs par fonction, pas par simple présence
Une observation n’a de sens que reliée à une fonction de la plante et au stade. Avant 6 feuilles, la culture installe son système racinaire, ses nodosités et sa surface foliaire : le sitone et les pucerons précoces peuvent toucher des fonctions déterminantes. À floraison, les pucerons menacent directement les organes reproducteurs et les viroses restent possibles ; la bruche devient surtout un problème de qualité. Après récolte, la priorité est la conformité du lot et la réduction des adultes sortant des graines. [S4,S6,S9,S18]
• Sitone : les encoches visibles sont un indicateur ; la nuisance la plus importante est souterraine, par les larves dans les nodosités.
• Pucerons : séparer nuisibilité directe, dynamique de colonie et risque de virose, particulièrement pénalisant lors d’une contamination précoce.
• Bruche : la perte de valeur peut précéder toute perte de rendement mesurable.
• Ditylenchus : penser historique parcellaire et semence, car le problème peut persister plusieurs années.
04 · Référence
Pucerons : le risque le plus dynamique
4.1 Puceron noir de la fève - Aphis fabae
Aphis fabae est le puceron de référence de la féverole. L’aptère mesure environ 2 mm, avec un corps trapu noir mat à verdâtre foncé. Les colonies peuvent former des « manchons » visibles sur les tiges. L’espèce est très polyphage ; les œufs d’hiver sont notamment portés par le fusain d’Europe et la viorne obier, puis les ailés colonisent de nombreuses plantes-hôtes au printemps. INRAE/Ephytia indique que les colonies peuvent croître très rapidement avant de régresser sous l’action de parasites et prédateurs. [S17,S19]
• Ponction de sève : flétrissement, décoloration et ralentissement de croissance.
• Floraison : avortement de fleurs et de jeunes gousses lorsque les colonies deviennent importantes.
• Viroses : l’enjeu peut devenir majeur lorsque l’infection survient tôt ; le puceron vert du pois peut également intervenir comme vecteur.
05 · Référence
Observer les pucerons correctement
Les pucerons sont souvent agrégés. Le BSV Normandie 2026 souligne que les bordures peuvent être plus colonisées que l’intérieur. Une observation uniquement en bordure peut donc surestimer le niveau moyen ; une seule diagonale rapide peut au contraire manquer un foyer. [S18]
Source / lecture : Guide féverole bio 2025, Terres Inovia ; étude nord-France 2019-2020. [S5,S20]
5.3 Le puceron vert du pois - Acyrthosiphon pisum
Le puceron vert est moins typique de la féverole que Aphis fabae, mais il peut être présent, parfois simultanément. Il se laisse facilement tomber lorsque la plante est agitée, ce qui permet de compléter l’observation visuelle par un battage sur support clair. Sa nuisibilité directe est généralement moindre sur féverole, mais son rôle de vecteur de viroses justifie une vigilance en début de cycle. [S7]
En 2026, Terres Inovia a de nouveau insisté sur une surveillance des légumineuses de printemps dès la levée. Fin avril, dans la zone Nord & Est, les féveroles de printemps se situaient globalement à 4-6 feuilles avec une forte activité de sitones ; la vigilance pucerons était également renforcée par le temps sec et doux. Le BSV Pays de la Loire du 21 avril 2026 signalait les premiers manchons de pucerons noirs dans une parcelle de Maine-et-Loire ainsi que des coccinelles adultes dans les parcelles suivies. [S16,S21]
06 · Référence
Sitone du pois - Sitona lineatus
6.1 Reconnaître le ravageur et comprendre la vraie nuisance
Le sitone du pois est un petit charançon gris-brun d’environ 4 à 5 mm. Les adultes découpent des encoches semi-circulaires sur le bord des feuilles. Ces morsures sont surtout un marqueur d’activité : les larves gagnent le sol, consomment les nodosités puis les racines, ce qui peut perturber la fixation symbiotique de l’azote et ralentir la végétation. [S6,S8]
Figure 4 - Sitone : distinguer le symptôme visible sur feuille du dommage fonctionnel sur nodosités. [S6,S8,S23]
07 · Référence
Bruche de la féverole - Bruchus rufimanus
7.1 Un ravageur de qualité avant d’être un ravageur de rendement
08 · Référence
Bruche après récolte : stockage, conformité et réduction de population
Les lots marchands doivent être exempts d’insectes vivants La bruche ne se reproduit pas dans la masse stockée mais les adultes peuvent sortir des graines au silo Une gestion précoce du lot réduit les insectes vivants et limite la recolonisation des parcelles voisines la campagne…
| Repère | Valeur / champ |
|---|---|
| Version | 23 août 2026 |
| Sources prioritaires | Agreste, Terres Inovia, Terres Univia, INRAE/Ephytia, DRAAF-BSV, ANSES E-Phy, Légifrance, publications scientifiques. |
| Données évolutives | Produits, usages, doses, stades, ZNT, DAR, seuils régionaux et informations de campagne doivent être revérifiés au moment de la décision. |
| Connexions | « Choisir une variété de féverole » à « Rotation avec la féverole » : choix variétal, semis, nodulation, stades, floraison, maladies, adventices, désherbage, récolte, stockage, qualité et économie de la féverole. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur résumé opérationnel ?
La féverole n’a pas un seul « ravageur-type » : les pertes changent de nature selon l’organisme et le stade. Le sitone menace surtout la fonction de fixation symbiotique de l’azote via les nodosités ; les pucerons peuvent pénaliser croissance, floraison et virologie ; la bruche dégrade surtout la qualité commerciale et germinative des graines ; les nématodes Ditylenchus créent un risque parcellaire durable. La protection robuste repose donc sur une succession d’observations et non sur un traitement systématique. [S4-S10] Source / lecture : Terres Inovia 2024-2026, DRAAF Normandie BSV 03/06/2026, INRAE/Ephytia. [S4-S10,S18] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur contexte français et poids économique de la culture ?
La féverole Vicia faba est une légumineuse protéagineuse utilisée en alimentation animale en alimentation humaine et après transformation dans des ingrédients ou l’aquaculture Elle apporte un précédent agronomique intéressant grâce à la fixation symbiotique de l’azote La féverole de printemps est surtout présente dans le Nord-Ouest et l’Est la féverole d’hiver est davantage cultivée dans le Centre et le Sud-Ouest S2 S3 Pour la récolte 2025 Terres Univia en reprenant des chiffres Agreste mis à jour en juin 2026 retient environ 112 000 ha un rendement moyen de 25 2… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur raisonner les ravageurs par fonction, pas par simple présence ?
Une observation n’a de sens que reliée à une fonction de la plante et au stade Avant 6 feuilles la culture installe son système racinaire ses nodosités et sa surface foliaire le sitone et les pucerons précoces peuvent toucher des fonctions déterminantes À floraison les pucerons menacent directement les organes reproducteurs et les viroses restent possibles la bruche devient surtout un problème de qualité Après récolte la priorité est la conformité du lot et la réduction des adultes sortant des graines S4 S6 S9 S18 Sitone les encoches visibles sont… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur pucerons : le risque le plus dynamique ?
4 1 Puceron noir de la fève - Aphis fabae Aphis fabae est le puceron de référence de la féverole L’aptère mesure environ 2 mm avec un corps trapu noir mat à verdâtre foncé Les colonies peuvent former des manchons visibles sur les tiges L’espèce est très polyphage les œufs d’hiver sont notamment portés par le fusain d’Europe et la viorne obier puis les ailés colonisent de nombreuses plantes-hôtes au printemps INRAE Ephytia indique que les colonies peuvent croître très rapidement avant de régresser sous l’action de parasites et prédateurs… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur observer les pucerons correctement ?
Les pucerons sont souvent agrégés Le BSV Normandie 2026 souligne que les bordures peuvent être plus colonisées que l’intérieur Une observation uniquement en bordure peut donc surestimer le niveau moyen une seule diagonale rapide peut au contraire manquer un foyer S18 Source lecture Guide féverole bio 2025 Terres Inovia étude nord-France 2019-2020 S5 S20 5 3 Le puceron vert du pois - Acyrthosiphon pisum Le puceron vert est moins typique de la féverole que Aphis fabae mais il peut être présent parfois simultanément Il se laisse facilement tomber lorsque la… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur sitone du pois - sitona lineatus ?
6 1 Reconnaître le ravageur et comprendre la vraie nuisance Le sitone du pois est un petit charançon gris-brun d’environ 4 à 5 mm Les adultes découpent des encoches semi-circulaires sur le bord des feuilles Ces morsures sont surtout un marqueur d’activité les larves gagnent le sol consomment les nodosités puis les racines ce qui peut perturber la fixation symbiotique de l’azote et ralentir la végétation S6 S8 Figure 4 - Sitone distinguer le symptôme visible sur feuille du dommage fonctionnel sur nodosités S6 S8 S23 Source lecture Terres Inovia… [S01][S02][S03]





