01 · Référence
Synthèse opérationnelle
La féverole est une culture à fort intérêt agronomique mais dont le rendement peut être très instable lorsque plusieurs facteurs de stress se combinent. En France, les maladies les plus structurantes ne sont pas identiques selon le type de féverole, la région et l'année. La féverole d'hiver est exposée tôt au botrytis et, plus ponctuellement, à l'ascochytose ; la féverole de printemps est souvent plus saine en phase végétative mais peut subir la rouille et le botrytis autour de la floraison et du remplissage. Le mildiou peut provoquer des pertes de pieds lorsqu'une attaque primaire survient tôt, tandis que les maladies racinaires, les viroses, la cercosporiose et le sclérotinia ont un poids plus contextuel.
La campagne 2026 illustre cette variabilité. Début mars, Terres Inovia a signalé des conditions favorables au botrytis sur féverole d'hiver après un hiver humide alternant douceur et gel. Le BSV Pays de la Loire du 31 mars 2026 rapportait du botrytis sur toutes les parcelles de féverole observées dans son réseau, avec une pression moyenne à forte avant floraison. À l'inverse, les situations peuvent rester peu touchées certaines années ou dans certains bassins : le bilan BSV Normandie 2025 indiquait un botrytis fréquent mais globalement faible et une rouille peu signalée. La stratégie SILLOVA doit donc s'appuyer sur la parcelle et la météo, pas sur un calendrier fixe.
Sources principales : Terres Inovia, guides et pages techniques féverole 2024–2026 ; BSV Pays de la Loire 31/03/2026 ; BSV Normandie bilan protéagineux 2025 ; GEVES/CTPS ; Légifrance ; FRAC 2026.
02 · Référence
Place de la féverole en France et enjeu sanitaire
La féverole est un protéagineux de diversification qui fixe l'azote atmosphérique grâce à la symbiose rhizobienne et produit une graine riche en protéines. Les chiffres Terres Univia publiés en juillet 2026, après mise à jour Agreste de juin, indiquent environ 112 000 ha de féverole en France en 2025, un rendement moyen de 25,2 q/ha et une production de 283 000 t. Ces valeurs replacent les maladies dans un enjeu concret : sur une culture dont le rendement national reste modéré et variable, une perte de quelques quintaux par hectare peut modifier fortement la marge de l'atelier.
La maladie n'est toutefois qu'un élément de la construction du rendement. Les années sèches peuvent limiter la féverole sans pression fongique notable ; à l'inverse, une végétation dense et humide peut transformer une culture à fort potentiel en couvert très favorable au botrytis. Le diagnostic SILLOVA doit donc séparer quatre causes souvent imbriquées : maladies infectieuses, ravageurs, stress abiotiques et défauts d'implantation. Une parcelle hydromorphe, par exemple, peut jaunir par asphyxie racinaire puis devenir plus sensible aux agents opportunistes ; la présence d'un champignon sur une racine n'est pas toujours la cause primaire du dépérissement.
Terres Univia, « Les chiffres clés 2025 sont disponibles », 6 juillet 2026 ; Terres Inovia, Guide de culture Féverole conventionnel 2024 et guide bio 2025.
03 · Référence
Le triangle de la maladie : hôte × pathogène × environnement
Une maladie ne progresse que si trois conditions se rencontrent : un hôte sensible, un inoculum capable d'infecter et un environnement favorable. Chez la féverole, ce principe explique l'effet majeur de la date de semis, de la densité, de la fermeture du couvert et de l'hydromorphie. Une variété légèrement plus sensible peut rester saine dans un couvert aéré et sec ; la même variété peut être fortement touchée dans une parcelle semée tôt, dense, humide et protégée du vent.
04 · Référence
Protocole SILLOVA de diagnostic au champ
Le diagnostic fiable repose sur un échantillonnage répété et sur l observation de plusieurs organes Une visite rapide en bordure de parcelle favorise les erreurs les bords sont plus ventilés plus exposés aux produits et parfois plus touchés par les ravageurs SILLOVA doit proposer un…
05 · Référence
Clé de diagnostic rapide : ne pas confondre les taches
La reconnaissance visuelle oriente le diagnostic mais ne remplace pas une analyse de laboratoire lorsque l'enjeu semencier, contractuel ou réglementaire est important.
06 · Référence
Botrytis / « taches chocolat » : la maladie pivot de la féverole d’hiver
Le botrytis de la féverole est principalement attribué à Botrytis fabae C est la maladie aérienne la plus fréquemment citée sur féverole d hiver dans les références françaises Les symptômes commencent par de petites taches rondes à ovales de 2 à 3 mm brun chocolat…
07 · Référence
Ascochytose : une maladie moins fréquente mais à enjeu semencier
L ascochytose est due à Ascochyta fabae dont le téléomorphe est souvent référencé comme Didymella fabae dans la littérature En France elle est moins fréquente que le botrytis mais peut être sérieuse en année humide sur variétés sensibles ou en agriculture biologique Les lésions sont…
08 · Référence
Rouille : une maladie de fin de cycle potentiellement explosive
La rouille de la féverole est causée par Uromyces viciae-fabae souvent abrégé U fabae dans les documents techniques Les premières lésions apparaissent comme de petits points clairs puis des pustules brun-orangé entourées d un halo vert-jaune Les pustules libèrent des uredospores qui assurent des cycles…
| Maladie | Signature terrain | Période de vigilance | Repère de décision en France |
|---|---|---|---|
| Botrytis – Botrytis fabae | Très nombreuses taches brun chocolat 2–3 mm, coalescentes ; défoliation | Dès 6–8 feuilles en hiver ; surtout floraison | Terres Inovia : atteinte au potentiel à partir d’environ 10 % de surface foliaire touchée ; intervenir avant installation forte |
| Ascochytose – Ascochyta fabae | Peu de lésions, centre clair, halo sombre, pycnides noires ; lésions de tige/gousse | Dès 6–8 feuilles, floraison puis gousses | Pas de seuil universel publié dans les références françaises consultées ; raisonner avec symptômes, variété, météo et risque botrytis/rouille |
| Rouille – Uromyces viciae-fabae | Pustules brun-orangé puis foncées, halo jaune ; dessèchement rapide | Floraison à fin remplissage | Surveiller et traiter dès premières pustules si progression et potentiel, en respectant DAR et AMM |
| Mildiou – Peronospora viciae | Décolorations, feutrage gris-blanc sous feuille ; foyers nanifiés en attaque primaire | Levée puis floraison | Pas de solution foliaire efficace homologuée selon Terres Inovia ; prévention semences/rotation lorsque solution légale disponible |
| Maladies racinaires | Nécroses racinaires, jaunissement, nanisme en foyers | Levée à végétation | Diagnostiquer sol/racines ; correction de l’implantation et prévention prioritaire |
| Viroses | Nanisme, jaunissement/rougissement, mosaïque, crispation, gousses déformées | Dès arrivée des pucerons, surtout infections précoces | Diagnostic visuel insuffisant ; sérologie/labo si enjeu ; gestion des vecteurs et de la semence |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?
La féverole est une culture à fort intérêt agronomique mais dont le rendement peut être très instable lorsque plusieurs facteurs de stress se combinent En France les maladies les plus structurantes ne sont pas identiques selon le type de féverole la région et l année La féverole d hiver est exposée tôt au botrytis et plus ponctuellement à l ascochytose la féverole de printemps est souvent plus saine en phase végétative mais peut subir la rouille et le botrytis autour de la floraison et du remplissage Le mildiou peut provoquer… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur place de la féverole en france et enjeu sanitaire ?
La féverole est un protéagineux de diversification qui fixe l azote atmosphérique grâce à la symbiose rhizobienne et produit une graine riche en protéines Les chiffres Terres Univia publiés en juillet 2026 après mise à jour Agreste de juin indiquent environ 112 000 ha de féverole en France en 2025 un rendement moyen de 25 2 q ha et une production de 283 000 t Ces valeurs replacent les maladies dans un enjeu concret sur une culture dont le rendement national reste modéré et variable une perte de quelques quintaux… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le triangle de la maladie : hôte × pathogène × environnement ?
Une maladie ne progresse que si trois conditions se rencontrent un hôte sensible un inoculum capable d infecter et un environnement favorable Chez la féverole ce principe explique l effet majeur de la date de semis de la densité de la fermeture du couvert et de l hydromorphie Une variété légèrement plus sensible peut rester saine dans un couvert aéré et sec la même variété peut être fortement touchée dans une parcelle semée tôt dense humide et protégée du vent Pour le botrytis l humidité du couvert et la douceur… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur protocole sillova de diagnostic au champ ?
Le diagnostic fiable repose sur un échantillonnage répété et sur l observation de plusieurs organes Une visite rapide en bordure de parcelle favorise les erreurs les bords sont plus ventilés plus exposés aux produits et parfois plus touchés par les ravageurs SILLOVA doit proposer un protocole simple reproductible et compatible avec une photo ou un compte rendu de technicien Parcourir au minimum cinq zones représentatives en W ou en diagonale en évitant les seules bordures passages de roues et mouillères sauf si l objectif est précisément d expliquer un foyer… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur clé de diagnostic rapide : ne pas confondre les taches ?
La reconnaissance visuelle oriente le diagnostic mais ne remplace pas une analyse de laboratoire lorsque l'enjeu semencier, contractuel ou réglementaire est important. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur botrytis / « taches chocolat » : la maladie pivot de la féverole d’hiver ?
Le botrytis de la féverole est principalement attribué à Botrytis fabae C est la maladie aérienne la plus fréquemment citée sur féverole d hiver dans les références françaises Les symptômes commencent par de petites taches rondes à ovales de 2 à 3 mm brun chocolat généralement entourées d un halo plus foncé Lorsque les conditions restent favorables les lésions grossissent et fusionnent des plages nécrotiques se forment les feuilles chutent précocement et les tiges peuvent présenter des lésions allongées La floraison est particulièrement sensible une attaque forte peut réduire la… [S01][S02][S03]





