Référence agronomique · France

Aviculture · Volailles et productions

Canards à rôtir

Le canard à rôtir désigne en France les palmipèdes élevés pour la production de viande sans conduite vers le gavage. Deux bases biologiques dominent : le canard de Barbarie (Cairina moschata), marqué par un fort dimorphisme sexuel et des cycles longs, et le canard de Pékin (Anas platyrhynchos domesticus), plus précoce. Le mulard est surtout associé à la filière foie gras mais figure aussi dans les normes européennes de viande de volaille.

Mis à jour le 02/10/2026 Lecture 6 min
Commencer la lecture

Connectez-vous pour enregistrer cette ressource

Canards à rôtir — illustration documentaire (Aviculture, Volailles et productions)
Canards à rôtir · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Destination

Production de viande sans gavage

Canard de Barbarie

Cairina moschata

Canard de Pékin

Anas platyrhynchos domesticus

Conduite

Adapter durée de lot et alimentation à la souche

01 · Référence

Définir le type de canard et le débouché

Le canard à rôtir désigne en France les palmipèdes élevés pour la production de viande sans conduite vers le gavage. Deux bases biologiques dominent : le canard de Barbarie (Cairina moschata), marqué par un fort dimorphisme sexuel et des cycles longs, et le canard de Pékin (Anas platyrhynchos domesticus), plus précoce. Le mulard est surtout associé à la filière foie gras mais figure aussi dans les normes européennes de viande de volaille.

La filière a connu une forte contraction en 2025 : FranceAgriMer rapporte -20,4 % d'abattages de canards à rôtir, après des stocks élevés fin 2024 et des restrictions sanitaires en Vendée et Loire-Atlantique. Les premiers mois de 2026 montrent un rebond partiel : en mars, Agreste compte 2,0 millions de canards à rôtir abattus, +11,9 % sur un an, tout en restant 4,7 % sous la moyenne 2021-2025.

02 · Référence

Définition : ce que recouvre « canard à rôtir »

Dans les statistiques et la nomenclature françaises, « canard à rôtir » correspond au canard de chair, par opposition au canard prêt à gaver puis au palmipède gras en gavage. La destination économique est la viande : carcasse entière, canette, filet, cuisse, aiguillette ou produits élaborés.

Le canard à rôtir désigne en France les palmipèdes élevés pour la production de viande sans conduite vers le gavage. Deux bases biologiques dominent : le canard de Barbarie (Cairina moschata), marqué par un fort dimorphisme sexuel et des cycles longs, et le canard de Pékin (Anas platyrhynchos domesticus), plus précoce. Le mulard est surtout associé à la filière foie gras mais figure aussi dans les normes européennes de viande de volaille.

03 · Référence

Espèces, génétiques et morphologie productive

La première décision technique est le choix biologique. Le Barbarie exprime un dimorphisme sexuel particulièrement fort : la séparation des sexes facilite le pilotage des densités, de l'aliment, du calibre et de l'âge d'abattage. Le Pékin a un cycle plus court et une morphologie orientée carcasse/filet, avec une demande de précocité importante sur certains marchés.

Trois bases citées pour le canard à rôtir
BaseCaractère décrit dans la page
Canard de Barbarie (Cairina moschata)Fort dimorphisme sexuel et cycles longs
Canard de Pékin (Anas platyrhynchos domesticus)Cycle plus court, morphologie orientée carcasse et filet
MulardSurtout associé à la filière foie gras, présent aussi dans les normes européennes de viande de volaille

04 · Référence

Potentiels génétiques commerciaux : comment les lire

Les chiffres de sélection ci-dessous sont des potentiels annoncés par un sélectionneur, obtenus dans des conditions de référence. Ils ne constituent ni des moyennes nationales ni une garantie contractuelle. Les résultats d'élevage doivent être comparés au guide de la souche et au contrat de production.

05 · Référence

Géographie et organisation de la filière française

La production de canard à rôtir est historiquement forte dans l'Ouest, notamment Pays de la Loire, avec une présence également dans le Sud-Ouest. Le ministère cite explicitement le Sud-Ouest et les Pays de la Loire pour le Barbarie. Les bassins sont structurés autour des couvoirs, organisations de producteurs, fabricants d'aliments, abattoirs et ateliers de découpe.

L'organisation peut être intégrée ou contractuelle : le débouché impose souvent la génétique, le sexe, le poids-cible, la date de sortie et les spécifications de carcasse. L'éleveur doit donc piloter le lot comme une chaîne de valeur et non comme une simple prise de poids.

06 · Référence

Conjoncture 2024-2026

La baisse 2025 est atypique par son ampleur pour le canard à rôtir. Elle doit être interprétée avec les stocks fin 2024 et le contexte IAHP. En parallèle, les exportations françaises de viande de canard ont progressé de 20,7 % en 2025, tirées par l'Union européenne (+27,0 %), notamment Allemagne et Belgique. Ces chiffres regroupent la viande de canard et ne doivent pas être attribués intégralement au seul canard à rôtir.

Pour suivre la filière, comparer les abattages annuels de canards à rôtir sur un même périmètre, puis lire séparément les variations mensuelles et les exportations de viande de canard. Une hausse des exportations n'efface pas une baisse des abattages de cette catégorie : les deux séries ne portent pas exactement sur le même produit.

07 · Référence

Cycle de production et calendrier de lot

Le cycle débute avant l'arrivée des canetons : nettoyage-désinfection, vide sanitaire, préchauffage, contrôle eau/aliment, vérification du matériel et création des zones de démarrage. Les 48 premières heures conditionnent fortement l'homogénéité future.

08 · Référence

Démarrage des canetons

Les canetons ont besoin d'un microclimat chaud, sec et sans courant d'air, tout en conservant une qualité d'air correcte. La consigne de chauffage doit être validée par le comportement : regroupement = froid/courant d'air ; éloignement de la source et halètement = chaleur excessive ; répartition homogène = confort plus probable.

Prévoir de l’eau immédiatement disponible et facilement trouvable, avec débit adapté à l’âge.

Limiter les zones mouillées : le canard joue avec l’eau et produit beaucoup d’humidité ; abreuvoir et drainage sont donc centraux.

Contrôler plusieurs points du bâtiment, pas seulement la sonde de régulation.

Peser un échantillon représentatif à intervalles fixes ; l’uniformité est aussi importante que la moyenne.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Quelle différence entre canard de Barbarie et canard de Pékin?

Le Barbarie présente un fort dimorphisme sexuel et des cycles longs. Le Pékin a un cycle plus court et une morphologie orientée carcasse et filet.

Le canard à rôtir est-il un canard gras?

Non. Dans les statistiques françaises, « canard à rôtir » correspond au canard de chair, par opposition au palmipède gras élevé en gavage.

Les exportations de viande de canard suffisent-elles à juger la filière?

Non. Une hausse des exportations n’efface pas une baisse des abattages de canards à rôtir : les deux séries ne portent pas exactement sur le même produit.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.