01 · Référence
Définition : race, souche, espèce et hybride
La page « Races de canards » doit distinguer plusieurs niveaux qui sont souvent confondus dans le langage courant. La plupart des canards domestiques européens appartiennent au canard commun, issu du colvert (Anas platyrhynchos). Le canard de Barbarie appartient à une autre espèce domestiquée, Cairina moschata. Le canard mulard est un hybride interspécifique obtenu classiquement par croisement d’un mâle Barbarie avec une cane commune, souvent de type Pékin ; il est stérile.
Une « race locale française » correspond ici au périmètre de l’expertise nationale INRAE/FranceAgriMer publiée en 2023. Cette expertise souligne qu’il n’existe pas, pour les volailles, une liste réglementaire générale de races reconnues comparable à celle de plusieurs espèces de mammifères. L’ancienneté de la sélection avicole pyramidale a conduit l’expertise à examiner la localité et la continuité des populations au cas par cas.
Source / vérification : INRAE / FranceAgriMer / ministère de l’Agriculture, « Actualisation des listes de races menacées » (2023), annexe volailles : 9 races locales de canard commun, toutes menacées.
02 · Référence
Résumé exécutif
Neuf races locales de canards français sont retenues par l’expertise nationale : Duclair, Allier, Bourbourg, Challans, Rouen français, Estaires, Cou nu, Vouillé les Marais et Kriaxera.
Les neuf sont classées menacées d’abandon pour l’agriculture ; le seuil de référence utilisé dans l’expertise est de 500 femelles reproductrices en situation normale, porté à 750 lorsque des circonstances aggravantes sont identifiées.
Les races patrimoniales ne doivent pas être confondues avec les génétiques commerciales dominantes : canard Pékin, canard de Barbarie et canard mulard.
Le canard mulard est stérile. Il constitue néanmoins une génétique majeure de la filière française du canard gras, produite à partir d’un mâle Barbarie et d’une cane commune.
La filière française du foie gras reste économiquement majeure : FranceAgriMer indique 12 200 tonnes produites en France en 2024, environ 60 % de la production mondiale, 3 500 producteurs, 3 130 tonnes exportées et 92 M€ de chiffre d’affaires à l’export.
La page « Races de canards » doit distinguer plusieurs niveaux qui sont souvent confondus dans le langage courant. La plupart des canards domestiques européens appartiennent au canard commun, issu du colvert (Anas platyrhynchos). Le canard de Barbarie appartient à une autre espèce domestiquée, Cairina moschata. Le canard mulard est un hybride interspécifique obtenu classiquement par croisement d’un mâle Barbarie avec une cane commune, souvent de type Pékin ; il est stérile.
03 · Référence
Taxonomie et grands types domestiques
La distinction biologique explique des différences de durée d’incubation et de conduite. L’incubation des œufs de canard commun est proche de 28 jours, celle du Barbarie est proche de 35 jours et celle du mulard est intermédiaire, autour de 32 jours dans les références d’embryologie aviaire.
04 · Référence
Les 9 races locales françaises de canards
Les variétés reconnues par les standards avicoles français peuvent évoluer. La liste FFV de janvier 2024 mentionne notamment les variétés ci-dessus pour Duclair, Allier, Bourbourg, Challans, Rouen français, Estaires, Cou nu et Vouillé. Le Kriaxera est retenu comme race locale par l’expertise INRAE, mais ne se présente pas de la même manière dans la liste standardisée FFV consultée.
05 · Référence
Races locales versus génétiques commerciales
L’agriculteur français choisissant un canard ne choisit pas uniquement entre les neuf races patrimoniales. Les filières professionnelles utilisent surtout des souches et croisements sélectionnés pour la croissance, le rendement en filet, la conversion alimentaire ou l’aptitude au gavage.
06 · Référence
Reproduction, incubation et sélection
La conservation d’une race dépend d’abord du nombre de reproducteurs réellement contributeurs, pas du nombre total d’animaux visibles. Une population de cent canards peut perdre rapidement de la diversité si quelques mâles seulement produisent la majorité des descendants.
L’incubation des canards communs est généralement proche de 28 jours. Le Barbarie demande environ 35 jours. Les paramètres de température, humidité, retournement, ventilation et refroidissement éventuel doivent être adaptés au type d’œuf et au matériel ; une recette unique ne convient pas à tous les canards.
07 · Référence
Ponte et production d’œufs
La ponte est un débouché secondaire dans la plupart des filières françaises de canard, mais elle reste importante pour la reproduction, la vente d’œufs à couver et certaines races à double fin. Les performances annoncées dans des fiches anciennes ou associatives varient fortement : elles doivent être considérées comme des ordres de grandeur tant qu’un contrôle de ponte moderne n’est pas disponible.
08 · Référence
Alimentation
Les besoins alimentaires dépendent davantage du poids, de l’âge et de l’objectif de production que du seul nom de la race. Une race locale lente ne doit pas être rationnée comme un mulard en préparation au gavage, ni comme une souche Pékin à croissance rapide.
Démarrage : sécuriser protéines digestibles, énergie, acides aminés essentiels, minéraux et vitamines ; surveiller particulièrement la qualité de l’eau.
Croissance : ajuster la densité nutritionnelle à la courbe de croissance réelle ; mesurer l’indice de consommation au lieu d’utiliser une valeur générique.
Reproducteurs : maintenir un état corporel compatible avec fertilité et ponte, éviter l’engraissement excessif.
Parcours : l’herbe, les invertébrés et les ressources naturelles favorisent le comportement de recherche alimentaire mais ne remplacent pas une ration complète.
| Type | Espèce / origine | Reproduction | Usage français principal | Lien avec races locales |
|---|---|---|---|---|
| Canard commun | Anas platyrhynchos domesticus, issu du colvert | Fertile au sein de l’espèce | Chair, ponte, races patrimoniales, parent femelle du mulard | Les 9 races locales de l’expertise appartiennent à ce groupe. |
| Canard de Barbarie | Cairina moschata, domestication sud-américaine | Fertile au sein de l’espèce | Canard à rôtir, parent mâle du mulard, foie gras dans certains cahiers des charges | Aucune race locale française recensée par l’expertise 2023. |
| Canard mulard | Hybride mâle Barbarie × cane commune | Stérile | Canard gras, foie gras, magret, confit | Produit hybride ; ne constitue pas une race. |
| Canard Pékin | Race/type domestique de canard commun d’origine asiatique | Fertile | Chair à croissance rapide et parent commun des mulards | Important commercialement mais pas race locale française. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur définition : race, souche, espèce et hybride ?
La page Races de canards doit distinguer plusieurs niveaux qui sont souvent confondus dans le langage courant La plupart des canards domestiques européens appartiennent au canard commun issu du colvert Anas platyrhynchos Le canard de Barbarie appartient à une autre espèce domestiquée Cairina moschata Le canard mulard est un hybride interspécifique obtenu classiquement par croisement d’un mâle Barbarie avec une cane commune souvent de type Pékin il est stérile Une race locale française correspond ici au périmètre de l’expertise nationale INRAE FranceAgriMer publiée en 2023 Cette expertise souligne qu’il n’existe… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?
Neuf races locales de canards français sont retenues par l’expertise nationale Duclair Allier Bourbourg Challans Rouen français Estaires Cou nu Vouillé les Marais et Kriaxera Les neuf sont classées menacées d’abandon pour l’agriculture le seuil de référence utilisé dans l’expertise est de 500 femelles reproductrices en situation normale porté à 750 lorsque des circonstances aggravantes sont identifiées Les races patrimoniales ne doivent pas être confondues avec les génétiques commerciales dominantes canard Pékin canard de Barbarie et canard mulard Le canard mulard est stérile Il constitue néanmoins une génétique majeure de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie et grands types domestiques ?
La distinction biologique explique des différences de durée d’incubation et de conduite. L’incubation des œufs de canard commun est proche de 28 jours, celle du Barbarie est proche de 35 jours et celle du mulard est intermédiaire, autour de 32 jours dans les références d’embryologie aviaire. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les 9 races locales françaises de canards ?
Les variétés reconnues par les standards avicoles français peuvent évoluer. La liste FFV de janvier 2024 mentionne notamment les variétés ci-dessus pour Duclair, Allier, Bourbourg, Challans, Rouen français, Estaires, Cou nu et Vouillé. Le Kriaxera est retenu comme race locale par l’expertise INRAE, mais ne se présente pas de la même manière dans la liste standardisée FFV consultée. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur races locales versus génétiques commerciales ?
L’agriculteur français choisissant un canard ne choisit pas uniquement entre les neuf races patrimoniales. Les filières professionnelles utilisent surtout des souches et croisements sélectionnés pour la croissance, le rendement en filet, la conversion alimentaire ou l’aptitude au gavage. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur reproduction, incubation et sélection ?
La conservation d’une race dépend d’abord du nombre de reproducteurs réellement contributeurs, pas du nombre total d’animaux visibles. Une population de cent canards peut perdre rapidement de la diversité si quelques mâles seulement produisent la majorité des descendants. L’incubation des canards communs est généralement proche de 28 jours. Le Barbarie demande environ 35 jours. Les paramètres de température, humidité, retournement, ventilation et refroidissement éventuel doivent être adaptés au type d’œuf et au matériel ; une recette unique ne convient pas à tous les canards. [S01][S02][S03]





