Référence agronomique · France

Aviculture · Volailles et productions

Races d’oies

Référence technique · Races d’oies

L’oie domestique européenne est principalement issue de l’oie cendrée Anser anser D’autres lignées domestiques mondiales dérivent de l’oie cygnoïde Anser cygnoides notamment les types chinois Dans la filière française une race doit être distinguée d’une souche sélectionnée d’un croisement commercial et d’un produit sous signe de qualité Cette distinction est essentielle une Oie de Toulouse est une race Oie d’Anjou est une IGP définissant un produit un territoire et une conduite une lignée lourde utilisée en foie gras peut être sélectionnée commercialement sans constituer une race locale Pour les volailles la France ne possède pas un registre réglementaire général des races comparable à celui de plusieurs mammifères d’élevage L’expertise INRAE FranceAgriMer publiée en 2023 a…

Vérifié le 25 août 2026 Lecture 12 min
Commencer la lecture
Vue agricole consacrée à races d’oies
Races d’oies · Photographie documentaire SILLOVA
12 sources analyséesOrganismes publics et techniques
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères de campagne

Les chiffres à retenir

Chaque valeur garde son année, son statut et sa source.

01
Consolidé

Poitou / Deux-Sèvres-Vienne

Oie blanche du Poitou

Blanche · Viande, duvet/plumes, patrimoine · Menacée [S01][S02]

02
Consolidé

Toulousain / Sud-Ouest

Oie de Toulouse à bavette

Grise, chamois, blanche selon standards · Type très lourd, viande, histoire foie gras · Menacée [S01][S02]

03
Consolidé

Alsace

Oie d’Alsace

Grise, blanche, pie gris · Viande, foie gras traditionnel, patrimoine · Menacée [S01][S02]

04
Consolidé

Sud-Ouest

Oie de Toulouse sans bavette

Grise, chamois · Viande, type fermier lourd · Menacée [S01][S02]

01 · Référence

Définir « race d’oie » dans la filière avicole

L’oie domestique européenne est principalement issue de l’oie cendrée Anser anser. D’autres lignées domestiques mondiales dérivent de l’oie cygnoïde (Anser cygnoides), notamment les types chinois. Dans la filière française, une « race » doit être distinguée d’une souche sélectionnée, d’un croisement commercial et d’un produit sous signe de qualité. Cette distinction est essentielle : une Oie de Toulouse est une race ; « Oie d’Anjou » est une IGP définissant un produit, un territoire et une conduite ; une lignée lourde utilisée en foie gras peut être sélectionnée commercialement sans constituer une race locale.

Pour les volailles, la France ne possède pas un registre réglementaire général des races comparable à celui de plusieurs mammifères d’élevage. L’expertise INRAE/FranceAgriMer publiée en 2023 a donc identifié les populations locales au cas par cas à partir de leur histoire, de leur ancrage territorial, de leur continuité et de leur gestion.

Source / vérification : INRAE / FranceAgriMer / ministère de l’Agriculture, « Actualisation des listes de races menacées » (2023), annexe volailles.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

02 · Référence

Résumé exécutif

Les 12 races locales retenues sont : Oie blanche du Poitou, Toulouse à bavette, Alsace, Toulouse sans bavette, Bourbonnais, Touraine, type Bavent, Flamande, Landes, grise du Marais, normande et normande huppée.

Toutes sont classées menacées. Pour les volailles, l’expertise utilise un seuil de référence de 500 femelles reproductrices en situation normale, porté à 750 lorsque des circonstances aggravantes sont identifiées.

Les races vont de formats légers d’environ 4–5 kg à des types très lourds pouvant atteindre environ 9–10 kg chez les jars selon les standards associatifs ; format et aptitude doivent donc guider le choix.

Les usages historiques associent viande, engraissement, foie gras, plumes/duvet, garde, pâturage et parfois entretien écologique. Aujourd’hui, la conservation et les marchés fermiers premium prennent une importance croissante.

La production française de foie gras est désormais presque entièrement issue du canard : FranceAgriMer indique 12 200 t de foie gras en 2024, dont 99 % de canard, tandis que la production de foie gras d’oie a reculé de 87 % entre 2015 et 2024.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

03 · Référence

Standards de format : repères indicatifs

Les poids ci-dessous proviennent de standards avicoles et de répertoires associatifs. Ils décrivent un type racial attendu, pas une performance garantie en élevage. Le poids réel dépend de la lignée, du sexe, de l’âge, de l’alimentation et de la conduite.

Source / vérification : FFV / standards SCAF et répertoires avicoles associatifs ; valeurs à vérifier lors de toute mise à jour de standard.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

04 · Référence

Conservation génétique et statut de menace

Pour les volailles, l’expertise nationale utilise plusieurs indicateurs : nombre de femelles reproductrices, tendance démographique, proportion de reproduction en race pure, taille efficace de population, risque sanitaire, niveau d’organisation de la conservation et contexte économique/social. La petite taille des effectifs n’est donc pas le seul critère.

Éviter le « syndrome du jars champion » : un mâle utilisé massivement peut réduire la diversité même si l’effectif total paraît stable.

Conserver plusieurs familles et équilibrer la contribution des reproducteurs.

Documenter les échanges entre élevages afin de limiter la consanguinité et les doubles comptages.

Maintenir des caractères fonctionnels : fertilité, éclosabilité, aptitude au pâturage, croissance et viabilité.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

05 · Référence

Place réelle de l’oie dans l’aviculture française

L’oie est devenue une production de niche par rapport au poulet, à la dinde et au canard. Les publications mensuelles Agreste agrègent souvent les oies avec d’autres volailles dans les totaux, ce qui illustre l’absence de série conjoncturelle détaillée spécifique. Les races locales représentent une fraction encore plus petite.

Le cas du foie gras est particulièrement révélateur. FranceAgriMer indique pour 2024 une production française de 12 200 tonnes, soit environ 60 % du marché mondial, mais 99 % du foie gras français provient désormais du canard. La production de foie gras d’oie a diminué de 87 % entre 2015 et 2024.

Source / vérification : FranceAgriMer, « Fiche filière foie gras 2026 ».

Sources de cette section [S01][S02][S03]

06 · Référence

Reproduction : une contrainte structurante

La reproduction est plus saisonnière et moins prolifique que chez les poules commerciales. La littérature FAO indique que beaucoup de races d’oies produisent 30 à 50 œufs par an ou moins, avec une saison de ponte concentrée. La couvaison naturelle peut interrompre la ponte, tandis que la photopériode, l’état corporel, la nutrition et l’âge modulent fortement les performances.

L’incubation de l’oie domestique est généralement proche de 30 jours, avec variation selon la race et les conditions. Les œufs sont volumineux et nécessitent une gestion précise de stockage, retournement, humidité, ventilation et refroidissement éventuel. Les performances doivent être suivies par lot plutôt que copiées d’une recette générique.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

07 · Référence

Croissance, carcasse et qualité du produit

À titre de repère technique historique, la FAO décrit des systèmes intensifs où des oies de type chair peuvent atteindre environ 4 kg à 8–9 semaines et des poids plus lourds à 12–14 semaines. Ces valeurs concernent des types de production internationaux et ne doivent pas être appliquées automatiquement aux races françaises locales.

Sources de cette section [S01][S02][S03]

08 · Référence

Alimentation : l’avantage spécifique du pâturage

L’oie possède une forte aptitude à valoriser des fourrages herbacés. Cette capacité peut réduire la part de céréales ou d’aliments complets dans les systèmes extensifs, mais l’herbe seule ne couvre pas nécessairement les besoins des jeunes en croissance rapide, des reproducteurs ou d’une finition intensive.

0–3 semaines : phase de démarrage exigeante en température, protéines digestibles, acides aminés, vitamines et minéraux.

Croissance : ajuster la densité énergétique à l’objectif de poids et au niveau de pâturage.

Pâturage : rechercher un couvert jeune, feuillu et suffisamment dense ; les graminées trop fibreuses réduisent l’ingestion utile.

Reproducteurs : contrôler l’état corporel ; l’obésité peut dégrader fertilité, locomotion et ponte.

Repères documentés issus du dossier de référence SILLOVA.
RaceBerceau indicatifVariété/typeUsages historiques/actuelsStatut
Oie blanche du PoitouPoitou / Deux-Sèvres-VienneBlancheViande, duvet/plumes, patrimoineMenacée
Oie de Toulouse à bavetteToulousain / Sud-OuestGrise, chamois, blanche selon standardsType très lourd, viande, histoire foie grasMenacée
Oie d’AlsaceAlsaceGrise, blanche, pie grisViande, foie gras traditionnel, patrimoineMenacée
Oie de Toulouse sans bavetteSud-OuestGrise, chamoisViande, type fermier lourdMenacée
Oie du BourbonnaisBourbonnaisBlancheChair, grand formatMenacée
Oie de TouraineTouraineBlancheViande, pâturage, patrimoineMenacée
Sources de cette section [S01][S02][S03]

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Que faut-il retenir sur définir « race d’oie » dans la filière avicole ?

L’oie domestique européenne est principalement issue de l’oie cendrée Anser anser D’autres lignées domestiques mondiales dérivent de l’oie cygnoïde Anser cygnoides notamment les types chinois Dans la filière française une race doit être distinguée d’une souche sélectionnée d’un croisement commercial et d’un produit sous signe de qualité Cette distinction est essentielle une Oie de Toulouse est une race Oie d’Anjou est une IGP définissant un produit un territoire et une conduite une lignée lourde utilisée en foie gras peut être sélectionnée commercialement sans constituer une race locale Pour les volailles… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur résumé exécutif ?

Les 12 races locales retenues sont Oie blanche du Poitou Toulouse à bavette Alsace Toulouse sans bavette Bourbonnais Touraine type Bavent Flamande Landes grise du Marais normande et normande huppée Toutes sont classées menacées Pour les volailles l’expertise utilise un seuil de référence de 500 femelles reproductrices en situation normale porté à 750 lorsque des circonstances aggravantes sont identifiées Les races vont de formats légers d’environ 4 5 kg à des types très lourds pouvant atteindre environ 9 10 kg chez les jars selon les standards associatifs format et aptitude… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur standards de format : repères indicatifs ?

Les poids ci-dessous proviennent de standards avicoles et de répertoires associatifs. Ils décrivent un type racial attendu, pas une performance garantie en élevage. Le poids réel dépend de la lignée, du sexe, de l’âge, de l’alimentation et de la conduite. Source / vérification : FFV / standards SCAF et répertoires avicoles associatifs ; valeurs à vérifier lors de toute mise à jour de standard. [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur conservation génétique et statut de menace ?

Pour les volailles l’expertise nationale utilise plusieurs indicateurs nombre de femelles reproductrices tendance démographique proportion de reproduction en race pure taille efficace de population risque sanitaire niveau d’organisation de la conservation et contexte économique social La petite taille des effectifs n’est donc pas le seul critère Éviter le syndrome du jars champion un mâle utilisé massivement peut réduire la diversité même si l’effectif total paraît stable Conserver plusieurs familles et équilibrer la contribution des reproducteurs Documenter les échanges entre élevages afin de limiter la consanguinité et les doubles comptages Maintenir… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur place réelle de l’oie dans l’aviculture française ?

L’oie est devenue une production de niche par rapport au poulet à la dinde et au canard Les publications mensuelles Agreste agrègent souvent les oies avec d’autres volailles dans les totaux ce qui illustre l’absence de série conjoncturelle détaillée spécifique Les races locales représentent une fraction encore plus petite Le cas du foie gras est particulièrement révélateur FranceAgriMer indique pour 2024 une production française de 12 200 tonnes soit environ 60 du marché mondial mais 99 du foie gras français provient désormais du canard La production de foie gras d’oie… [S01][S02][S03]

Que faut-il retenir sur reproduction : une contrainte structurante ?

La reproduction est plus saisonnière et moins prolifique que chez les poules commerciales La littérature FAO indique que beaucoup de races d’oies produisent 30 à 50 œufs par an ou moins avec une saison de ponte concentrée La couvaison naturelle peut interrompre la ponte tandis que la photopériode l’état corporel la nutrition et l’âge modulent fortement les performances L’incubation de l’oie domestique est généralement proche de 30 jours avec variation selon la race et les conditions Les œufs sont volumineux et nécessitent une gestion précise de stockage retournement humidité ventilation… [S01][S02][S03]

Traçabilité

Sources utilisées

Les chiffres et repères affichés sur cette page renvoient à leur organisme d’origine. Les bases vivantes sont vérifiées avant toute recommandation opérationnelle.

8 sources affichées sur 12

  1. S01
  2. S02
  3. S03
  4. S04
  5. S05
  6. S06
  7. S07
  8. S08