01 · Référence
Pourquoi ces races comptent encore en 2026
Biodiversité génétique : les races locales conservent des combinaisons d’allèles différentes des lignées commerciales et constituent un réservoir de diversité pour l’adaptation future.
Résilience : leur histoire dans des systèmes souvent plein air, territorialisés et moins intensifs suggère un potentiel d’adaptation à des environnements variés ; ce potentiel doit toutefois être caractérisé race par race plutôt que présumé.
Double finalité : beaucoup de races locales ont historiquement été sélectionnées pour les œufs et la viande, à l’inverse de la spécialisation extrême des lignées modernes.
Valorisation des deux sexes : les systèmes à double fin peuvent offrir une voie pour réduire le problème économique et éthique lié à la spécialisation ponte/viande, même si leur compétitivité reste dépendante d’un marché premium.
Patrimoine territorial : plusieurs races sont fortement liées à un terroir et participent à l’image gastronomique ou culturelle locale.
02 · Référence
Place des races locales dans l’aviculture française
Le marché avicole français est dominé par des souches commerciales spécialisées : lignées chair à croissance rapide ou lente selon le segment, et hybrides de ponte. Les races françaises patrimoniales occupent un créneau beaucoup plus petit : reproducteurs de conservation, micro-filières de chair, œufs différenciés, vente directe, élevage familial, circuits gastronomiques et parfois démarches sous signe de qualité.
Le contraste d’échelle est important. FranceAgriMer indique qu’en 2025 la France a produit environ 1,287 million de tonnes équivalent carcasse de viande de poulet, pour une consommation apparente de 1,718 million de tonnes et 25,0 kg équivalent carcasse par habitant. Les races locales ne représentent qu’une fraction non mesurée de ce marché, faute de statistiques de production ventilées par race.
Cette absence de statistiques est elle-même un enjeu. L’étude FranceAgriMer/INRAE 2023 souligne que les détenteurs de volailles de races locales ne sont pas soumis à une identification individuelle comparable aux bovins et que les associations n’ont pas d’obligation générale de suivi d’effectifs. Sur 75 races de volailles analysées en 2022, seules 16 disposaient d’effectifs pouvant être établis de manière suffisamment rigoureuse.
Source / vérification : FranceAgriMer, consommation de produits carnés et œufs 2025 (publication juillet 2026) ; INRAE, étude de valorisation des races locales (2023).
Résilience : leur histoire dans des systèmes souvent plein air, territorialisés et moins intensifs suggère un potentiel d’adaptation à des environnements variés ; ce potentiel doit toutefois être caractérisé race par race plutôt que présumé.
03 · Référence
Les 47 races locales de poules retenues par l’expertise nationale
La localisation indiquée ci-dessus est une aide de lecture et non une définition légale de berceau. Certaines races ont connu des reconstitutions, des déplacements de noyaux ou des sélections modernes qui rendent leur aire actuelle plus large que leur territoire historique.
Double finalité : beaucoup de races locales ont historiquement été sélectionnées pour les œufs et la viande, à l’inverse de la spécialisation extrême des lignées modernes.
04 · Référence
races locales ont été étudiées avec quatre lignées commerciales témoins.
Le génotypage a porté sur environ 57 000 marqueurs SNP.
Les races locales présentent une forte différenciation entre elles ; le concept de race reste biologiquement pertinent.
Les populations gérées avec pedigree et plans d’accouplement ont pu conserver une diversité intra-race satisfaisante malgré de faibles effectifs.
Les tailles efficaces Ne estimées dans les populations suivies allaient d’environ 22 à 285 individus.
Les programmes ayant commencé plus tôt tendaient à présenter des tailles efficaces supérieures, ce qui plaide pour une gestion rapide avant effondrement démographique.
Valorisation des deux sexes : les systèmes à double fin peuvent offrir une voie pour réduire le problème économique et éthique lié à la spécialisation ponte/viande, même si leur compétitivité reste dépendante d’un marché premium.
05 · Référence
Éviter les accouplements entre apparentés grâce au pedigree ou, lorsque celui-ci est incomplet, à des outils moléculaires.
5. Maintenir les variétés internes lorsqu’elles représentent une composante réelle de diversité et pas seulement un critère esthétique récent.
L’étude génomique BioDivA publiée en 2022 a comparé 22 races locales françaises et quatre lignées commerciales avec une puce de 57 000 SNP. Elle montre une forte diversité entre races et une diversité intra-race globalement bien conservée dans les populations gérées. La différenciation génétique moyenne entre races locales est élevée (FST global d’environ 0,26 dans l’article), ce qui confirme que les races constituent des unités génétiques nettement distinctes et pas seulement des variantes de plumage.
06 · Référence
Sélectionner modérément sur des caractères fonctionnels mesurables sans éliminer excessivement de familles.
7. Conserver des ressources ex situ : ADN, cellules, semence et autres ressources via CRB-Anim/Cryobanque lorsque les techniques le permettent.
Source / vérification : Restoux G. et al., Genetics Selection Evolution 54, 56 (2022), DOI 10.1186/s12711-022-00746-2 ; INRAE, « Les races locales de poules françaises : une ressource à conserver ».
07 · Référence
Organiser les échanges entre élevages afin d’éviter l’isolement génétique des petits noyaux.
Le programme RESIGEN lancé en 2025 associe notamment SYSAAF, INRAE et partenaires pour renforcer la résilience et la souveraineté génétique avicole et porcine. Pour la poule, il prévoit notamment de travailler sur les cellules germinales primordiales, l’utilisation de semence fraîche/congelée et de nouvelles stratégies de gestion in situ des races locales.
Source / vérification : CRB-Anim / INRAE, lancement du programme RESIGEN (2025) ; Centre de Sélection de Béchanne ; Restoux et al. 2022.
Le marché avicole français est dominé par des souches commerciales spécialisées : lignées chair à croissance rapide ou lente selon le segment, et hybrides de ponte. Les races françaises patrimoniales occupent un créneau beaucoup plus petit : reproducteurs de conservation, micro-filières de chair, œufs différenciés, vente directe, élevage familial, circuits gastronomiques et parfois démarches sous signe de qualité.
08 · Référence
Centre de Sélection de Béchanne : rôle stratégique
Créé en 1956 pour structurer la sélection de la Gauloise Blanche destinée à la Volaille de Bresse, le Centre de Sélection de Béchanne joue aujourd’hui un rôle unique en France : sélection génétique, multiplication, accouvage et conservation de races anciennes sur un même site.
Le centre suit individuellement les animaux de ses troupeaux pedigree.
Les caractères enregistrés incluent notamment taux de ponte, poids des œufs, âge au début de ponte, poids des animaux et caractères phénotypiques.
Les données de performance sont traitées avec le SYSAAF.
Les unités de reproduction sont conçues pour préserver les familles et la traçabilité.
| Race | Berceau / association territoriale indicative | Statut expertise 2023 |
|---|---|---|
| Alsacienne | Alsace / Nord-Est | Menacée |
| Aquitaine | Sud-Ouest | Menacée |
| Ardennaise | Ardennes | Menacée |
| Sans queue des Ardennes | Ardennes | Menacée |
| Barbezieux | Charente / Barbezieux | Menacée |
| Bourbonnaise | Bourbonnais / Centre | Menacée |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur pourquoi ces races comptent encore en 2026 ?
Biodiversité génétique les races locales conservent des combinaisons d’allèles différentes des lignées commerciales et constituent un réservoir de diversité pour l’adaptation future Résilience leur histoire dans des systèmes souvent plein air territorialisés et moins intensifs suggère un potentiel d’adaptation à des environnements variés ce potentiel doit toutefois être caractérisé race par race plutôt que présumé Double finalité beaucoup de races locales ont historiquement été sélectionnées pour les œufs et la viande à l’inverse de la spécialisation extrême des lignées modernes Valorisation des deux sexes les systèmes à double fin peuvent… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur place des races locales dans l’aviculture française ?
Le marché avicole français est dominé par des souches commerciales spécialisées lignées chair à croissance rapide ou lente selon le segment et hybrides de ponte Les races françaises patrimoniales occupent un créneau beaucoup plus petit reproducteurs de conservation micro-filières de chair œufs différenciés vente directe élevage familial circuits gastronomiques et parfois démarches sous signe de qualité Le contraste d’échelle est important FranceAgriMer indique qu’en 2025 la France a produit environ 1 287 million de tonnes équivalent carcasse de viande de poulet pour une consommation apparente de 1 718 million de… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur les 47 races locales de poules retenues par l’expertise nationale ?
La localisation indiquée ci-dessus est une aide de lecture et non une définition légale de berceau. Certaines races ont connu des reconstitutions, des déplacements de noyaux ou des sélections modernes qui rendent leur aire actuelle plus large que leur territoire historique. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur races locales ont été étudiées avec quatre lignées commerciales témoins. ?
Le génotypage a porté sur environ 57 000 marqueurs SNP. Les races locales présentent une forte différenciation entre elles ; le concept de race reste biologiquement pertinent. Les populations gérées avec pedigree et plans d’accouplement ont pu conserver une diversité intra-race satisfaisante malgré de faibles effectifs. Les tailles efficaces Ne estimées dans les populations suivies allaient d’environ 22 à 285 individus. Les programmes ayant commencé plus tôt tendaient à présenter des tailles efficaces supérieures, ce qui plaide pour une gestion rapide avant effondrement démographique. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur éviter les accouplements entre apparentés grâce au pedigree ou, lorsque celui-ci est incomplet, à des outils moléculaires. ?
5. Maintenir les variétés internes lorsqu’elles représentent une composante réelle de diversité et pas seulement un critère esthétique récent. [S01][S02][S03]





