01 · Guide
Synthèse exécutive
Les Pays de la Loire constituent l'une des régions agricoles les plus diversifiées et les plus intensément productives de France. L'élevage reste le marqueur dominant : bovins lait et viande, porcins, volailles, lapins et caprins structurent les exploitations, l'emploi et un puissant tissu agroalimentaire. À cette base animale s'ajoutent des céréales et oléoprotéagineux, la viticulture ligérienne et vendéenne, les légumes, l'horticulture, l'arboriculture et la production de semences.
02 · Guide
Géographie agricole et cinq profils départementaux
La région se déploie de l'Atlantique au Bassin parisien sur cinq départements. Le gradient océanique, la diversité des sols et la proximité des marchés ont produit des agricultures très différenciées : prairies et élevages à l'ouest et au nord, cultures et élevages mixtes au centre, vignobles et cultures spécialisées dans le Maine-et-Loire, grandes cultures plus présentes dans la Sarthe et le sud-est, systèmes intensifs d'élevage et maraîchage en Vendée et Loire-Atlantique.
03 · Guide
Structures, foncier, statuts et main-d'œuvre
Le RA 2020 montre une recomposition profonde : les microexploitations reculent de 34 %, les petites de 23 % et les moyennes de 32 % par rapport à 2010, tandis que les grandes exploitations restent presque stables en nombre et progressent fortement en SAU, UGB, ETP et PBS. Les grandes exploitations représentaient 8 411 unités mais 1,092 Mha de SAU et 4,53 Md€ de PBS.
Les formes sociétaires prennent de l'importance. Les GAEC passent de 4 510 à 5 107 unités et concentrent près de 796 000 ha. Les exploitations individuelles reculent de 19 428 à 11 395, avec une forte baisse de SAU correspondante. Cette évolution modifie la gouvernance, la transmission, le financement et l'organisation du travail.
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Grandes exploitations | 8 411 unités |
| SAU des grandes exploitations | 1,092 Mha |
| PBS des grandes exploitations | 4,53 Md€ |
| GAEC | 5 107 unités |
| Exploitations individuelles | 11 395 unités |
04 · Guide
Sols, relief, bocage et potentiel agronomique
Les Pays de la Loire reposent sur l'ouest du Massif armoricain et sur des bassins sédimentaires à l'est. Les sols bruns acides, limono-argileux et schisteux dominent une grande partie de l'ouest, tandis que les calcaires et tuffeaux du Saumurois et de l'Anjou structurent les terroirs viticoles. Les vallées de la Loire, de la Sarthe, de la Mayenne et du Loir offrent des sols alluviaux fertiles mais parfois hydromorphes.
Le bocage est une infrastructure agronomique et écologique centrale : haies et talus limitent l'érosion, réduisent le vent, offrent de l'ombre au bétail, stockent du carbone et hébergent auxiliaires et biodiversité. À l'inverse, une densité élevée de parcelles hydromorphes ou compactables impose de raisonner le trafic, le drainage, le ressuyage et la portance.
05 · Guide
Climat, eau et adaptation
Le climat océanique est plus doux et humide à l'ouest, plus continentalisé vers la Sarthe et l'est du Maine-et-Loire. Les productions sont exposées aux sécheresses estivales, excès d'eau hivernaux, canicules, gels printaniers, grêle et tempêtes. Les systèmes d'élevage sont particulièrement sensibles aux déficits de pousse de l'herbe et aux coups de chaleur, tandis que viticulture, arboriculture et légumes sont sensibles aux événements phénologiques extrêmes.
06 · Guide
Élevage bovin lait : pilier régional
Le lait bovin est l'une des premières spécialisations régionales. Le RA 2020 comptait une forte proportion d'exploitations liées aux bovins lait, et la région reste l'un des principaux bassins laitiers français. Les systèmes vont du pâturage herbager aux systèmes maïs ensilage plus intensifs, avec des combinaisons variées de prairies temporaires, permanentes, maïs fourrage, céréales et coproduits.
07 · Guide
Bovins viande et systèmes allaitants
Les Pays de la Loire disposent d'un important cheptel allaitant, avec des bassins spécialisés en Mayenne, Sarthe, Maine-et-Loire et Vendée. Les races à viande, l'engraissement et la finition coexistent avec des exploitations naisseur-engraisseur et des systèmes mixtes. En 2025, les cours bovins se sont fortement appréciés sous l'effet d'une pénurie d'animaux en France et en Europe.
Cette hausse des prix améliore ponctuellement les marges mais ne résout pas les problèmes structurels : temps de travail, renouvellement, coût des bâtiments, autonomie fourragère et sensibilité à la sécheresse. La capacité à produire de l'herbe et du maïs fourrage à coût maîtrisé reste décisive.
08 · Guide
Porcins : filière dense et industrialisée
La filière porcine repose sur des élevages spécialisés et naisseur-engraisseur, un réseau d'aliments, d'abattage et de transformation et des débouchés nationaux. En 2024, les abattages porcins régionaux atteignent environ 197 000 tonnes équivalent carcasse. En 2025, la DRAAF indique un recul des cours du porc français dans un marché européen instable, ce qui dégrade les marges.
Les leviers sont l'indice de consommation, le prix d'aliment, la productivité des truies, la mortalité, la biosécurité, la ventilation, l'énergie et la gestion des effluents. La volatilité du couple céréales-soja est particulièrement importante pour le coût alimentaire.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quelles productions dominent les Pays de la Loire?
L’élevage reste le marqueur dominant : bovins lait et viande, porcins, volailles, lapins et caprins. Les céréales, oléoprotéagineux, viticulture, légumes et horticulture complètent cette base.
Comment la région est-elle répartie géographiquement?
La région compte cinq départements, de l’Atlantique au Bassin parisien. Les prairies et élevages dominent à l’ouest et au nord, tandis que les grandes cultures sont plus présentes dans la Sarthe et le sud-est.
Quelle évolution le recensement agricole 2020 montre-t-il?
Les microexploitations reculent de 34 %, les petites de 23 % et les moyennes de 32 % par rapport à 2010. Les grandes exploitations restent presque stables en nombre mais progressent fortement en surface.





