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Territoires agricoles · Agriculture régionale

Agriculture en Martinique

En Martinique, banane, canne et cultures vivrières occupent des espaces limités par le relief et le foncier. Les recensements décrivent des exploitations moins nombreuses et des filières aux enjeux distincts.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Agriculture en Martinique — illustration documentaire (Territoires agricoles, Agriculture régionale)
Agriculture en Martinique · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour comprendre le sujet.

Île

Relief contrasté

Banane

Filière export

Canne

Sucre et rhum

Vivrier

Cultures diversifiées

01 · Guide

Résumé exécutif

Le premier enjeu est la conservation du capital productif. Entre 2010 et l’estimation ESEA 2023, le nombre d’exploitations passe de 3 307 à environ 2 189 et la SAU de 24 982 à 19 978 ha. L’agrandissement moyen des exploitations ne compense donc pas la disparition d’unités ni le recul de l’espace agricole.

Exploitations et surface agricole utile, 2010 et 2023
IndicateurValeur
Exploitations en 20103 307
Exploitations, estimation ESEA 2023environ 2 189
SAU en 201024 982 ha
SAU, estimation ESEA 202319 978 ha

02 · Guide

Territoire, relief, climat et sols

L’agriculture martiniquaise est indissociable d’un relief volcanique très contrasté, d’un gradient hydrique marqué du nord vers le sud, d’une forte densité de population et d’une grande diversité de sols tropicaux. Ces paramètres expliquent une part importante de la géographie des productions.

03 · Guide

Répartition des surfaces et bassins de production

La géographie agricole ne se résume pas à un zonage administratif. Elle résulte de l’interaction entre relief, sols, pluviométrie, histoire foncière, accès à l’eau, logistique et spécialisation des filières.

04 · Guide

Canne, sucre et rhum : une filière territoriale à forte valeur identitaire

La canne à sucre est la deuxième grande culture de l’île. Son économie est aujourd’hui davantage orientée vers les distilleries et le rhum que vers le sucre, avec une campagne 2025 volumineuse mais une richesse saccharine faible.

La canne approvisionne la fabrication de sucre et de rhum, avec des contraintes de récolte et de transport propres aux bassins de production. Une baisse de production peut tenir à la surface, au rendement ou aux conditions de campagne : le mémento permet de distinguer ces dimensions.

05 · Guide

Banane et organisation de la filière

La banane destinée à l’exportation mobilise des surfaces, des emplois et des infrastructures de conditionnement spécifiques. Sa place dans l’économie agricole ne se mesure pas uniquement aux hectares cultivés.

Les rendements varient avec les conditions climatiques et sanitaires. Pour comparer deux années, il faut préciser si le chiffre porte sur la surface plantée, les volumes récoltés ou les volumes commercialisés.

06 · Guide

Petites exploitations et diversification

Fruits, légumes, tubercules et élevage sont portés par des exploitations aux modèles variés. Ils participent à l’offre alimentaire locale mais font face aux limites du foncier et aux aléas climatiques.

Le recensement agricole décrit les structures en 2020 ; une statistique de production annuelle répond à une autre question. Leur comparaison doit respecter ces dates et ces définitions.

07 · Guide

Foncier, relief et adaptation

Les terres cultivables sont réparties entre zones de relief, plaines et espaces déjà urbanisés. La disponibilité d’une parcelle ne se réduit pas à sa surface : accès, pente, eau et voisinage déterminent les cultures possibles.

Cette contrainte explique pourquoi la transmission et l’installation restent liées au foncier. Le recensement permet de situer les exploitations, tandis qu’un projet concret exige une analyse parcellaire et économique.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Combien d’exploitations la Martinique comptait-elle?

Le nombre d’exploitations passe de 3 307 en 2010 à environ 2 189 selon l’estimation ESEA 2023.

Quelle place occupe la canne dans l’agriculture martiniquaise?

La canne est la deuxième grande culture de l’île. Son économie est davantage orientée vers les distilleries et le rhum que vers le sucre.

Pourquoi le foncier limite-t-il les cultures possibles?

L’accès, la pente, l’eau et le voisinage déterminent les cultures possibles. La disponibilité d’une parcelle ne se réduit pas à sa surface.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.