01 · Guide
Géographie agricole de l’archipel
Grande-Terre repose principalement sur des formations calcaires récifales. Le relief est plus bas, avec des plateaux et les Grands Fonds. Le climat est globalement plus sec que sur Basse-Terre et l’irrigation y joue un rôle majeur. La canne à sucre, les cultures maraîchères, les prairies et l’élevage y occupent une place importante.
02 · Guide
Climat, eau et risques naturels
Le climat est tropical humide, avec une saison sèche — le carême — généralement de décembre à mai, et une saison humide de juin à novembre. La variabilité spatiale est extrême : la DEAL indique que les précipitations peuvent atteindre jusqu’à 10 m/an au sommet de la Soufrière, alors que Grande-Terre et les dépendances sont nettement plus sèches.
En juillet 2026, le dispositif sécheresse plaçait Grande-Terre et La Désirade en « alerte », tandis que Basse-Terre, Les Saintes et Marie-Galante étaient en vigilance. Cette actualité illustre la forte dissociation entre une île de Basse-Terre très arrosée et des bassins de consommation et d’irrigation situés notamment en Grande-Terre.
03 · Guide
Structure des exploitations agricoles
Le maintien de la SAU malgré la diminution du nombre d’exploitations signifie un léger agrandissement moyen, mais la taille reste très faible : 4,4 ha en moyenne. Cette structure est déterminante pour les choix de mécanisation, l’accès au foncier, la capacité d’investissement et la mutualisation du matériel.
En 2020, le travail est principalement assuré par les chefs d’exploitation ; la DAAF indique 58 % du volume de travail.
L’âge moyen des chefs/coexploitants atteint 55 ans ; 35 % ont 60 ans ou plus dans la synthèse du RA 2020.
04 · Guide
Filière canne – sucre – rhum
La canne à sucre reste la culture la plus structurante par la surface et par son rôle territorial. Elle alimente deux débouchés principaux : la fabrication de sucre et la distillation de rhum. Elle joue également un rôle paysager, social et patrimonial, particulièrement en Grande-Terre et à Marie-Galante.
La DAAF et l’Insee expliquent ces résultats par des conditions climatiques défavorables — alternance de chaleur et de précipitations intenses — et par une campagne raccourcie par des mouvements sociaux. La richesse saccharine de 6,7 % est nettement inférieure à la moyenne des dix années précédentes (8,8 %).
05 · Guide
Filière banane
La banane d’exportation est l’autre grande filière structurée. Elle est surtout implantée sur Basse-Terre, où humidité, sols volcaniques et disponibilité en eau sont favorables, mais elle est très exposée aux cyclones, au vent et à la cercosporiose noire.
En 2024, les exportations progressent d’environ 2 % mais restent affectées par les séquelles de la tempête Fiona de 2022 et la pression sanitaire. En 2025, la DAAF indique de nouveau une légère hausse des volumes sur l’ensemble de l’année ; certains mois d’automne 2025 ont même dépassé la moyenne olympique 2020-2024.
06 · Guide
Fruits, légumes, tubercules et diversification végétale
La diversification est stratégique pour la souveraineté alimentaire mais reste exposée à la petite taille des exploitations, aux maladies tropicales, aux importations, aux difficultés de commercialisation et aux aléas climatiques. ODEADOM estime pour 2024 une production de 25 139 t de légumes et 4 583 t de fruits hors banane.
| Production | Volume |
|---|---|
| Légumes (estimation ODEADOM) | 25 139 t |
| Fruits hors banane (estimation ODEADOM) | 4 583 t |
07 · Guide
Élevage
L’élevage est surtout bovin, porcin, avicole et caprin. Les prairies représentent plus de 11 000 ha, mais les volumes de viande bovine et porcine ont reculé sur la dernière décennie. La filière avicole est celle qui montre la dynamique la plus positive en 2024.
Le bilan 2025 publié en 2026 indique que seule la filière porcine est en hausse parmi les principales productions animales suivies. L’enjeu de l’élevage local est double : valoriser les surfaces en herbe et accroître le taux de couverture du marché local dans un territoire très importateur.
08 · Guide
Agriculture biologique
Les surfaces bio et en conversion progressent encore en 2024 (+3 %), mais la dynamique n’est pas homogène : les surfaces de légumes frais reculent fortement, tandis que les fruits et les surfaces incluant la canne biologique augmentent. L’agriculture biologique représente environ 4 à 5 % de la SAU selon la base de comparaison utilisée.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quelle est la taille moyenne des exploitations guadeloupéennes?
Elle est de 4,4 ha en moyenne. Malgré le maintien de la SAU, la taille reste très faible, ce qui pèse sur la mécanisation et l’accès au foncier.
Quelles sont les deux grandes filières structurées?
La canne, destinée à la fabrication de sucre et à la distillation de rhum, et la banane d’exportation, surtout implantée sur Basse-Terre.
Quelle part de la SAU est en agriculture biologique?
L’agriculture biologique représente environ 4 à 5 % de la SAU selon la base de comparaison utilisée. Les surfaces bio et en conversion progressent de 3 % en 2024.





