Référence agronomique · France

Territoires agricoles · Agriculture régionale

Agriculture en Île-de-France

L’agriculture francilienne est dominée par les grandes cultures de la grande couronne. Les exploitations doivent aussi gérer pression foncière, alternance de campagnes humides et sèches et proximité du marché urbain.

Mis à jour le 03/10/2026 Lecture 4 min
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Agriculture en Île-de-France — illustration documentaire (Territoires agricoles, Agriculture régionale)
Agriculture en Île-de-France · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Repères essentiels

Quatre points pour comprendre le sujet.

Territoire

Grande couronne

Cultures

Céréales dominantes

Foncier

Pression urbaine

Climat

Campagnes variables

01 · Guide

Structure des exploitations et main-d’œuvre

Entre 2010 et 2023, le nombre d’exploitations franciliennes est passé de 5 026 à 4 108. La baisse s’est accélérée entre 2020 et 2023, mais une partie du recul des micro-exploitations est liée au changement du critère d’agriculteur actif dans la PAC. Le phénomène de concentration structurelle demeure néanmoins : les exploitations restantes sont plus grandes et utilisent davantage de main-d’œuvre non familiale.

La catégorie « grande exploitation » est ici une classe de dimension économique fondée sur la production brute standard et non un jugement sur la surface. Dans les systèmes céréaliers franciliens, dimension économique et grande surface sont souvent corrélées, mais des productions spécialisées à forte valeur par hectare peuvent présenter l’inverse.

02 · Guide

Géographie agricole par département

L’agriculture francilienne est très majoritairement une agriculture de grande couronne. La Seine-et-Marne constitue de loin le premier département agricole par surface et par cheptel. Les Yvelines et l’Essonne assurent la transition avec les plateaux céréaliers de l’Ouest et du Sud ; le Val-d’Oise combine Vexin, Plaine de France et franges urbaines. Paris et la petite couronne conservent une agriculture résiduelle mais très diversifiée et fortement intégrée aux circuits de proximité.

03 · Guide

Systèmes de culture et assolement régional

Le système francilien type repose sur une rotation de grandes cultures mécanisées avec blé tendre comme pivot. Orges, colza, maïs grain, betterave sucrière, protéagineux, pommes de terre et cultures à fibre complètent les successions. Les choix réels dépendent des sols, des débouchés contractuels, de la distance aux outils de collecte/transformations, des résistances d’adventices, du risque sanitaire et de la disponibilité en eau.

• Les céréales occupent environ 71 % de la SAU régionale dans le cadrage du Mémento 2025 ; le blé tendre à lui seul représente 53 % de la SAU.

04 · Guide

Récolte 2025 : photographie détaillée des grandes cultures

Après la mauvaise campagne 2024, la récolte 2025 marque un net rebond. Les céréales et oléoprotéagineux totalisent 3,291 millions de tonnes sur environ 445 000 ha, soit +27 % en volume par rapport à 2024. Les rendements de blé tendre, d’orge, de colza et de maïs se situent à des niveaux élevés dans la publication régionale de référence.

Grandes cultures en Île-de-France, récolte 2025
IndicateurValeur
Céréales et oléoprotéagineux, volume3,291 millions de tonnes
Surface concernéeenviron 445 000 ha
Évolution du volume par rapport à 2024+27 %

05 · Guide

Volatilité des campagnes 2024-2026

L’analyse agronomique de l’Île-de-France doit intégrer l’alternance rapide d’excès d’eau et de sécheresse. La moyenne pluriannuelle est insuffisante pour décrire le risque d’exploitation : portance au semis, enracinement, maladies, dates de récolte et qualité technologique peuvent varier fortement d’un millésime à l’autre.

06 · Guide

Sols, pression foncière et choix de culture

Les plateaux limoneux de la grande couronne offrent un potentiel important pour les céréales et les cultures industrielles. Leur productivité dépend toutefois de la structure du sol, des périodes de travaux et des risques de battance.

La proximité de l’agglomération crée aussi une pression sur le foncier et les circulations. Pour une exploitation, la surface déclarée ne dit pas tout de la continuité des parcelles ni du temps de déplacement du matériel.

07 · Guide

Adapter le système aux années extrêmes

Les campagnes humides pénalisent la portance et les dates de semis ; les périodes sèches peuvent réduire la disponibilité en eau au printemps et en été. Un seul rendement annuel ne décrit donc pas le potentiel d’une parcelle.

Météo-France prévoit une intensification des épisodes chauds. La gestion du sol, la diversification des dates et des cultures et l’observation locale doivent être appréciées en fonction du bassin, sans transformer la projection climatique en prévision de rendement.

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Combien d’exploitations compte l’Île-de-France?

Le nombre d’exploitations franciliennes est passé de 5 026 en 2010 à 4 108 en 2023. Une partie du recul des micro-exploitations est liée au changement du critère d’agriculteur actif dans la PAC.

Quelle part de la SAU est occupée par les céréales?

Les céréales occupent environ 71 % de la SAU régionale dans le Mémento 2025, dont 53 % pour le blé tendre.

Quel est le premier département agricole de la région?

La Seine-et-Marne constitue de loin le premier département agricole par surface et par cheptel.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.