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Territoire agricole : 10 départements, 3 héritages agricoles
Le Grand Est résulte de la réunion de l'Alsace, de la Champagne-Ardenne et de la Lorraine. Cette construction administrative recouvre une diversité agro-pédoclimatique exceptionnelle. La Champagne et une partie de l'Aube/Marne concentrent les cultures de vente et la viticulture champenoise ; les plateaux lorrains associent céréales, oléagineux, prairies et bovins ; l'Alsace combine plaine céréalière, maïs, légumes, houblon et vignoble ; le massif vosgien privilégie prairies, lait, bovins viande et systèmes de montagne.
• En 2024, le Grand Est couvre 5,772 millions d'hectares et compte 3,086 millions d'hectares de SAU, soit 11 % de la SAU métropolitaine. Les terres arables occupent 38 % du territoire, les bois et forêts 36 %, les prairies permanentes 13 % et la vigne 1 %.
| Élément | Valeur du texte |
|---|---|
| Superficie totale | 5,772 millions d’hectares |
| SAU | 3,086 millions d’hectares, soit 11 % de la SAU métropolitaine |
| Terres arables | 38 % du territoire |
| Bois et forêts | 36 % du territoire |
| Prairies permanentes | 13 % du territoire |
| Vigne | 1 % du territoire |
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Occupation du sol, urbanisation et forêt
En 2024, la SAU représente un peu plus de la moitié de la superficie régionale. L'occupation du territoire est marquée par la coexistence de 38 % de terres arables et de 36 % de bois et forêts, proportions rares à cette échelle. La part de prairies permanentes atteint 13 %, mais leur poids est très inégal : elles structurent l'Ardenne, la Haute-Marne, les plateaux lorrains et les Vosges, alors qu'elles sont minoritaires en Champagne crayeuse.
• Le recensement agricole 2020 dénombre environ 41 000 exploitations, soit 17 % de moins qu'en 2010, pour une SAU de 3,017 millions d'hectares et une taille moyenne proche de 74 ha. La concentration structurelle se poursuit.
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Exploitations : concentration et transformation des structures
Le RA 2020 confirme une transformation profonde : environ 41 000 exploitations subsistent dans le Grand Est, soit 17 % de moins qu'en 2010. La SAU varie beaucoup moins vite, d'où l'augmentation de la surface moyenne à environ 74 ha. Les pertes sont particulièrement fortes dans les exploitations spécialisées en élevage et dans les systèmes de polyculture-polyélevage ; à l'inverse, la catégorie des grandes exploitations économiques progresse.
• Le Grand Est est l'un des grands bassins céréaliers français : 1,305 million d'hectares de céréales en 2024, dont 678 300 ha de blé tendre. Il représente 30 % des surfaces métropolitaines d'orge de printemps et 17 % du colza.
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Emploi, salariat et renouvellement des générations
Le vieillissement est plus fort dans les grandes cultures (43 % d'exploitants de 55 ans ou plus) et la viticulture/arboriculture (40 %). La Marne atteint 42 % et les Ardennes 40 %, contre 32 % dans les Vosges. Cette géographie doit guider l'identification des territoires de transmission et des besoins en installation.
• L'élevage reste structurant dans les Ardennes, la Lorraine et les Vosges : 1,479 million de bovins fin 2024, dont 277 000 vaches laitières et 268 000 allaitantes. La région livre plus de deux milliards de litres de lait et produit une part importante des fromages français.
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Sols, relief et grands ensembles agronomiques
Il n'existe pas un 'sol du Grand Est'. Les grands ensembles sont suffisamment différents pour modifier réserve utile, portance, enracinement, risques de battance, choix des cultures et réponse au changement climatique. Une synthèse régionale ne remplace pas une analyse de sol parcellaire.
• La région réunit trois univers viticoles distincts : Champagne, Alsace et Lorraine. Le vignoble alsacien compte environ 15 600 ha et 37 % de surfaces bio en 2024 ; le vignoble lorrain reste très petit mais fortement engagé sous signes de qualité.
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Climat actuel et gradients régionaux
Le climat combine influences océaniques, continentales et montagnardes. D'ouest en est, l'amplitude thermique augmente, tandis que les reliefs ardennais et vosgiens accroissent les précipitations. L'Alsace bénéficie d'un effet d'abri des Vosges et peut être relativement sèche, ce qui contribue à l'intérêt de l'irrigation dans la plaine. Les risques agricoles se déclinent en gel printanier, excès d'eau hivernal, orages, grêle, canicule et déficit hydrique estival.
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Changement climatique et choix agricoles
Météo-France décrit un réchauffement qui accentue les contrastes saisonniers du Grand Est. Les cultures de plaine, l’herbe des zones d’élevage et la vigne ne réagissent pas de la même manière à la chaleur et au déficit d’eau.
Un diagnostic utile part du bassin de production : réserve en eau du sol, relief, exposition et débouché. Une moyenne régionale ne suffit pas à choisir une variété, une date de semis ou un investissement d’irrigation.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quelle est la superficie agricole du Grand Est?
La SAU régionale atteint 3,086 millions d’hectares en 2024, soit 11 % de la SAU métropolitaine, sur un territoire de 5,772 millions d’hectares.
Combien d’exploitations sont recensées en 2020?
Le recensement agricole 2020 dénombre environ 41 000 exploitations, soit 17 % de moins qu’en 2010, pour une taille moyenne proche de 74 ha.
Le vieillissement des exploitants est-il homogène?
Non. Il atteint 43 % d’exploitants de 55 ans ou plus dans les grandes cultures, contre 32 % dans les Vosges.





