01 · Référence
Synthèse opérationnelle
La Bourgogne-Franche-Comté dispose d’un socle agricole massif 2 467 Mha de SAU en 2024 dont 1 253 Mha de terres arables 1 119 Mha de surfaces toujours en herbe et 36 465 ha de vigne Cette coexistence de surfaces labourables et herbagères explique la diversité des systèmes La Saône-et-Loire cumule la première SAU départementale un puissant élevage allaitant et un vaste vignoble l’Yonne et la Côte-d’Or dominent les grandes cultures le Doubs et le Jura…
Le nombre d’exploitations diminue mais la surface moyenne augmente La région comptait 93 607 exploitations en 1970 30 068 en 2010 23 662 au recensement de 2020 et environ 21 900 dans l’enquête Structure 2023 La SAU moyenne est passée de 81 ha en 2010 à 111 ha en 2023 contre 76 ha à l’échelle…
02 · Référence
Géographie agricole : une région de contrastes
Le territoire régional couvre 4,806 Mha et se situe à l’interface de trois grands ensembles : Bassin parisien et plateaux bourguignons à l’ouest et au nord, dépression de la Saône au centre-est, massif du Jura à l’est. S’y ajoutent le Morvan, le Charolais-Brionnais, l’Auxois et une mosaïque de plateaux calcaires, vallées et plaines. Cette diversité physique explique une répartition très marquée des orientations technico-économiques. [2,21–23]
Les grandes cultures dominent dans l’Yonne une large partie de la Côte-d’Or et les plaines céréalières l’élevage allaitant structure le sud de la Saône-et-Loire la Nièvre et les zones herbagères du Morvan les systèmes laitiers sont fortement polarisés vers le Doubs le Jura et l’est de la Haute-Saône la viticulture se concentre sur les côtes…
03 · Référence
Sols, géologie, relief et potentiel agronomique
Une part importante du nord et de l’ouest régional repose sur des formations calcaires Les sols peuvent y être peu profonds caillouteux à réserve utile limitée et sensibles au stress hydrique Ce contexte contribue à expliquer pourquoi les rendements régionaux en grandes cultures sont en moyenne structurelle inférieurs à ceux des grands bassins céréaliers les plus productifs même si certaines campagnes sont favorables Sur les plateaux la profondeur d’enracinement la présence de cailloux et la…
Les vallées de l’Yonne de la Saône du Doubs et de la Loire concentrent des sols plus profonds ou des alluvions mais avec des situations locales d’hydromorphie de battance ou de drainage Elles accueillent une part importante des cultures à plus forte exigence hydrique et une fraction de l’irrigation régionale La qualité structurale du sol…
04 · Référence
Climat : situation actuelle, extrêmes et trajectoire d’adaptation
La Bourgogne-Franche-Comté se situe à la transition entre influences océaniques, continentales et montagnardes. Les écarts altitudinaux, l’exposition et les vallées génèrent des climats agricoles locaux très différents. Les hivers froids et la neige restent importants sur les reliefs jurassiens, tandis que les plaines et vignobles subissent davantage les vagues de chaleur, les sécheresses et les épisodes de gel printanier. [15]
Météo-France indique que la région s’est déjà réchauffée d’environ 1 5 C sur 2016 2025 par rapport à 1976 2005 À l’horizon 2050 de la TRACC l’augmentation moyenne annuelle serait d’environ 2 2 C avec 2 4 à 2 6 C en été selon les départements Les précipitations annuelles totales changeraient moins que leur saisonnalité…
05 · Référence
Structures d’exploitation, foncier et formes sociétaires
La baisse du nombre d’exploitations est continue depuis plusieurs décennies : −68 % entre 1970 et 2020. L’agrandissement compense partiellement cette contraction en termes de surface exploitée. En 2020, 23 662 exploitations sont recensées, dont 18 943 dépassent le seuil de 25 000 € de production brute standard. Les formes sociétaires représentent 11 769 structures, presque autant que les 11 893 exploitations individuelles. [2,11]
L’enquête Structure 2023 actualise le total à environ 21 900 exploitations et la SAU moyenne à 111 ha L’agrandissement n’est toutefois pas uniforme les petites structures restent nombreuses en viticulture maraîchage et diversification tandis que les grandes cultures ou systèmes polyculture-élevage mobilisent de plus grandes surfaces Le foncier doit donc être lu en valeur agronomique…
06 · Référence
Emploi agricole, travail et compétences
Le recensement 2020 comptait 50 497 actifs permanents dans les exploitations, dont 32 262 exploitants/coexploitants et 12 543 salariés permanents. Le volume de travail 2023 mobilisé sur l’année, hors ETA et CUMA, est estimé à 56 750 ETP. L’Observatoire 2025 indique qu’en 2024 près de 40 700 personnes occupent un emploi agricole permanent, soit 3,6 % de l’emploi régional contre 1,9 % en moyenne métropolitaine. [2–3]
La disponibilité de main-d’œuvre est un enjeu transversal élevage 365 jours an vendanges travaux en vert maraîchage arboriculture transformation fermière et abattoirs Les filières à forte valeur peuvent davantage supporter des coûts de travail élevés mais elles sont aussi exposées à la saisonnalité et à la concurrence avec d’autres secteurs La mécanisation les groupements d’employeurs…
07 · Référence
Grandes cultures : surfaces, potentiel et campagne 2025
Les céréales, oléagineux et protéagineux constituent un pilier majeur, particulièrement dans l’Yonne, la Côte-d’Or, le nord de la Saône-et-Loire et la Haute-Saône. En 2024, les céréales couvrent 683 880 ha et les oléagineux 238 650 ha. Le blé tendre occupe 331 710 ha, l’orge d’hiver 150 700 ha, le maïs grain 71 545 ha, le colza 127 000 ha, le tournesol 63 800 ha et le soja environ 35 650 ha. [2]
Les rendements 2024 ont été globalement pénalisés par une campagne humide et peu lumineuse 52 q ha en blé tendre 48 q ha en orge d’hiver 38 q ha en orge de printemps et 90 q ha en maïs grain La campagne 2025 a été très différente déficit pluviométrique du printemps à l’été mais bonne…
08 · Référence
Prairies, fourrages et autonomie alimentaire
Les surfaces herbagères sont structurantes : la SAA 2024 comptabilise 1,162 Mha de surfaces toujours en herbe et 1,347 Mha de prairies au total en ajoutant prairies temporaires et artificielles. À cela s’ajoutent 72 390 ha de fourrages annuels, dont 51 700 ha de maïs fourrage. La production d’herbe conditionne directement l’économie des bassins bovins viande et lait. [2]
Le changement climatique déplace le risque d’une logique de rendement annuel vers une logique de répartition saisonnière pousse de printemps parfois précoce creux estivaux plus longs reprise d’automne incertaine Les leviers sont la diversification des espèces prairiales le pâturage tournant le maintien d’un stock de sécurité la rénovation raisonnée l’adaptation du chargement et selon les…
| Indicateur | Valeur | Millésime / source |
|---|---|---|
| Territoire régional | 4 806 078 ha | SAA 2024 |
| SAU | 2 466 788 ha | SAA 2024 |
| Terres arables | 1 253 452 ha | SAA 2024 |
| STH | 1 119 030 ha | SAA 2024 |
| Vignes | 36 465 ha | SAA 2024 |
| Exploitations | 21 900 | Enquête Structure 2023 |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?
La Bourgogne-Franche-Comté dispose d’un socle agricole massif 2 467 Mha de SAU en 2024 dont 1 253 Mha de terres arables 1 119 Mha de surfaces toujours en herbe et 36 465 ha de vigne Cette coexistence de surfaces labourables et herbagères explique la diversité des systèmes La Saône-et-Loire cumule la première SAU départementale un puissant élevage allaitant et un vaste vignoble l’Yonne et la Côte-d’Or dominent les grandes cultures le Doubs et le Jura Le nombre d’exploitations diminue mais la surface moyenne augmente La région comptait 93 607 exploitations… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur géographie agricole : une région de contrastes ?
Le territoire régional couvre 4 806 Mha et se situe à l’interface de trois grands ensembles Bassin parisien et plateaux bourguignons à l’ouest et au nord dépression de la Saône au centre-est massif du Jura à l’est S’y ajoutent le Morvan le Charolais-Brionnais l’Auxois et une mosaïque de plateaux calcaires vallées et plaines Cette diversité physique explique une répartition très marquée des orientations technico-économiques 2 21 23 Les grandes cultures dominent dans l’Yonne une large partie de la Côte-d’Or et les plaines céréalières l’élevage allaitant structure le sud de la… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur sols, géologie, relief et potentiel agronomique ?
Une part importante du nord et de l’ouest régional repose sur des formations calcaires Les sols peuvent y être peu profonds caillouteux à réserve utile limitée et sensibles au stress hydrique Ce contexte contribue à expliquer pourquoi les rendements régionaux en grandes cultures sont en moyenne structurelle inférieurs à ceux des grands bassins céréaliers les plus productifs même si certaines campagnes sont favorables Sur les plateaux la profondeur d’enracinement la présence de cailloux et la Les vallées de l’Yonne de la Saône du Doubs et de la Loire concentrent des… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur climat : situation actuelle, extrêmes et trajectoire d’adaptation ?
La Bourgogne-Franche-Comté se situe à la transition entre influences océaniques continentales et montagnardes Les écarts altitudinaux l’exposition et les vallées génèrent des climats agricoles locaux très différents Les hivers froids et la neige restent importants sur les reliefs jurassiens tandis que les plaines et vignobles subissent davantage les vagues de chaleur les sécheresses et les épisodes de gel printanier 15 Météo-France indique que la région s’est déjà réchauffée d’environ 1 5 C sur 2016 2025 par rapport à 1976 2005 À l’horizon 2050 de la TRACC l’augmentation moyenne annuelle serait… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur structures d’exploitation, foncier et formes sociétaires ?
La baisse du nombre d’exploitations est continue depuis plusieurs décennies 68 entre 1970 et 2020 L’agrandissement compense partiellement cette contraction en termes de surface exploitée En 2020 23 662 exploitations sont recensées dont 18 943 dépassent le seuil de 25 000 de production brute standard Les formes sociétaires représentent 11 769 structures presque autant que les 11 893 exploitations individuelles 2 11 L’enquête Structure 2023 actualise le total à environ 21 900 exploitations et la SAU moyenne à 111 ha L’agrandissement n’est toutefois pas uniforme les petites structures restent nombreuses… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur emploi agricole, travail et compétences ?
Le recensement 2020 comptait 50 497 actifs permanents dans les exploitations dont 32 262 exploitants coexploitants et 12 543 salariés permanents Le volume de travail 2023 mobilisé sur l’année hors ETA et CUMA est estimé à 56 750 ETP L’Observatoire 2025 indique qu’en 2024 près de 40 700 personnes occupent un emploi agricole permanent soit 3 6 de l’emploi régional contre 1 9 en moyenne métropolitaine 2 3 La disponibilité de main-d’œuvre est un enjeu transversal élevage 365 jours an vendanges travaux en vert maraîchage arboriculture transformation fermière et abattoirs… [S01][S02][S03]





