01 · Guide
À retenir
La structure du sol désigne l’organisation des particules minérales et organiques en agrégats et l’organisation des pores entre et dans ces agrégats. Elle ne doit pas être confondue avec la texture, qui décrit les proportions de sable, limon et argile.
Une structure favorable associe agrégats stables, pores de tailles variées et surtout une bonne continuité des macropores : l’eau s’infiltre, l’air circule, les racines explorent le profil et l’activité biologique est soutenue.
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Définition : structure, texture, porosité et stabilité
La structure d’un horizon est la manière dont les constituants élémentaires du sol - sables, limons, argiles, matières organiques et constituants biologiques - s’organisent en unités plus ou moins cohérentes appelées agrégats ou mottes, et la manière dont ces unités délimitent un réseau de pores. L’AFES insiste sur cette organisation spatiale : les particules ne sont pas seulement juxtaposées, elles sont assemblées par des processus physiques, chimiques et biologiques.
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Échelles d’organisation et principaux types de structure
La structure se lit à plusieurs échelles. À l’échelle micrométrique, des particules d’argile, des oxydes, des composés organiques et des micro-organismes forment des associations organo-minérales et des microagrégats. À des échelles supérieures, racines et hyphes fongiques contribuent à l’assemblage de macroagrégats. Le modèle classique de Tisdall et Oades distingue des agents de liaison transitoires, temporaires et persistants et souligne le rôle des racines et hyphes dans la stabilité des macroagrégats supérieurs à 250 µm.
| Échelle | Éléments d’assemblage |
|---|---|
| Micrométrique | Argiles, oxydes, composés organiques et micro-organismes forment des microagrégats |
| Échelles supérieures | Racines et hyphes fongiques contribuent aux macroagrégats |
| Macroagrégats supérieurs à 250 µm | Stabilité liée au rôle des racines et des hyphes, selon le modèle de Tisdall et Oades |
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Porosité, densité apparente et fonctionnement hydrique
La porosité correspond à la fraction du volume de sol qui n’est pas occupée par les solides. L’AFES rappelle que, selon les sols et horizons, les vides peuvent représenter une part très importante du volume, parfois de l’ordre de 50 à 60 %. Ce total ne suffit toutefois pas : la taille, la forme, la tortuosité et surtout la continuité des pores déterminent le fonctionnement réel.
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Comment se forment et se stabilisent les agrégats
L’agrégation résulte d’une combinaison de réarrangement, floculation et cimentation des particules. Bronick et Lal synthétisent les principaux agents : carbone organique, organismes vivants, ponts ioniques, argiles, carbonates et oxydes. Leur importance relative varie avec la texture, la minéralogie, le pH et le régime hydrique.
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Stabilité structurale, battance et érosion
La stabilité structurale mesure la capacité d’un sol à conserver ses agrégats lorsqu’ils sont soumis à une contrainte. Dans les horizons de surface cultivés, l’action de l’eau est centrale : une humectation rapide peut provoquer l’éclatement des agrégats, tandis que l’impact des gouttes et le ruissellement provoquent désagrégation mécanique, déplacement de particules et colmatage des pores.
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Observer la structure dans plusieurs zones
Comparer une zone de passage d’engins avec une zone peu circulée. Décrire la taille et la cohésion des mottes, les pores visibles et le cheminement des racines à plusieurs profondeurs.
Un test réalisé en sol trop sec ou trop humide peut donner une impression trompeuse. Répéter l’observation après des conditions comparables et relier les résultats à l’historique de travaux.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
La structure et la texture sont-elles la même chose?
Non. La texture décrit les proportions de sable, de limon et d’argile, tandis que la structure décrit l’organisation des particules en agrégats et en pores.
Une porosité élevée suffit-elle à garantir un bon fonctionnement?
Non. Le total des vides ne suffit pas : la taille, la forme, la tortuosité et surtout la continuité des pores déterminent le fonctionnement réel.
Un test de structure peut-il induire en erreur?
Oui, s’il est réalisé dans un sol trop sec ou trop humide. Il faut répéter l’observation dans des conditions comparables.





