01 · Référence
Périmètre du dossier et méthode documentaire
La recherche a privilégié l'IFV, l'OIV, INRAE, les Bulletins de santé du végétal 2025–2026, Légifrance et des publications scientifiques sur la modélisation de la phénologie.
Les informations de campagne 2026 sont datées : elles servent d'exemples de dynamique et ne doivent pas être transformées en normales calendaires. Les stades canoniques sont distingués des usages locaux de vocabulaire ; lorsque deux sources emploient des correspondances différentes, la priorité est donnée au code BBCH et la divergence est signalée.
02 · Référence
Phénologie, phénophase, stade : trois niveaux différents
L'intérêt d'une date phénologique est d'être reproductible. L'OIV définit par exemple le débourrement lorsque 50 % des bourgeons sont au stade pointe verte, la pleine floraison lorsque 50 % des fleurs sont ouvertes et le début de la véraison lorsque 50 % des baies ont atteint la véraison.
La phénologie de la vigne décrit la succession annuelle des événements visibles du développement : dormance, gonflement du bourgeon, débourrement, émission des feuilles et des inflorescences, floraison, nouaison, grossissement des baies, fermeture de la grappe, véraison, maturation, aoûtement et sénescence. Ce vocabulaire n'est pas seulement descriptif : il sert à caler le suivi du gel, des bioagresseurs, des travaux en vert, de la pulvérisation, de certains diagnostics nutritionnels, du suivi de maturité et, en période de floraison, de règles réglementaires de protection des pollinisateurs.
03 · Référence
Pourquoi le calendrier civil ne suffit jamais
Un « début juin » ne décrit pas un état biologique. Un même jour, deux parcelles peuvent différer de plusieurs stades en raison du cépage, de l'altitude, de l'exposition, de la réserve en eau, du type de sol, du système de conduite, du microclimat et de l'historique de la parcelle. En 2026, le BSV Bourgogne-Franche-Comté du 31 mars signalait une reprise extrêmement précoce, parfois avant la mi-mars, avec un stade majoritaire pointe verte mais des parcelles allant du coton à la première feuille étalée. Deux semaines plus tard, le BSV Rhône-Alpes rapportait encore de fortes hétérogénéités intra-parcellaires malgré un stade moyen de 3–4 feuilles étalées.
04 · Référence
Les trois grandes échelles de notation
L'IFV publie un poster qui aligne les trois systèmes sur les principaux jalons. BBCH sert de clé structurante ; Baggiolini et E-L sont conservées comme synonymes ou vues utilisateur.
05 · Référence
Table de correspondance des principaux stades
*Nuance de nomenclature : la base ePhytia/INRAE associe explicitement la nouaison à Baggiolini J et distingue « aoûtement (O) » puis « chute des feuilles (P) », tandis que le poster IFV 2017 affiche O pour la chute des feuilles. Cette divergence justifie l'usage d'un code BBCH comme identifiant canonique dans une base de suivi.
06 · Référence
L’échelle BBCH complète utile en viticulture
Les descriptions sont issues de l'échelle BBCH étendue de la vigne, publiée par Lorenz et al. et reprise dans les référentiels INRAE/UPOV.
07 · Référence
Comment observer une parcelle sans fausse précision
La distribution des stades dans la parcelle complète la date de première apparition.
• Choisir des ceps représentatifs et éviter de concentrer l'observation sur les bordures, manquants, zones atypiques ou ceps malades, sauf si l'objectif est précisément de cartographier l'hétérogénéité.
• Noter l'organe pertinent : bourgeons pour le débourrement, inflorescences/fleurs pour la floraison, grappes/baies pour nouaison et véraison.
• Enregistrer le stade modal ou médian mais aussi l'étendue mini–maxi ; une moyenne peut masquer une parcelle bimodale après gel, recépage ou hétérogénéité de vigueur.
• Pour les jalons OIV, appliquer le critère à 50 % lorsque l'on cherche une date comparable entre cépages ou années.
08 · Référence
Dormance, gonflement et pleurs : préparer le vrai départ du cycle
Le bourgeon d'hiver correspond à BBCH 00. Le gonflement débute à BBCH 01 puis le coton devient visible à BBCH 05. Le débourrement n'est pas un simple passage d'une température journalière : il résulte d'une succession de processus de dormance puis de forçage thermique. Les modèles de débourrement français ont montré que la prise en compte de la température améliore la prédiction et que les paramètres dépendent du cépage.
La phase de gonflement est déjà utile pour la surveillance des ravageurs de début de saison et pour la préparation des dispositifs antigel, mais il faut éviter de considérer le bourgeon coton comme équivalent au stade pointe verte.
| Repère | Lecture opérationnelle |
|---|---|
| BBCH 09 | Débourrement : pointe verte clairement visible ; période de forte hausse de sensibilité au gel. |
| BBCH 53–57 | Inflorescences visibles puis boutons floraux séparés ; la protection et les travaux se raisonnent sur une végétation en forte croissance. |
| BBCH 65 | Pleine floraison, environ 50 % des capuchons floraux tombés ; jalon OIV majeur. |
| BBCH 71 | Nouaison : jeunes fruits commencent à grossir ; la réussite de la fécondation devient visible. |
| BBCH 75 | Baies taille pois ; croissance active de la grappe. |
| BBCH 77–79 | Fermeture progressive de la grappe ; changement d’accessibilité de la zone fructifère. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quel repère l’OIV utilise-t-il pour le débourrement?
L’OIV définit le débourrement lorsque 50 % des bourgeons sont au stade pointe verte.
Un même jour du calendrier suffit-il à décrire le stade d’une vigne?
Non. Deux parcelles peuvent différer de plusieurs stades le même jour, selon le cépage, l’altitude, l’exposition, la réserve en eau ou la conduite.
Pourquoi retenir le code BBCH?
Les échelles de notation divergent selon les sources. L’usage d’un code BBCH comme identifiant canonique est justifié par ces divergences.





