01 · Référence
Périmètre du dossier et exigences du plan directeur
Le plan directeur SILLOVA demande une sous-page autonome sur le « Débourrement de la vigne », couvrant les conditions pédoclimatiques, les repères de calendrier, les méthodes d’observation et de calcul, les effets sur implantation/rendement/qualité, les risques, les adaptations régionales, les tableaux pratiques et les sources françaises. [S1]
Le présent dossier distingue systématiquement : 1) le stade morphologique observé ; 2) la date phénologique calculée pour une parcelle ou un réseau ; 3) les modèles de prévision ; 4) les décisions agronomiques qui utilisent le stade sans jamais s’y réduire.
02 · Référence
Définition précise : que signifie « débourrement » ?
En pratique viticole, le débourrement correspond à la reprise de croissance du bourgeon latent : les écailles s’écartent, le coton devient visible puis la pointe verte apparaît. Le terme peut désigner un bourgeon individuel ou une date parcellaire. Cette ambiguïté impose de préciser le protocole.
03 · Référence
Le point délicat des échelles : BBCH 07 ou BBCH 09 ?
Les sources ne parlent pas toutes exactement du même seuil. L’échelle BBCH étendue décrit BBCH 07 comme le début du débourrement, « pointe verte visible », et BBCH 09 comme un débourrement plus franc avec la pointe verte nettement visible. Le protocole national TEMPO/Vigne considère un bourgeon « débourré » dès BBCH 07 et définit le mi-débourrement lorsque 50 % des bourgeons principaux atteignent ce stade. [S2, S3]
Dans l’échelle modifiée d’Eichhorn-Lorenz, le stade 4 est classiquement appelé budburst/leaf tips visible ; Baggiolini C correspond à la pointe verte. SILLOVA doit donc stocker le code exact plutôt que le mot seul.
04 · Référence
Protocole français de référence pour dater le mi-débourrement
Le protocole TEMPO harmonise les observations de vigne afin de comparer sites, cépages et années. Le bourgeon principal est compté comme débourré lorsque la pointe verte ou rouge est visible (BBCH 07). La date de mi-débourrement correspond à 50 % des bourgeons débourrés par rapport au nombre d’yeux francs laissés à la taille. [S2, S5]
• travailler sur au moins cinq souches adultes et productives ;
• commencer les passages lorsque 5 à 49 % des bourgeons sont débourrés ;
• réaliser au moins une observation supplémentaire entre 51 et 99 % ;
• ne pas dépasser environ une semaine entre deux passages ;
05 · Référence
Anatomie du bourgeon : primaire, secondaire et tertiaire
Le bourgeon latent de vigne est un bourgeon composé : il renferme généralement un axe primaire et des axes secondaires/tertiaires. Le primaire porte l’essentiel du potentiel de récolte. Après destruction du primaire par le froid ou un ravageur, un contre-bourgeon peut repartir, mais sa fertilité est souvent inférieure et dépend fortement du cépage et de la position. [S7, S34]
Cette architecture explique pourquoi un débourrement incomplet n’équivaut pas automatiquement à une perte de récolte proportionnelle : il faut distinguer bourgeons morts, retardés et remplacement par des bourgeons secondaires.
06 · Référence
Dormance, endodormance et écodormance : avant le débourrement
La reprise printanière n’est pas déclenchée par un unique « seuil de 10 °C ». Durant l’automne et l’hiver, le bourgeon entre en dormance. Une phase d’endodormance limite la capacité de croissance même si les températures deviennent momentanément favorables ; après satisfaction suffisante des besoins en froid, la contrainte devient surtout environnementale (écodormance) et la chaleur printanière pilote le forçage. [S7, S9, S10]
Les besoins en froid varient entre génotypes et ne sont pas décrits par une valeur universelle. Les expériences publiées montrent que les heures froides modifient la vitesse et l’homogénéité de reprise ; les hivers chauds peuvent donc provoquer à la fois une avancée du cycle dans certains climats et, lorsqu’ils deviennent trop peu froids, des reprises plus irrégulières. [S10, S33]
07 · Référence
Physiologie de la reprise : réserves, hormones et réactivation métabolique
Au débourrement, le bourgeon et les tissus ligneux adjacents subissent une profonde reprogrammation. La mobilisation de l’amidon et des sucres solubles augmente, les voies de division cellulaire et de construction des parois se réactivent et l’équilibre hormonal évolue : la baisse de l’ABA et l’augmentation de signaux favorisant la croissance, dont les gibbérellines, participent à la sortie de dormance. [S7, S8]
Le bourgeon ne redémarre donc pas de façon isolée : il dépend des réserves carbonées accumulées l’année précédente et de l’état physiologique du bois. Cela explique la prudence nécessaire avec les tailles très tardives ou répétées qui peuvent mobiliser puis supprimer une première vague de croissance.
Figure 2 - Schéma fonctionnel : le froid hivernal, le forçage thermique et les facteurs de parcelle déterminent ensemble la reprise. [S6-S10]
08 · Référence
Température : le moteur dominant, mais pas un thermostat unique
Les modèles de débourrement utilisent la température parce qu’elle explique une grande part de la variabilité. Dans l’étude française couvrant dix cépages et cinq sites, les modèles simples GDD10 et Riou présentaient des erreurs de prévision de l’ordre de 9 à 21 jours selon les cas ; le modèle BRIN, combinant dormance et forçage, faisait mieux. La température de base choisie était un paramètre déterminant. [S6]
Pour SILLOVA, une somme de degrés-jours est donc un indicateur de prévision, jamais une preuve que la parcelle est débourrée. L’observation reste la référence de validation.
| Niveau | Définition | Usage SILLOVA |
|---|---|---|
| Bourgeon individuel | Passage de l’état dormant aux tissus verts visibles. | Stocker le code BBCH et une photo si possible. |
| Cep | Part des bourgeons principaux ayant atteint le stade cible. | Calculer un pourcentage par souche. |
| Parcelle | Date où un seuil convenu, souvent 50 %, est atteint. | Calculer mi-débourrement et hétérogénéité. |
| Réseau / vignoble | Agrégation de plusieurs parcelles avec protocole homogène. | Ne pas transposer directement à une parcelle. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur périmètre du dossier et exigences du plan directeur ?
Le plan directeur SILLOVA demande une sous-page autonome sur le « Débourrement de la vigne », couvrant les conditions pédoclimatiques, les repères de calendrier, les méthodes d’observation et de calcul, les effets sur implantation/rendement/qualité, les risques, les adaptations régionales, les tableaux pratiques et les sources françaises. [S1] Le présent dossier distingue systématiquement : 1) le stade morphologique observé ; 2) la date phénologique calculée pour une parcelle ou un réseau ; 3) les modèles de prévision ; 4) les décisions agronomiques qui utilisent le stade sans jamais s’y réduire. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition précise : que signifie « débourrement » ? ?
En pratique viticole, le débourrement correspond à la reprise de croissance du bourgeon latent : les écailles s’écartent, le coton devient visible puis la pointe verte apparaît. Le terme peut désigner un bourgeon individuel ou une date parcellaire. Cette ambiguïté impose de préciser le protocole. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur le point délicat des échelles : bbch 07 ou bbch 09 ? ?
Les sources ne parlent pas toutes exactement du même seuil L’échelle BBCH étendue décrit BBCH 07 comme le début du débourrement pointe verte visible et BBCH 09 comme un débourrement plus franc avec la pointe verte nettement visible Le protocole national TEMPO Vigne considère un bourgeon débourré dès BBCH 07 et définit le mi-débourrement lorsque 50 des bourgeons principaux atteignent ce stade S2 S3 Dans l’échelle modifiée d’Eichhorn-Lorenz le stade 4 est classiquement appelé budburst leaf tips visible Baggiolini C correspond à la pointe verte SILLOVA doit donc stocker le… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur protocole français de référence pour dater le mi-débourrement ?
Le protocole TEMPO harmonise les observations de vigne afin de comparer sites cépages et années Le bourgeon principal est compté comme débourré lorsque la pointe verte ou rouge est visible BBCH 07 La date de mi-débourrement correspond à 50 des bourgeons débourrés par rapport au nombre d’yeux francs laissés à la taille S2 S5 travailler sur au moins cinq souches adultes et productives commencer les passages lorsque 5 à 49 des bourgeons sont débourrés réaliser au moins une observation supplémentaire entre 51 et 99 ne pas dépasser environ une semaine… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur anatomie du bourgeon : primaire, secondaire et tertiaire ?
Le bourgeon latent de vigne est un bourgeon composé : il renferme généralement un axe primaire et des axes secondaires/tertiaires. Le primaire porte l’essentiel du potentiel de récolte. Après destruction du primaire par le froid ou un ravageur, un contre-bourgeon peut repartir, mais sa fertilité est souvent inférieure et dépend fortement du cépage et de la position. [S7, S34] Cette architecture explique pourquoi un débourrement incomplet n’équivaut pas automatiquement à une perte de récolte proportionnelle : il faut distinguer bourgeons morts, retardés et remplacement par des bourgeons secondaires. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dormance, endodormance et écodormance : avant le débourrement ?
La reprise printanière n’est pas déclenchée par un unique seuil de 10 C Durant l’automne et l’hiver le bourgeon entre en dormance Une phase d’endodormance limite la capacité de croissance même si les températures deviennent momentanément favorables après satisfaction suffisante des besoins en froid la contrainte devient surtout environnementale écodormance et la chaleur printanière pilote le forçage S7 S9 S10 Les besoins en froid varient entre génotypes et ne sont pas décrits par une valeur universelle Les expériences publiées montrent que les heures froides modifient la vitesse et l’homogénéité de… [S01][S02][S03]





