01 · Référence
Périmètre du dossier et place dans l’itinéraire technique
Le plan directeur SILLOVA demande une page autonome sur la « Nouaison de la vigne » couvrant définition, conditions pédoclimatiques, stades, méthodes d’observation, effets sur rendement et qualité, risques agronomiques et sanitaires, différences régionales, tableaux pratiques, FAQ et sources. La page « Nouaison de la vigne » se situe logiquement après « Floraison de la vigne » « Floraison de la vigne » et avant « Véraison » « Véraison » : elle est le pont entre reproduction florale et croissance du fruit.
02 · Référence
Définition : qu’est-ce que la nouaison ?
La nouaison est la transition durant laquelle l’ovaire de la fleur, après pollinisation et généralement fécondation, quitte son état quasi stationnaire et entre dans une croissance active de jeune baie. INRAE décrit le stade Baggiolini J comme un ovaire qui commence à grossir après fécondation ; les étamines sont flétries et peuvent encore rester attachées. Le libellé IFV/BBCH 71 précise que les fruits commencent à se développer et que les pièces florales sont tombées. [S1]
La nouaison est le passage de la fleur fécondée au jeune fruit. Dans les référentiels phénologiques, elle correspond classiquement au stade BBCH 71 : début du développement des fruits, les jeunes baies commencent à grossir et les pièces florales ont disparu. Le référentiel INRAE/IFV établit l’équivalence BBCH 71 = Baggiolini J = Eichhorn-Lorenz 27. [S1]
03 · Référence
La nouaison n’est pas un instant unique
À l’échelle d’une grappe, les fleurs n’ouvrent pas simultanément ; la fécondation et le démarrage de croissance s’échelonnent. Une parcelle peut donc comporter simultanément des fleurs en fin d’anthèse, des ovaires grossissants et des baies déjà visibles. Pour le pilotage, il faut décrire un état majoritaire et conserver l’hétérogénéité plutôt que forcer un code unique.
Le stade ne se résume pas à « des petits grains visibles ». Il traduit l’entrée dans une phase de croissance intense des baies, dominée d’abord par la division cellulaire puis par l’expansion. Les travaux de physiologie montrent que les événements des tout premiers jours après anthèse sont déterminants pour la conversion de l’ovaire en baie fonctionnelle. [S9–S12]
04 · Référence
Correspondances phénologiques : BBCH, Baggiolini, Eichhorn-Lorenz
Les équivalences sont indispensables pour agréger les BSV, observations de terrain et modèles. Le référentiel sémantique INRAE relie explicitement BBCH 71, Baggiolini J et Eichhorn-Lorenz 27. BBCH 73 correspond à des baies ayant atteint la taille de plomb de chasse ; les BSV français utilisent fréquemment l’intervalle BBCH 71–73 pour décrire la progression post-floraison. [S1, S4]
La réussite de nouaison dépend d’un système : conditions météo pendant la floraison, viabilité du pollen, fécondation, disponibilité en carbone, équilibre vigueur/charge, état hydrique, nutrition minérale, cépage, clone, porte-greffe, état sanitaire et qualité de la canopée. Une cause unique est rarement suffisante pour expliquer une coulure sévère.
05 · Référence
De la pollinisation au jeune fruit : séquence biologique
La formation de la baie démarre par des signaux très précoces. Les travaux moléculaires indiquent que pollinisation et fécondation déclenchent des reprogrammations hormonales rapides, notamment dans les voies de l’auxine. La fécondation est classiquement située quelques jours après l’anthèse et le « fruit set » devient visible ensuite lorsque l’ovaire entre dans une croissance rapide. [S9, S12]
En 2026, la nouaison a été très précoce dans plusieurs vignobles français. Le 2 juin, le Haut-Poitou situait Chardonnay et Sauvignon entre BBCH 71 et 73 avec 10 à 15 jours d’avance sur 2025 ; le même jour, la majorité des parcelles du réseau Savoie–Bugey–Balmes dauphinoises était à BBCH 71. En Bourgogne-Franche-Comté, la nouaison était le stade principalement observé début juin après une fin mai très chaude. [S4–S6]
06 · Référence
Hormones : auxine, gibbérellines, cytokinines et ABA
L’auxine joue un rôle central dans l’activation de la croissance du fruit ; des variations d’expression de gènes liés à sa signalisation apparaissent entre anthèse et nouaison. Les gibbérellines participent ensuite fortement à l’expansion cellulaire. Auxine, gibbérellines, cytokinines et ABA évoluent rapidement dans cette fenêtre, ce qui explique pourquoi la nouaison est une transition physiologique, pas seulement un changement visuel. [S9, S12]
Pour SILLOVA, le raisonnement doit toujours séparer quatre objets : 1) stade phénologique observé ; 2) qualité de nouaison ; 3) risque sanitaire ou climatique ; 4) décision technique/réglementaire. Le stade seul ne justifie ni un apport, ni un traitement, ni un effeuillage.
07 · Référence
Première phase de croissance de la baie
La baie de raisin suit une croissance globalement double sigmoïde. La première phase, verte, commence autour de la nouaison et combine division cellulaire et expansion. La littérature indique que la division du péricarpe débute autour de l’anthèse et se poursuit approximativement quelques semaines ; la taille potentielle de la baie se construit donc largement très tôt. [S8, S10]
08 · Référence
Pourquoi la nouaison est un composant majeur du rendement
Le rendement viticole peut être décomposé en nombre de grappes par cep, fleurs par grappe, taux de nouaison, survie des baies et masse finale des baies. Le diagnostic régional du rendement développé en France rappelle que le pourcentage de nouaison relie directement le nombre de fleurs au nombre de baies vertes. Une mauvaise nouaison peut donc réduire le rendement même si le nombre d’inflorescences était élevé. [S13]
| Repère | Valeur / interprétation |
|---|---|
| Stade central | BBCH 71 = nouaison ; début du développement des fruits |
| Stade suivant utile | BBCH 73 = baies de la grosseur d’un plomb de chasse |
| Langages équivalents | Baggiolini J ; Eichhorn-Lorenz 27 pour la nouaison |
| Indicateur rendement | Taux de nouaison = baies nouées / fleurs initiales × 100 |
| Dérive à diagnostiquer | Coulure = chute anormale post-floraison ; millerandage = baies restant petites/hétérogènes |
| Priorité terrain | Observer plusieurs ceps et plusieurs grappes, puis recontrôler 5–10 jours plus tard |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur périmètre du dossier et place dans l’itinéraire technique ?
Le plan directeur SILLOVA demande une page autonome sur la « Nouaison de la vigne » couvrant définition, conditions pédoclimatiques, stades, méthodes d’observation, effets sur rendement et qualité, risques agronomiques et sanitaires, différences régionales, tableaux pratiques, FAQ et sources. La page « Nouaison de la vigne » se situe logiquement après « Floraison de la vigne » « Floraison de la vigne » et avant « Véraison » « Véraison » : elle est le pont entre reproduction florale et croissance du fruit. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur définition : qu’est-ce que la nouaison ? ?
La nouaison est la transition durant laquelle l’ovaire de la fleur, après pollinisation et généralement fécondation, quitte son état quasi stationnaire et entre dans une croissance active de jeune baie. INRAE décrit le stade Baggiolini J comme un ovaire qui commence à grossir après fécondation ; les étamines sont flétries et peuvent encore rester attachées. Le libellé IFV/BBCH 71 précise que les fruits commencent à se développer et que les pièces florales sont tombées. [S1] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur la nouaison n’est pas un instant unique ?
À l’échelle d’une grappe, les fleurs n’ouvrent pas simultanément ; la fécondation et le démarrage de croissance s’échelonnent. Une parcelle peut donc comporter simultanément des fleurs en fin d’anthèse, des ovaires grossissants et des baies déjà visibles. Pour le pilotage, il faut décrire un état majoritaire et conserver l’hétérogénéité plutôt que forcer un code unique. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur correspondances phénologiques : bbch, baggiolini, eichhorn-lorenz ?
Les équivalences sont indispensables pour agréger les BSV, observations de terrain et modèles. Le référentiel sémantique INRAE relie explicitement BBCH 71, Baggiolini J et Eichhorn-Lorenz 27. BBCH 73 correspond à des baies ayant atteint la taille de plomb de chasse ; les BSV français utilisent fréquemment l’intervalle BBCH 71–73 pour décrire la progression post-floraison. [S1, S4] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur de la pollinisation au jeune fruit : séquence biologique ?
La formation de la baie démarre par des signaux très précoces. Les travaux moléculaires indiquent que pollinisation et fécondation déclenchent des reprogrammations hormonales rapides, notamment dans les voies de l’auxine. La fécondation est classiquement située quelques jours après l’anthèse et le « fruit set » devient visible ensuite lorsque l’ovaire entre dans une croissance rapide. [S9, S12] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur hormones : auxine, gibbérellines, cytokinines et aba ?
L’auxine joue un rôle central dans l’activation de la croissance du fruit ; des variations d’expression de gènes liés à sa signalisation apparaissent entre anthèse et nouaison. Les gibbérellines participent ensuite fortement à l’expansion cellulaire. Auxine, gibbérellines, cytokinines et ABA évoluent rapidement dans cette fenêtre, ce qui explique pourquoi la nouaison est une transition physiologique, pas seulement un changement visuel. [S9, S12] [S01][S02][S03]





