01 · Repère
Définition, périmètre et vocabulaire
L’élevage est la conduite organisée d’animaux par l’être humain afin d’assurer leur reproduction, leur alimentation, leur santé et leur valorisation. La production finale peut être alimentaire (lait, viande, œufs, miel), non alimentaire (laine, cuir, cire, génétique), de service (traction, sport, loisir, pollinisation, entretien d’espaces) ou multiple. Les animaux participent aussi au fonctionnement agronomique par la valorisation de biomasses non directement consommables par l’être humain et par la restitution d’effluents fertilisants.
Atelier: sous-ensemble cohérent d’une exploitation consacré à une production, par exemple atelier bovin lait ou atelier porcin engraissement.
Naisseur: élevage qui produit les jeunes; engraisseur: élevage qui conduit les jeunes jusqu’au poids de vente; naisseur-engraisseur: assure les deux phases.
L’élevage regroupe les activités de reproduction, d’entretien, de conduite et de valorisation d’animaux domestiques ou élevés pour produire du lait, de la viande, des œufs, des animaux reproducteurs, de la laine, du miel et d’autres biens et services. Il inclut des systèmes très différents: élevages herbagers de ruminants, ateliers porcins ou avicoles spécialisés, apiculture, équidés, cuniculture et, dans un sens élargi, aquaculture. Le périmètre statistique doit toujours être précisé car l’aquaculture et une partie des équidés ne sont pas comptés de la même manière que les élevages agricoles classiques.
02 · Guide
Histoire et transformations de l’élevage
L’histoire française de l’élevage est aussi une histoire de territoires: bocages laitiers de l’Ouest, bassins allaitants du Massif central, montagnes fromagères, élevage porcin et avicole de l’Ouest, pastoralisme méditerranéen et pyrénéen, brebis laitières de Roquefort et du Sud-Ouest, bassins caprins du Centre-Ouest, races locales et filières sous signes de qualité. Les gains de productivité se sont accompagnés d’une réduction du nombre d’exploitations et d’un accroissement de la taille moyenne des ateliers.
03 · Guide
Lire les statistiques de l’élevage
Les publications Agreste donnent des effectifs et des productions par espèce. Une tête de bétail, une vache reproductrice, une exploitation et une tonne de produit ne sont pas des unités interchangeables.
Pour comparer deux années, conserver la même catégorie animale et le même territoire. Les variations de cheptel et de production ne suivent pas toujours le même rythme.
| Espèce | Cheptel 2024 |
|---|---|
| Bovins | 16,4 millions de têtes |
| Ovins | 6,6 millions de têtes |
| Caprins | 1,3 million de têtes |
04 · Guide
Géographie et grands bassins d’élevage
Cette carte fonctionnelle doit être lue comme une synthèse: chaque région combine plusieurs filières. À l’échelle départementale, la disponibilité en prairies, maïs fourrage, céréales, coproduits, la proximité d’abattoirs ou laiteries, le foncier, la pente, l’eau et les signes de qualité expliquent une part importante de la spécialisation.
05 · Guide
Élevage bovin
Le cheptel bovin français atteignait environ 16,4 millions de têtes en 2024. La baisse de longue période touche à la fois vaches laitières et allaitantes, avec des effets sur la production de viande, la collecte laitière, l’entretien des prairies et la disponibilité d’animaux pour l’engraissement.
La collecte de lait de vache s’établit autour de 23 milliards de litres en 2024; l’enquête laitière annuelle d’Agreste publiée en 2026 chiffre la collecte à environ 23,1 milliards de litres. Après plusieurs années de baisse, 2024 puis 2025 ont marqué un redressement partiel des volumes.
06 · Guide
Élevage ovin
Le cheptel ovin français compte environ 6,6 millions de têtes en 2024. Deux ensembles coexistent: troupeaux allaitants destinés à l’agneau et troupeaux laitiers, particulièrement structurés autour de bassins fromagers. La production ovine est très liée au pastoralisme, à la saisonnalité de la reproduction et au contrôle du parasitisme.
Dans les zones exposées à la prédation, gardiennage, chiens de protection et clôtures s’inscrivent dans une stratégie adaptée au troupeau et au territoire.
07 · Guide
Élevage caprin
Le cheptel caprin français s’établit autour de 1,3 million de têtes en 2024. La filière est fortement orientée vers le lait et les fromages de chèvre, avec un bassin majeur en Nouvelle-Aquitaine et dans le Centre-Ouest, mais aussi des systèmes fermiers et pastoraux dans de nombreuses régions.
Alimentation: fourrages de haute qualité, concentrés, pâturage ou affouragement selon système; vigilance sur acidose et équilibre fibre/énergie.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quelle unité utiliser pour comparer des données d’élevage?
Une tête de bétail, une vache reproductrice, une exploitation et une tonne de produit ne sont pas interchangeables. Pour comparer deux années, il faut garder la même catégorie animale et le même territoire.
Quel est le cheptel bovin français?
Le cheptel bovin français atteignait environ 16,4 millions de têtes en 2024. La collecte de lait de vache s’établit autour de 23 milliards de litres en 2024.
Où se situe le principal bassin caprin?
La filière caprine est fortement orientée vers le lait et les fromages de chèvre, avec un bassin majeur en Nouvelle-Aquitaine et dans le Centre-Ouest.





