Référence agronomique · France

Santé des cultures · Ravageurs des cultures

Doryphores

Le doryphore attaque surtout la pomme de terre : adultes et larves consomment le feuillage et peuvent pénaliser la tubérisation lors d’une défoliation précoce. La décision repose sur l’identification du stade, la répartition des foyers et un comptage représentatif de la parcelle.

Mis à jour le 24/09/2026 Lecture 5 min
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Doryphores — illustration documentaire (Santé des cultures, Ravageurs des cultures)
Doryphores · Photographie documentaire SILLOVA
Données datéesPrévisions distinguées des bilans
Contexte avant conseilRégion, sol, variété et débouché

Les repères essentiels

Une lecture synthétique des informations à retenir avant d’entrer dans le détail.

Adulte

≈10–12 mm ; 10 bandes noires au total

Très caractéristique, mais confirmer œufs/larves/dégâts

Période à risque

Avril à septembre, variable

Cycle échelonné ; tous les stades peuvent coexister

Seuil BSV fréquent

2 foyers / 1 000 m²

Repère indicatif

Cycle estival

≈1 mois en été chaud

Peut durer 2–3 mois si plus frais

01 · Référence

Synthèse exécutive

Le doryphore de la pomme de terre, Leptinotarsa decemlineata (Coleoptera : Chrysomelidae), est un coléoptère défoliateur emblématique des Solanacées. L’adulte mesure environ 10 à 12 mm et porte cinq bandes noires longitudinales sur chacun des deux élytres clairs ; les œufs jaune-orangé sont pondus en amas sous les feuilles ; les larves, rouge-orangé, présentent deux rangées de taches noires latérales.

02 · Référence

Identité, taxonomie et histoire

Tableau 2 — Carte d’identité taxonomique

L’espèce est originaire d’Amérique du Nord. Les formulations plus anciennes divergent parfois sur la zone précise, mais les synthèses entomologiques modernes situent son histoire évolutive et son adaptation à la pomme de terre sur ce continent.

03 · Référence

Identifier sans ambiguïté les stades

L’adulte est ovale et bombé, d’environ 10–12 mm. Tête et pronotum sont jaune-orangé avec des ponctuations noires ; chaque élytre clair porte cinq bandes noires longitudinales, soit dix bandes visibles au total. Les adultes hivernants peuvent apparaître de manière très échelonnée, ce qui explique la coexistence de stades dans une même parcelle.

Les pontes sont constituées d’œufs jaune à orange, allongés, regroupés sur la face inférieure des feuilles. Selon les références et les femelles, la taille des amas varie de quelques dizaines d’œufs. Le repérage des pontes aide à anticiper l’éclosion et à positionner la surveillance des jeunes larves.

04 · Référence

Cultures hôtes et plantes réservoirs

La pomme de terre est l’hôte agricole majeur. L’aubergine et la tomate sont des hôtes reconnus et peuvent subir des dommages, notamment en plein champ ou sous abri. Ephytia ajoute le poivron parmi les Solanacées sensibles dans son module biocontrôle.

Les Solanacées sauvages ou adventices peuvent servir de relais : morelles, belladone et, selon les flores et documents régionaux, datura. Les repousses de pomme de terre et les tas de déchets sont particulièrement importants car ils offrent très tôt une ressource aux adultes sortant du sol et concentrent les premières populations.

05 · Référence

Répartition française et statut européen

EPPO classe le doryphore comme présent et largement répandu en France métropolitaine ; la Corse est également signalée comme présente. Cette situation signifie qu’en France la gestion est avant tout agronomique et phytosanitaire au niveau des cultures, et non une stratégie d’éradication nationale.

06 · Référence

Cycle biologique détaillé

Les adultes passent l’hiver en diapause dans le sol. Au printemps, l’émergence est étalée et liée au réchauffement du sol et aux pluies. Certaines références françaises signalent le début de sortie autour de 10–14 °C selon la profondeur et le contexte. Une fois sortis, les adultes se nourrissent, s’accouplent et les femelles pondent sous les feuilles.

07 · Référence

Température, générations et risque climatique

La température est le facteur régulateur principal cité par Ephytia, devant la pression de l’année précédente et la présence d’hôtes. Les étés chauds raccourcissent le cycle et augmentent le nombre de générations réalisables.

08 · Référence

Périodes à risque : lecture de la campagne 2026

Le 22 avril 2026, le BSV Hauts-de-France signalait les premiers adultes sur des repousses et tas de déchets. Le 15 mai, le BSV Bretagne indiquait que la présence d’adultes se généralisait en pomme de terre primeur, sans ponte ni larves dans les observations citées.

Repères techniques documentés.
RepèreValeur / étatInterprétation
Adulte≈10–12 mm ; 10 bandes noires au totalTrès caractéristique, mais confirmer œufs/larves/dégâts
Période à risqueAvril à septembre, variableCycle échelonné ; tous les stades peuvent coexister
Seuil BSV fréquent2 foyers / 1 000 m²Repère indicatif
Cycle estival≈1 mois en été chaudPeut durer 2–3 mois si plus frais
Générations1–4 selon climatSouvent 1–3 dans les références opérationnelles ; ne pas figer nationalement
Réglementation UEProtégé dans certaines zones indemnesFrance métropolitaine : organisme présent et largement répandu

Questions fréquentes

Pour aller à l’essentiel

Le doryphore attaque-t-il d’autres plantes que la pomme de terre?

Oui, mais la pomme de terre est l’hôte agricole principal. L’aubergine et la tomate peuvent aussi subir des dommages, notamment en plein champ ou sous abri.

Comment reconnaître le doryphore au champ?

L’adulte mesure environ 10 à 12 mm et porte cinq bandes noires sur chaque élytre clair. Les œufs jaune-orangé sont pondus en amas sous les feuilles, et les larves rouge-orangé présentent deux rangées de taches noires latérales.

Le doryphore fait-il l’objet d’une éradication nationale en France?

Non. EPPO classe le doryphore comme présent et largement répandu en France métropolitaine. La gestion se fait donc surtout au niveau des cultures.

Traçabilité

Sources utilisées

Les principales références utilisées pour vérifier les repères de cette page.