01 · Référence
Synthèse exécutive
La sésamie du maïs, Sesamia nonagrioides (Lefebvre, 1827), est un lépidoptère de la famille des Noctuidae. En France, elle constitue avec la pyrale du maïs l’un des principaux foreurs aériens du maïs. L’adulte mesure environ 3 à 4 cm d’envergure ; la chenille mature peut atteindre 3 à 4 cm et présente une teinte rose pâle à beige avec des ponctuations latérales sombres. [S1][S2]
Le cycle est plurivoltin Les références françaises décrivent au moins deux générations annuelles trois vols ont été enregistrés en Aquitaine en 2025 du 29 avril au 20 juin du 1er juillet au 1er septembre et du 5 septembre au 13 octobre Cette phénologie n’est pas transposable mécaniquement à toute la France la latitude les températures…
02 · Référence
Taxonomie, périmètre et espèces françaises
INRAE classe Sesamia nonagrioides dans Animalia, Arthropoda, Insecta, Lepidoptera, Noctuidae. Le nom français « sésamie » ou « noctuelle du maïs » désigne donc une noctuelle, et non une pyrale au sens taxonomique. Ce point est important pour le diagnostic différentiel et le moteur de connaissances SILLOVA. [S1]
Le maïs est l’hôte économiquement majeur en France. L’espèce est méditerranéenne au sens biogéographique large, mais sa présence française ne se limite plus aux seuls bassins historiques du Sud-Ouest et du littoral méditerranéen. [S3][S5][S9]
EPPO signale également Sesamia cretica en France sous le nom de noctuelle du sorgho noctuelle rose de la canne…
03 · Référence
Identification morphologique
L’adulte de S. nonagrioides atteint environ 3 à 4 cm d’envergure. Les ailes antérieures sont gris jaunâtre à brun pâle et les postérieures blanchâtres. Les antennes du mâle sont fortement bipectinées. Au repos, la coloration reste discrète, ce qui justifie l’emploi de pièges à phéromone pour suivre les vols plutôt que la recherche visuelle des adultes dans le couvert. [S1][S2]
Les œufs sont cannelés, blanchâtres à la ponte puis deviennent crème rosé. Ils sont déposés en groupes, souvent sous les gaines foliaires, dans des sites protégés. La localisation des pontes explique que l’observation directe soit plus difficile que pour une ooplaque de pyrale posée sur une feuille. [S1][S2]
04 · Référence
Diagnostic différentiel avec la pyrale et autres foreurs
Une galerie dans une tige ne suffit pas à attribuer le dégât à la sésamie. La pyrale du maïs, Ostrinia nubilalis, peut provoquer des symptômes très proches. L’ouverture de plusieurs plantes et l’observation de la chenille sont donc indispensables avant d’associer une règle de décision à l’espèce. [S2][S3]
05 · Référence
Cultures hôtes et réservoirs sauvages
INRAE cite comme plantes hôtes le maïs, le blé, le riz, l’orge, l’avoine, le millet et la canne à sucre, avec des attaques plus occasionnelles signalées sur asperge, coton et Solanaceae. Dans le contexte français, cette large gamme biologique ne doit pas être interprétée comme une équivalence de risque économique : les références de gestion concernent surtout le maïs. [S1]
Une étude PLOS ONE publiée en 2020 a échantillonné des sésamies dans 25 localités du Sud-Ouest et du Sud-Est de la France sur maïs Sorghum halepense et Typha domingensis Les auteurs ont montré que des populations pouvaient être localement abondantes sur des Poales sauvages avec une structuration génétique différente de celle des populations sur maïs…
06 · Référence
Répartition française et évolution des zones de signalement
L’Anses indiquait en 2025 que S. nonagrioides était signalée dans toutes les régions de la moitié sud — Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, PACA et Corse — ainsi que plus récemment en Pays de la Loire. Cette formulation provient d’un dossier réglementaire sur Cotesia typhae et décrit un état de connaissance, pas une carte de fréquence des dégâts. [S9]
ARVALIS observait en Rhône-Alpes en 2025 trois vols dans les secteurs les plus chauds de la Drôme de la plaine de l’Ain de la plaine de Lyon et de la vallée du Rhône Les captures devenaient aussi plus fréquentes dans des secteurs plus frais comme Dombes Bresse et Forez ce qui suggérait une installation progressive…
07 · Référence
Cycle biologique de Sesamia nonagrioides
Les femelles pondent des groupes d’œufs dans des zones protégées de la plante, notamment sous les gaines foliaires. INRAE indique une fécondité moyenne de l’ordre de 800 œufs dans sa fiche encyclopédique ; l’incubation y est donnée autour de 10 à 14 jours. Ces ordres de grandeur biologiques sont utiles pour comprendre la dynamique, pas pour prévoir seuls une date d’intervention. [S1]
Après l’éclosion, les jeunes chenilles se nourrissent d’abord sous la gaine puis pénètrent les tissus. Le développement larvaire comprend plusieurs stades — INRAE mentionne 7 à 8 stades et environ deux mois de développement dans les conditions décrites. Une fois dans la tige, la larve devient beaucoup moins accessible à une intervention de contact. [S1]
08 · Référence
Hivernation et mortalité hivernale
Une part importante des larves hiverne dans les résidus de maïs, particulièrement dans les parties basses et les collets. Ce refuge protège des intempéries et permet l’émergence du printemps suivant. La gestion post-récolte agit donc directement sur le stock initial de la campagne suivante. [S2][S5]
ARVALIS explique que le broyage et le travail du sol exposent les larves au froid à l’humidité aux agents pathogènes et aux prédateurs La survie hivernale dépend ainsi de la combinaison climat × refuge × pratiques Il serait excessif de promettre une régulation suffisante par le gel seul surtout avec des hivers doux ou lorsque…
| Repère | Valeur / constat | Interprétation |
|---|---|---|
| Espèce principale | Sesamia nonagrioides — Noctuidae | Foreur majeur du maïs en France [S1][S2] |
| Cycle | ≥2 générations ; 3 vols observés en Aquitaine 2025 | Forte dépendance à la région et au millésime [S7][S8] |
| Risque foreurs N+1 | <0,5 / 0,5–0,8 / >0,8 larve/pied | Faible / moyen / fort ; mélange pyrale+sésamie [S4] |
| Nuisibilité moyenne | ≈7 %/larve ou galerie/plante en maïs grain | Synthèse ARVALIS 20 essais, effet variable [S3][S4] |
| Broyage résidus | 50–70 % de réduction larvaire | Essais historiques republiés par ARVALIS [S5][S6] |
| Trichogrammes | Ciblent la pyrale, pas la sésamie | Ne pas les présenter comme solution sésamie [S4][S11] |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
La sésamie du maïs Sesamia nonagrioides Lefebvre 1827 est un lépidoptère de la famille des Noctuidae En France elle constitue avec la pyrale du maïs l’un des principaux foreurs aériens du maïs L’adulte mesure environ 3 à 4 cm d’envergure la chenille mature peut atteindre 3 à 4 cm et présente une teinte rose pâle à beige avec des ponctuations latérales sombres S1 S2 Le cycle est plurivoltin Les références françaises décrivent au moins deux générations annuelles trois vols ont été enregistrés en Aquitaine en 2025 du 29 avril au… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie, périmètre et espèces françaises ?
INRAE classe Sesamia nonagrioides dans Animalia Arthropoda Insecta Lepidoptera Noctuidae Le nom français sésamie ou noctuelle du maïs désigne donc une noctuelle et non une pyrale au sens taxonomique Ce point est important pour le diagnostic différentiel et le moteur de connaissances SILLOVA S1 Le maïs est l’hôte économiquement majeur en France L’espèce est méditerranéenne au sens biogéographique large mais sa présence française ne se limite plus aux seuls bassins historiques du Sud-Ouest et du littoral méditerranéen S3 S5 S9 EPPO signale également Sesamia cretica en France sous le nom… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification morphologique ?
L’adulte de S nonagrioides atteint environ 3 à 4 cm d’envergure Les ailes antérieures sont gris jaunâtre à brun pâle et les postérieures blanchâtres Les antennes du mâle sont fortement bipectinées Au repos la coloration reste discrète ce qui justifie l’emploi de pièges à phéromone pour suivre les vols plutôt que la recherche visuelle des adultes dans le couvert S1 S2 Les œufs sont cannelés blanchâtres à la ponte puis deviennent crème rosé Ils sont déposés en groupes souvent sous les gaines foliaires dans des sites protégés La localisation des… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur diagnostic différentiel avec la pyrale et autres foreurs ?
Une galerie dans une tige ne suffit pas à attribuer le dégât à la sésamie. La pyrale du maïs, Ostrinia nubilalis, peut provoquer des symptômes très proches. L’ouverture de plusieurs plantes et l’observation de la chenille sont donc indispensables avant d’associer une règle de décision à l’espèce. [S2][S3] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cultures hôtes et réservoirs sauvages ?
INRAE cite comme plantes hôtes le maïs le blé le riz l’orge l’avoine le millet et la canne à sucre avec des attaques plus occasionnelles signalées sur asperge coton et Solanaceae Dans le contexte français cette large gamme biologique ne doit pas être interprétée comme une équivalence de risque économique les références de gestion concernent surtout le maïs S1 Une étude PLOS ONE publiée en 2020 a échantillonné des sésamies dans 25 localités du Sud-Ouest et du Sud-Est de la France sur maïs Sorghum halepense et Typha domingensis Les auteurs… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur répartition française et évolution des zones de signalement ?
L’Anses indiquait en 2025 que S nonagrioides était signalée dans toutes les régions de la moitié sud Auvergne-Rhône-Alpes Nouvelle-Aquitaine Occitanie PACA et Corse ainsi que plus récemment en Pays de la Loire Cette formulation provient d’un dossier réglementaire sur Cotesia typhae et décrit un état de connaissance pas une carte de fréquence des dégâts S9 ARVALIS observait en Rhône-Alpes en 2025 trois vols dans les secteurs les plus chauds de la Drôme de la plaine de l’Ain de la plaine de Lyon et de la vallée du Rhône Les captures… [S01][S02][S03]





