01 · Référence
Ce que désigne le mot pyrale
Le nom commun « pyrale » désigne plusieurs lépidoptères agricoles. Les Crambidae ont longtemps été rangés avec les Pyralidae ; INRAE les distingue aujourd’hui. Ce changement explique que des documents anciens n’emploient pas toujours la même famille. Pour identifier le ravageur, le nom scientifique et la culture hôte sont plus fiables que le nom vernaculaire seul.
La pyrale du maïs, Ostrinia nubilalis, appartient aux Crambidae. La pyrale des haricots, Etiella zinckenella, attaque notamment les gousses de soja et relève des Pyralidae. Ces espèces n’ont ni les mêmes organes cibles ni la même conduite de surveillance.
| Espèce | Culture | Repère documenté |
|---|---|---|
| Ostrinia nubilalis (pyrale du maïs) | Maïs | Chenilles qui perforent les tiges et peuvent atteindre les épis |
| Etiella zinckenella (pyrale des haricots) | Soja | Chenille qui pénètre rapidement dans les gousses en formation |
02 · Référence
Reconnaître la pyrale du maïs
Sur maïs, les chenilles d’Ostrinia nubilalis perforent les tiges et peuvent atteindre les épis. Les galeries fragilisent les cannes et augmentent le risque de verse. La présence d’un papillon ou d’une feuille abîmée ne suffit pas : ouvrir des tiges et examiner les épis permet de vérifier la présence de larves et l’étendue des dégâts.
Les symptômes et leur intensité varient entre parcelles. Un comptage réalisé sur plusieurs zones du champ donne une indication plus utile qu’un seul plant très atteint en bordure. Le stade de la culture et la période des vols doivent être notés avec l’observation.
03 · Référence
Suivre les vols et intervenir au bon moment
Les réseaux de surveillance de la pyrale du maïs suivent les vols d’adultes pour situer les périodes à risque. Ces données régionales sont un signal de vigilance, à confronter aux observations dans la parcelle. Lorsque les larves ont pénétré dans les tiges, elles deviennent plus difficiles à atteindre ; le calendrier d’une éventuelle protection dépend donc du stade du ravageur.
Avant toute intervention, consulter les avertissements techniques locaux, identifier l’espèce et vérifier que la solution envisagée est autorisée pour la culture et la situation de la parcelle. La présence d’adultes ne prédit pas à elle seule les pertes de rendement.
04 · Référence
Gérer les résidus de maïs après récolte
La pyrale peut survivre dans les cannes et autres résidus de maïs. Le broyage fin et la gestion des résidus après récolte font partie des leviers agronomiques décrits par ARVALIS pour diminuer les populations qui redémarrent la saison suivante. L’efficacité dépend de la qualité du broyage et du contexte local, notamment des parcelles voisines.
Inspecter les cannes au moment de la récolte aide à juger l’importance des larves présentes. Ce constat peut orienter la gestion des résidus et le niveau de surveillance à prévoir l’année suivante, sans promettre une suppression complète du ravageur.
05 · Référence
Distinguer la pyrale des haricots sur soja
Etiella zinckenella est un papillon grisâtre dont la chenille pénètre rapidement dans les gousses en formation. Terres Inovia décrit une larve jaune à verte, puis parfois violacée sur le dos. Les gousses ouvertes peuvent contenir la chenille, des déjections ou des restes de graines ; un petit trou de sortie peut apparaître après son développement.
L’observation commence sur les bordures puis se poursuit à l’intérieur de la parcelle, pendant la formation et le remplissage des gousses. Les dégâts peuvent être localisés. Une méthode pensée pour les galeries de tiges du maïs ne permet pas de diagnostiquer cette attaque des graines de soja.
06 · Référence
Raisonner la prévention selon l’espèce
Le nom collectif « pyrales » ne correspond pas à un traitement unique. Pour le maïs, associer surveillance locale des vols, examen des tiges et gestion des cannes après récolte. Pour le soja, examiner les gousses et tenir compte des parcelles où des attaques ont déjà été observées. La conduite de l’eau et le travail du sol peuvent modifier le risque dans les situations décrites par Terres Inovia.
Conserver le nom scientifique et la culture dans le carnet d’observation facilite le suivi d’une année à l’autre. Cela évite également d’attribuer à la pyrale du maïs un dégât provoqué par un autre foreur ou de traiter une gousse perforée comme une tige attaquée.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Le terme pyrale désigne-t-il une seule espèce?
Non. Le nom commun désigne plusieurs lépidoptères agricoles. Le nom scientifique et la culture hôte sont plus fiables que le nom vernaculaire seul.
La présence d’un papillon suffit-elle à évaluer les pertes?
Non. La présence d’adultes ne prédit pas à elle seule les pertes de rendement. Il faut vérifier les larves dans les tiges ou les gousses selon la culture.
Une méthode prévue pour le maïs convient-elle au soja?
Non. Une méthode pensée pour les galeries de tiges du maïs ne permet pas de diagnostiquer les attaques des graines de soja.





