01 · Référence
Synthèse exécutive
Le terme « pyrales » recouvre, dans les usages agricoles français, plusieurs lépidoptères de la super-famille des Pyraloidea. La taxonomie moderne sépare notamment les Crambidae des Pyralidae ; INRAE rappelle que les Crambidae étaient autrefois inclus dans les Pyralidae. Cette histoire explique des classements divergents dans des documents plus anciens. Pour SILLOVA, le nom scientifique et la famille doivent donc être les clés stables, le nom vernaculaire n’étant qu’un alias. [S1]
La pyrale du maïs Ostrinia nubilalis demeure le cas de référence en grandes cultures chenilles foreuses des tiges et des épis hivernation en diapause dans les bas de tiges risque de pertes de rendement et de dégradation sanitaire via les blessures favorisant les Fusarium En 2026 ARVALIS a constaté des vols très précoces dans plusieurs…
02 · Référence
Périmètre taxonomique et vocabulaire
Dans les usages français, « pyrale » désigne de nombreux petits à moyens papillons dont les chenilles peuvent être foreuses, défoliatrices, granivores, frugivores ou détritivores. Une part importante appartient aux Crambidae ; d’autres aux Pyralidae. INRAE précise que les Crambidae étaient anciennement considérés comme inclus dans les Pyralidae et qu’ils s’en distinguent notamment par la structure des organes auditifs. [S1]
Cette distinction est essentielle pour une base de connaissances Ostrinia nubilalis et Cydalima perspectalis sont classés aujourd’hui dans les Crambidae par INRAE tandis qu’Etiella zinckenella et Plodia interpunctella relèvent des Pyralidae Certaines bases ou publications historiques peuvent conserver une classification plus ancienne SILLOVA doit stocker la source taxonomique la date et les synonymes S1 S7…
03 · Référence
Reconnaissance : adulte, œuf, chenille et chrysalide
La morphologie des adultes est très variable. La pyrale du maïs présente un dimorphisme sexuel et une envergure de quelques centimètres ; Etiella zinckenella est un papillon grisâtre d’environ 22 à 26 mm d’envergure ; Cydalima perspectalis est beaucoup plus grande et aisément reconnaissable avec ses ailes blanc nacré bordées de brun ; Plodia interpunctella, au stockage, se distingue par ses ailes antérieures bicolores beige et cuivre. [S9][S20][S26]
Pour SILLOVA une identification à partir d’une photo d’adulte doit proposer un niveau de confiance et demander le contexte culture localisation date taille estimée organe touché et type de piège Un piège à phéromone capture généralement les mâles ciblés une capture ne démontre pas à elle seule un niveau de dégâts économiquement significatif ARVALIS rappelle…
04 · Référence
Typologie des dégâts et niches biologiques
Tableau 3 — Les « pyrales » occupent des niches très différentes
Cette diversité invalide toute stratégie transversale fondée sur le seul nom « pyrale ». Le stade exposé au levier est déterminant : œuf pour un parasitoïde oophage, jeune larve avant pénétration pour une action de contact/ingestion, adulte pour la confusion sexuelle ou le piégeage, larve hivernante dans résidus pour la prophylaxie mécanique.
05 · Référence
Principales pyrales agricoles en France
Tableau 4 — Sélection agricole non exhaustive des principales « pyrales » à intégrer dans SILLOVA
La table est volontairement orientée vers les productions françaises. Elle ne prétend pas inventorier tous les Pyraloidea présents en France ; elle identifie les espèces ou groupes justifiant des liens internes vers des fiches de culture, de diagnostic ou de stockage. [S1][S7][S20][S24][S27]
06 · Référence
Pyrale du maïs - Ostrinia nubilalis
Ostrinia nubilalis hiverne principalement sous forme de larve en diapause dans les bas de tiges et résidus de maïs Au printemps la hausse des températures permet la nymphose puis l’émergence des adultes Les femelles pondent sur les feuilles après éclosion les jeunes larves se dispersent puis pénètrent dans les tissus Elles creusent des galeries dans les tiges pédoncules et épis En fin de cycle les larves migrent vers le bas des tiges assurant la survie…
Le nombre de générations varie géographiquement et selon l’offre climatique Les références ARVALIS historiques décrivent une génération dans les zones les plus septentrionales continentales une génération complète avec parfois une seconde partielle dans une large zone intermédiaire et une tendance à deux générations au Sud avec possibilité d’une troisième sous conditions très favorables Les travaux…
07 · Référence
Pyrale du haricot / des fruits du soja - Etiella zinckenella
Etiella zinckenella est un Pyralidae : adulte grisâtre de 22 à 26 mm d’envergure ; chenille jaune à verte, devenant violacée dorsalement en fin de développement, jusqu’à environ 15 mm. Une première génération se développe sur des légumineuses sauvages, notamment le robinier faux-acacia ; les générations suivantes peuvent attaquer le soja pendant la formation et le remplissage des gousses. [S7][S9]
Après l’éclosion la larve pénètre rapidement dans la gousse et consomme les graines On observe des déjections et des restes de graines en fin de développement elle quitte la gousse par un trou d’environ 1 à 2 mm tombe au sol puis s’enfouit pour se nymphoser ou entrer en diapause larvaire Cette biologie rend la…
08 · Référence
Pyrale du riz - Chilo suppressalis
EcophytoPIC, mis à jour le 10 février 2026, indique que le nom vernaculaire « pyrale du riz » peut désigner Chilo suppressalis, Corcyra cephalonica et Parapoynx vittalis. Pour les rizières françaises, la stratégie de confusion sexuelle documentée vise explicitement Chilo suppressalis. SILLOVA doit donc toujours faire apparaître le nom scientifique. [S13]
Les symptômes emblématiques de Chilo suppressalis sont les « cœurs morts » lorsque les larves détruisent les points de croissance des jeunes pousses et les « têtes blanches » lorsque l’alimentation de l’inflorescence est interrompue. Ces signes ne sont pas totalement spécifiques : la dissection des tiges est nécessaire pour confirmer le foreur. [S13]
| Repère | Valeur / constat | Usage |
|---|---|---|
| Maïs – risque N+1 | < 0,5 / 0,5-0,8 / > 0,8 larve par pied | Faible / vigilance / fort, à combiner avec prophylaxie et contexte local [S2] |
| Maïs – nuisibilité moyenne | ≈ 7 % de rendement par larve ou galerie/plante en maïs grain | Référence moyenne ARVALIS issue d’essais ; effet variable selon stress [S3] |
| Soja – campagne 2026 | Intensification des vols d’Etiella depuis le 20 juillet | Vigilance gousses + réseau de piégeage Sud-Ouest [S8] |
| Cryptoblabes – enquête 2024 | 18 % moyenne sur parcelles les plus touchées ; 9 % à l’échelle exploitation ; max 70 % | Indicateurs déclaratifs de périmètres différents [S14][S15] |
| Riz – confusion sexuelle | CHILOTEC HC : 20 diffuseurs/ha avant 1er vol ou 10 avant 2e vol | AMM E-Phy vérifiée le 23/08/2026 [S12] |
| Vigne – Cryptoblabes | CRYPTOTEC : 400 diffuseurs/ha, 1 application, avant 1er vol | Usage vigne tordeuses, intérêt montré C. gnidiella ; E-Phy 2026 [S16] |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse exécutive ?
Le terme pyrales recouvre dans les usages agricoles français plusieurs lépidoptères de la super-famille des Pyraloidea La taxonomie moderne sépare notamment les Crambidae des Pyralidae INRAE rappelle que les Crambidae étaient autrefois inclus dans les Pyralidae Cette histoire explique des classements divergents dans des documents plus anciens Pour SILLOVA le nom scientifique et la famille doivent donc être les clés stables le nom vernaculaire n’étant qu’un alias S1 La pyrale du maïs Ostrinia nubilalis demeure le cas de référence en grandes cultures chenilles foreuses des tiges et des épis hivernation… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur périmètre taxonomique et vocabulaire ?
Dans les usages français pyrale désigne de nombreux petits à moyens papillons dont les chenilles peuvent être foreuses défoliatrices granivores frugivores ou détritivores Une part importante appartient aux Crambidae d’autres aux Pyralidae INRAE précise que les Crambidae étaient anciennement considérés comme inclus dans les Pyralidae et qu’ils s’en distinguent notamment par la structure des organes auditifs S1 Cette distinction est essentielle pour une base de connaissances Ostrinia nubilalis et Cydalima perspectalis sont classés aujourd’hui dans les Crambidae par INRAE tandis qu’Etiella zinckenella et Plodia interpunctella relèvent des Pyralidae Certaines bases… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur reconnaissance : adulte, œuf, chenille et chrysalide ?
La morphologie des adultes est très variable La pyrale du maïs présente un dimorphisme sexuel et une envergure de quelques centimètres Etiella zinckenella est un papillon grisâtre d’environ 22 à 26 mm d’envergure Cydalima perspectalis est beaucoup plus grande et aisément reconnaissable avec ses ailes blanc nacré bordées de brun Plodia interpunctella au stockage se distingue par ses ailes antérieures bicolores beige et cuivre S9 S20 S26 Pour SILLOVA une identification à partir d’une photo d’adulte doit proposer un niveau de confiance et demander le contexte culture localisation date taille… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur typologie des dégâts et niches biologiques ?
Tableau 3 — Les « pyrales » occupent des niches très différentes Cette diversité invalide toute stratégie transversale fondée sur le seul nom « pyrale ». Le stade exposé au levier est déterminant : œuf pour un parasitoïde oophage, jeune larve avant pénétration pour une action de contact/ingestion, adulte pour la confusion sexuelle ou le piégeage, larve hivernante dans résidus pour la prophylaxie mécanique. [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur principales pyrales agricoles en france ?
Tableau 4 — Sélection agricole non exhaustive des principales « pyrales » à intégrer dans SILLOVA La table est volontairement orientée vers les productions françaises. Elle ne prétend pas inventorier tous les Pyraloidea présents en France ; elle identifie les espèces ou groupes justifiant des liens internes vers des fiches de culture, de diagnostic ou de stockage. [S1][S7][S20][S24][S27] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur pyrale du maïs - ostrinia nubilalis ?
Ostrinia nubilalis hiverne principalement sous forme de larve en diapause dans les bas de tiges et résidus de maïs Au printemps la hausse des températures permet la nymphose puis l’émergence des adultes Les femelles pondent sur les feuilles après éclosion les jeunes larves se dispersent puis pénètrent dans les tissus Elles creusent des galeries dans les tiges pédoncules et épis En fin de cycle les larves migrent vers le bas des tiges assurant la survie Le nombre de générations varie géographiquement et selon l’offre climatique Les références ARVALIS historiques décrivent… [S01][S02][S03]





