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Espèces principales
Rongeur trapu et fouisseur, associé principalement aux prairies, vergers enherbés et zones herbagères de moyenne montagne. Il consomme surtout racines et organes souterrains. Sa présence est révélée par des réseaux de galeries et des tumuli, parfois difficiles à distinguer des taupinières. En phase de basse densité, il peut coloniser les galeries de la taupe européenne, ce qui facilite son installation et masque les premiers indices.
Les réseaux DRAAF et FREDON décrivent des cycles pluriannuels avec phases de basse densité, croissance, pullulation puis déclin. Dans le Jura, les « vagues voyageuses » de campagnol terrestre ont été décrites sur des cycles de 5 à 9 ans, environ six ans en moyenne. Auvergne et Franche-Comté constituent deux territoires historiques d’étude et de lutte intégrée.
| Repère | Information documentée |
|---|---|
| Cycle pluriannuel | Phases de basse densité, croissance, pullulation puis déclin |
| Vagues voyageuses dans le Jura | Cycles de 5 à 9 ans, environ six ans en moyenne (campagnol terrestre) |
| Reproduction de Microtus arvalis | Principalement de mars à octobre, maturité sexuelle autour d’un mois |
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Identification et diagnostic différentiel
L’observation directe de l’animal est rarement nécessaire. Une décision robuste s’appuie sur la fraîcheur de la terre, la réouverture d’une galerie, les végétaux fraîchement sectionnés, les coulées entretenues, les crottes ou les racines rongées. Un ancien terrier n’a pas la même valeur qu’un foyer actif. Noter l’espèce probable, les indices observés, leur activité, la position du foyer et la surface touchée permet de suivre son évolution.
La forme des monticules aide mais ne suffit pas. Les taupinières sont souvent plus coniques; les rejets du campagnol peuvent être plus irréguliers. Le test du réseau, la présence de dégâts racinaires et le contexte de parcelle restent plus fiables. Une prairie à taupes doit être surveillée car les campagnols terrestres réutilisent fréquemment leurs galeries.
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Biologie et dynamique de population
Gestation courte, maturité sexuelle précoce et répétition des portées expliquent la capacité des campagnols à transformer un foyer discret en problème majeur. Chez Microtus arvalis, la reproduction se concentre principalement de mars à octobre dans les références françaises, avec maturité sexuelle autour d’un mois. Chez le campagnol terrestre, un couple peut produire une descendance très importante sur une seule saison selon les conditions.
Les cycles ne sont pas une croissance exponentielle permanente. Ressources alimentaires, climat, maladies, compétition, prédation et qualité de l’habitat finissent par réduire la survie et la reproduction. Le déclin naturel ne justifie toutefois pas d’attendre: les pertes économiques ont déjà été subies lorsque la population atteint son maximum.
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Dégâts agronomiques et économiques
Le campagnol terrestre consomme les racines, détruit le tapis végétal et remonte de la terre. La conséquence est une baisse de biomasse, une dégradation de la composition floristique et une contamination terreuse du fourrage. La terre augmente l’usure des matériels et peut détériorer la conservation des fourrages. Le coût total inclut aussi achats de fourrage, transport, remise en état et éventuelle diminution du chargement.
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Surveillance et notation
La surveillance a pour finalité de détecter une croissance avant que les dégâts ne deviennent évidents. Les meilleurs indicateurs sont souvent simples: nombre de foyers actifs, fréquence d’indices sur un transect, progression depuis les bordures et comparaison avec l’année précédente.
En Bourgogne-Franche-Comté, FREDON indique que la surveillance du campagnol terrestre utilise depuis 2023 la plateforme Arvicola-Obs, avec plusieurs milliers de balises. Le campagnol des champs est suivi sur des transects de milieux variés — cultures, chaumes, labours, légumineuses, intercultures et milieux herbacés — afin d’éclairer les BSV et les stratégies collectives.
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Lutte intégrée
Le cadre français insiste depuis longtemps sur une action précoce et collective. Une parcelle maîtrisée peut être recolonisée depuis un réservoir voisin. À l’inverse, un territoire qui détecte et traite les foyers en basse densité peut retarder l’extension et réduire l’ampleur du pic.
Le piégeage est adapté aux faibles densités et foyers localisés. Il nécessite une localisation précise des galeries actives et des contrôles fréquents. Au pic, le temps de travail devient rapidement prohibitif, ce qui confirme l’importance de la détection précoce.
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Choisir l’action après identification
Un tumulus ne permet pas à lui seul de conclure : vérifier l’activité d’une galerie et rechercher les dégâts sur racines ou végétation. La taupe et les différentes espèces de campagnols n’appellent pas exactement les mêmes mesures.
Repérer les foyers à faible densité, noter leur évolution et coordonner l’observation avec les parcelles voisines. Le piégeage localisé ne remplace pas une surveillance du territoire lorsque les populations augmentent.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Un tumulus suffit-il à conclure à un foyer actif?
Non. Il faut vérifier l’activité d’une galerie et rechercher les dégâts sur racines ou végétation. Un ancien terrier n’a pas la même valeur qu’un foyer actif.
Pourquoi agir tôt sur les foyers?
Les pertes économiques sont déjà subies lorsque la population atteint son maximum. Détecter et traiter les foyers en basse densité peut retarder l’extension et réduire l’ampleur du pic.
Le piégeage suffit-il à tout contrôler?
Non. Il est adapté aux faibles densités et aux foyers localisés. Au pic, le temps de travail devient rapidement prohibitif.





