01 · Référence
Synthèse opérationnelle
Le vulpin des champs est une graminée annuelle fortement adaptée aux cultures d’hiver Il lève surtout à l’automne mais une seconde vague printanière est possible Il préfère les sols riches frais à humides notamment limons limons argileux et terres argilo-calcaires et devient particulièrement problématique lorsque la rotation reste dominée par colza blé et orge semés tôt Les systèmes de travail superficiel répété concentrent les graines dans les premiers centimètres du sol exactement dans la zone…
La biologie du vulpin offre toutefois un point faible majeur son stock semencier est peu persistant Les références françaises et européennes indiquent une décroissance annuelle de l’ordre de 70 à 80 lorsque les graines sont correctement enfouies et qu’aucune nouvelle grenaison ne vient réapprovisionner le sol La gestion durable consiste donc moins à rechercher un…
02 · Référence
Identité botanique et nomenclature
Alopecurus myosuroides Huds. appartient aux Poaceae, sous-famille des Pooideae et tribu des Poeae. Le code EPPO est ALOMY. Le nom français « vulpin des champs » fait référence à la forme de l’inflorescence, rappelant une queue de renard. Plusieurs noms vernaculaires existent : blayon, queue-de-rat, trompe-bonhomme ou appellations régionales. [S2]
C’est une annuelle d’hiver ou de printemps selon la date de germination Une levée d’automne peut hiverner au stade quelques feuilles à plusieurs talles et reprendre rapidement sa croissance au printemps Le système racinaire est relativement superficiel ce qui contribue à la forte compétition pour l’eau et l’azote dans la couche exploitée par les jeunes…
03 · Référence
Identification morphologique détaillée
Les gaines sont fendues et souvent teintées de mauve sur 1 à 2 cm à la base avec les nervures bien visibles Le vulpin ne possède pas d’oreillettes La ligule est ovale membraneuse blanchâtre longue d’environ 3 à 6 mm et finement denticulée La préfoliaison est enroulée Le limbe est glabre très allongé vert bleuté et plutôt terne sur la face supérieure au stade une feuille il peut néanmoins être brillant ce qui explique la…
Infloweb décrit une première feuille plane à trois nervures, puis une deuxième à cinq à sept nervures. Cette progression du nombre de nervures est utile lorsque les plantes sont trop jeunes pour disposer d’autres critères. La combinaison « gaine mauve + absence d’oreillettes + ligule développée + préfoliaison enroulée » constitue l’ensemble de caractères le plus robuste au champ. [S2]
04 · Référence
Cycle annuel et phénologie
Le vulpin peut germer toute l’année mais présente deux pics principaux : automne et printemps. Le calendrier Infloweb situe les germinations surtout d’octobre à avril, la floraison d’avril à juillet et la maturation en juin-juillet. La base de température de germination est proche de 0 °C et le zéro de végétation autour de 1 °C, ce qui explique la capacité des plantules à s’installer dans les périodes fraîches. [S2]
05 · Référence
Dormance : variabilité et influence du climat
La dormance primaire du vulpin est faible à moyenne et varie fortement d’une année à l’autre. Les travaux de Swain et collaborateurs ont montré que les graines produites en conditions chaudes et sèches pendant la maturation sont moins dormantes que celles issues de conditions fraîches et humides. Dans leurs échantillons de champs anglais, environ 57–62 % des graines étaient non dormantes lors des années chaudes étudiées contre 22–28 % lors des années plus fraîches. [S13]
Les travaux de Menegat et collaborateurs ont confirmé au champ que température et disponibilité en eau pendant la phase reproductive pilotent le niveau de dormance avec une forte importance du calendrier des stress dans les semaines précédant la chute maximale des graines Cette variabilité explique pourquoi un faux-semis peut être très performant une année et…
06 · Référence
Profondeur de levée et dynamique d’émergence
La germination est optimale dans les deux premiers centimètres, avec de bonnes performances à des températures autour de 17–24 °C dans les références compilées par Infloweb. La fiche française indique néanmoins une capacité de levée jusqu’à environ 10 cm, alors que de nombreuses études européennes retiennent une émergence surtout limitée aux 5 premiers centimètres. Cette différence reflète les conditions expérimentales et ne doit pas être transformée en seuil absolu. [S2] [S11]
Dans les parcelles cultivées, la majorité des émergences provient des graines situées près de la surface. Le déplacement vertical du stock est donc central : travail superficiel = maintien dans la zone germinative ; labour = enfouissement d’une large fraction ; re-labour précoce = risque de remonter des graines encore viables.
07 · Référence
Sols, habitats et facteurs pédoclimatiques
Le vulpin est classé parmi les messicoles calcicoles. Il est particulièrement fréquent sur limons, limons argileux et sols argilo-calcaires riches et suffisamment humides. Il est peu adapté aux sols sableux, tourbeux, très secs ou très acides ; Infloweb le signale historiquement absent ou beaucoup plus rare dans le Sud-Est. [S2]
La préférence pour les sols lourds et frais explique la forte pression dans les bassins céréaliers à sols hydromorphes Les difficultés de circulation automnale y limitent en plus les possibilités de faux-semis semis retardé ou application herbicide au bon créneau Le type de sol influence donc à la fois le risque biologique et la capacité…
08 · Référence
Répartition actuelle en France
Le diagnostic national GRAMICIBLE publié par ARVALIS en mai 2026 indique que le vulpin reste surtout ancré dans l’Est et le Nord-Est de la France, même s’il est présent dans d’autres régions. Le ray-grass a une distribution plus généralisée, tandis que le vulpin reste davantage associé aux bassins à cultures d’hiver et aux sols favorables. [S17]
En Île-de-France, la cartographie actualisée en 2026 confirme la coexistence de fortes problématiques ray-grass/vulpin et l’évolution spatiale depuis la première cartographie de 2017. Cette surveillance territoriale est utile pour hiérarchiser les parcelles mais ne remplace pas le comptage à l’échelle de l’exploitation. [S19]
| Élément | Cadre du dossier |
|---|---|
| Bloc | Bloc P — Adventices — fiche individuelle 519 |
| Connexions SILLOVA | Adventices • Céréales • Colza • Maïs • Travail du sol • Rotation • Résistances herbicides |
| Taxon | Alopecurus myosuroides Huds. — Poaceae — code EPPO ALOMY |
| Périmètre | France métropolitaine, avec priorité aux grandes cultures et céréales à paille |
| Date de vérification réglementaire | 20 août 2026 |
| Principe de sécurité | Toute spécialité commerciale doit être re-vérifiée dans ANSES E‑Phy au moment de l’usage. |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle ?
Le vulpin des champs est une graminée annuelle fortement adaptée aux cultures d’hiver Il lève surtout à l’automne mais une seconde vague printanière est possible Il préfère les sols riches frais à humides notamment limons limons argileux et terres argilo-calcaires et devient particulièrement problématique lorsque la rotation reste dominée par colza blé et orge semés tôt Les systèmes de travail superficiel répété concentrent les graines dans les premiers centimètres du sol exactement dans la zone La biologie du vulpin offre toutefois un point faible majeur son stock semencier est peu… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité botanique et nomenclature ?
Alopecurus myosuroides Huds appartient aux Poaceae sous-famille des Pooideae et tribu des Poeae Le code EPPO est ALOMY Le nom français vulpin des champs fait référence à la forme de l’inflorescence rappelant une queue de renard Plusieurs noms vernaculaires existent blayon queue-de-rat trompe-bonhomme ou appellations régionales S2 C’est une annuelle d’hiver ou de printemps selon la date de germination Une levée d’automne peut hiverner au stade quelques feuilles à plusieurs talles et reprendre rapidement sa croissance au printemps Le système racinaire est relativement superficiel ce qui contribue à la forte… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identification morphologique détaillée ?
Les gaines sont fendues et souvent teintées de mauve sur 1 à 2 cm à la base avec les nervures bien visibles Le vulpin ne possède pas d’oreillettes La ligule est ovale membraneuse blanchâtre longue d’environ 3 à 6 mm et finement denticulée La préfoliaison est enroulée Le limbe est glabre très allongé vert bleuté et plutôt terne sur la face supérieure au stade une feuille il peut néanmoins être brillant ce qui explique la Infloweb décrit une première feuille plane à trois nervures puis une deuxième à cinq à… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur cycle annuel et phénologie ?
Le vulpin peut germer toute l’année mais présente deux pics principaux : automne et printemps. Le calendrier Infloweb situe les germinations surtout d’octobre à avril, la floraison d’avril à juillet et la maturation en juin-juillet. La base de température de germination est proche de 0 °C et le zéro de végétation autour de 1 °C, ce qui explique la capacité des plantules à s’installer dans les périodes fraîches. [S2] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur dormance : variabilité et influence du climat ?
La dormance primaire du vulpin est faible à moyenne et varie fortement d’une année à l’autre Les travaux de Swain et collaborateurs ont montré que les graines produites en conditions chaudes et sèches pendant la maturation sont moins dormantes que celles issues de conditions fraîches et humides Dans leurs échantillons de champs anglais environ 57 62 des graines étaient non dormantes lors des années chaudes étudiées contre 22 28 lors des années plus fraîches S13 Les travaux de Menegat et collaborateurs ont confirmé au champ que température et disponibilité en… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur profondeur de levée et dynamique d’émergence ?
La germination est optimale dans les deux premiers centimètres avec de bonnes performances à des températures autour de 17 24 C dans les références compilées par Infloweb La fiche française indique néanmoins une capacité de levée jusqu’à environ 10 cm alors que de nombreuses études européennes retiennent une émergence surtout limitée aux 5 premiers centimètres Cette différence reflète les conditions expérimentales et ne doit pas être transformée en seuil absolu S2 S11 Dans les parcelles cultivées la majorité des émergences provient des graines situées près de la surface Le déplacement… [S01][S02][S03]





