01 · Guide
Définition, terminologie et place dans la filière
Une brebis allaitante est une femelle ovine reproductrice élevée principalement pour produire et allaiter un ou plusieurs agneaux destinés à la viande, au renouvellement ou à la reproduction. Elle se distingue d’une brebis laitière par la finalité dominante de l’atelier : le lait est destiné en priorité à la croissance de l’agneau et n’est généralement pas collecté pour transformation. Dans les statistiques françaises, le terme « brebis nourrice » est souvent utilisé pour cette catégorie. Dans le vocabulaire de terrain, on rencontre également « brebis viande », « brebis mère » ou « brebis allaitante ».
La brebis est l’unité de décision qui relie génétique, surface fourragère, calendrier de travail et débouché. Une exploitation peut rechercher une forte prolificité et une finition en bergerie, ou au contraire une reproduction plus saisonnée et une forte autonomie au pâturage. Les performances ne sont donc interprétables qu’en lien avec le système.
02 · Guide
Le cheptel français et sa géographie en 2024-2026
La carte du troupeau allaitant est beaucoup plus diffuse que celle des brebis laitières. Les grands ensembles sont le Massif central, le Centre-Ouest et les zones herbagères de l’Ouest, les Alpes et la Provence, les Pyrénées, les Causses et plateaux du Sud-Ouest, ainsi que des bassins de plaine au Nord et au Centre. La race, la saison de reproduction, le type de prairie, le recours aux parcours et la durée d’hivernage changent fortement d’un territoire à l’autre.
03 · Guide
Préparer la lutte
La réussite de la reproduction commence avant l’introduction des béliers. L’état corporel des brebis et la condition des reproducteurs doivent être vérifiés assez tôt pour corriger une insuffisance alimentaire.
Le calendrier de lutte doit correspondre au débouché des agneaux et aux ressources fourragères. Les taux de fertilité et de prolificité sont à suivre séparément : un animal gestant n’élève pas nécessairement le même nombre d’agneaux sevrés.
04 · Guide
De la mise bas au sevrage
La surveillance des agnelages, la prise de colostrum et l’aptitude maternelle conditionnent la survie des jeunes. Les portées multiples peuvent demander une attention et une alimentation supplémentaires.
Le bilan annuel doit distinguer naissances, morts, sevrages et ventes. Cette lecture permet d’identifier si la priorité est la reproduction, les soins aux nouveau-nés ou la conduite alimentaire.
05 · Guide
Alimentation autour de la mise bas
Les besoins augmentent à la fin de gestation puis pendant l’allaitement. La qualité des fourrages et la taille de portée doivent guider l’ajustement de la ration.
Une brebis trop maigre peut moins bien nourrir ses agneaux ; une conduite trop riche a d’autres coûts et risques. La note d’état corporel palpée donne un repère pratique pour adapter les apports.
06 · Guide
Suivre les pertes et les réformes
Un bilan de troupeau doit compter brebis mises à la lutte, agnelées, agneaux nés vivants puis sevrés. Cela évite de confondre prolificité et productivité réelle.
Les motifs de réforme, les problèmes de mamelle et la capacité à élever les agneaux orientent le renouvellement. La décision doit tenir compte des ressources disponibles et du calendrier de vente.
| Étape | Ce qu’il faut compter |
|---|---|
| Lutte | Brebis mises à la lutte |
| Agnelage | Brebis agnelées |
| Naissance | Agneaux nés vivants |
| Sevrage | Agneaux sevrés |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Qu’est-ce qu’une brebis allaitante?
Une brebis allaitante est une femelle ovine reproductrice élevée principalement pour produire et allaiter un ou plusieurs agneaux destinés à la viande, au renouvellement ou à la reproduction.
Quelle différence avec une brebis laitière?
Le lait de la brebis allaitante est destiné en priorité à la croissance de l’agneau et n’est généralement pas collecté pour transformation.
Une forte prolificité suffit-elle à juger la productivité?
Non. Un bilan de troupeau doit compter les brebis mises à la lutte, agnelées, les agneaux nés vivants puis sevrés. Cela évite de confondre prolificité et productivité réelle.





