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Identité, nomenclature et taxonomie
Botrytis cinerea Pers. est un champignon nécrotrophe de la famille des Sclerotiniaceae. Dans la classification actuelle, il appartient au règne Fungi, phylum Ascomycota, classe Leotiomycetes, ordre Helotiales, famille Sclerotiniaceae et genre Botrytis. Le nom sexué Botryotinia fuckeliana a longtemps été utilisé dans la littérature, mais l’usage moderne privilégie le nom unique Botrytis cinerea.
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Plantes hôtes, réservoirs et voies d’introduction
B. cinerea est polyphage : sa survie dans un environnement de production ne dépend pas uniquement du fraisier. Des résidus de cultures, adventices, plantes voisines et tissus morts peuvent porter du mycélium ou sporuler. Dans une fraisière, les principaux réservoirs immédiatement pertinents sont toutefois les vieilles feuilles, pétioles desséchés, fleurs avortées, fruits oubliés ou momifiés et tissus de couronne atteints.
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Symptômes : fleurs et organes floraux
La floraison est une phase critique. Des pétales, étamines, pistils ou autres organes sénescents peuvent brunir puis porter un feutrage gris. Une fleur atteinte peut avorter, mais l’infection peut aussi se prolonger vers le jeune réceptacle sans symptôme spectaculaire. La littérature expérimentale montre que les organes floraux sénescents constituent une porte d’entrée et un substrat nutritif privilégié.
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Suivre les fruits de la nouaison à la récolte
Une fleur contaminée peut donner un fruit sans signe immédiat. Sur les fruits en maturation, une zone brune et molle peut ensuite se couvrir d’une sporulation grise caractéristique.
Inspecter les bouquets, les fruits au contact et les secteurs qui sèchent lentement après pluie ou irrigation. Écarter les fruits atteints à la récolte et noter les foyers, car une lésion discrète peut s’étendre après cueillette.
| Stade ou organe | Ce qu’il faut repérer |
|---|---|
| Fleur contaminée | Peut donner un fruit sans signe immédiat |
| Fruit en maturation | Zone brune et molle, pouvant se couvrir d’une sporulation grise |
| Fruit après cueillette | Une lésion discrète peut continuer à s’étendre |
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Limiter les foyers dans la fraisière
Le champignon se maintient sur les débris et profite d’une humidité prolongée. Aérer sous abri, retirer les fruits pourris et éviter de laisser des tissus morts sous le couvert sont des mesures préventives.
Les bulletins régionaux de santé du végétal décrivent l’état sanitaire observé à une date donnée. Ils ne remplacent pas une observation de la parcelle ni la vérification des usages autorisés si une protection est envisagée.
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Différencier une pourriture grise des autres pertes de fruits
Le feutrage gris poudreux sur fruit malade oriente vers Botrytis cinerea. Une simple tache brune, surtout après blessure ou récolte, peut cependant avoir plusieurs causes.
Prélever un fruit encore frais à la limite du foyer et observer aussi les fleurs et les résidus voisins. Noter si la lésion se développe en conditions humides et si le gris apparaît sur les tissus. Un diagnostic confirmé aide à cibler l’aération, l’hygiène et le tri plutôt qu’à appliquer une réponse indistincte à toutes les pourritures.
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Organiser la récolte et le tri
Une infection florale peut rester discrète avant que le fruit mûr ne pourrisse. À la récolte, séparer les fraises portant un feutrage gris et éviter de les laisser dans les rangs ; elles peuvent alimenter de nouveaux foyers.
Observer plusieurs bouquets dans les zones humides, noter la part de fruits atteints et la date des épisodes pluvieux. Après cueillette, limiter les manipulations blessantes et maintenir la chaîne de conservation adaptée au débouché. Un résultat de BSV régional décrit une situation collective : il ne remplace pas le contrôle des fruits de la parcelle.
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Quel est l’agent de la pourriture grise du fraisier?
C’est Botrytis cinerea, un champignon nécrotrophe et polyphage. Le nom sexué Botryotinia fuckeliana est aujourd’hui peu utilisé.
La floraison est-elle une phase à risque?
Oui. Les organes floraux sénescents constituent une porte d’entrée et un substrat nutritif privilégié pour le champignon.
Un bulletin régional suffit-il à décider d’une protection?
Non. Un BSV régional décrit une situation collective. Il ne remplace ni l’observation de la parcelle ni la vérification des usages autorisés.





