01 · Référence
Méthode documentaire, périmètre et niveau de confiance
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 476 une fiche de diagnostic et de gestion intégrée reliant agent causal taxonomie plantes hôtes symptômes selon organes et stades diagnostics différentiels cycle biologique sources d’inoculum contamination conditions de risque surveillance pertes prévention agronomique résistance variétale biocontrôle et solutions autorisées Le présent dossier développe ces points au-delà du cahier des charges et les traduit en éléments directement structurables pour la future page Web et la base de…
La recherche a privilégié les sources françaises officielles ou techniques Terres Inovia et INRAE pour les travaux PANGENOCLUB PLATOON GEVES CTPS pour l’évaluation variétale et les protocoles de résistance DRAAF Bretagne pour les BSV légumes et grandes cultures Agreste pour le poids économique du chou-fleur ANSES E-Phy pour les usages phytopharmaceutiques et EPPO pour la…
02 · Référence
Synthèse opérationnelle - les faits à retenir
• La hernie du chou est causée par Plasmodiophora brassicae, un protiste de la lignée des Rhizaria. Le qualifier de « champignon » est historiquement fréquent mais taxonomiquement incorrect ; cette distinction est importante pour éviter d’extrapoler à tort des traitements fongicides. [S16-S18]
• Le symptôme cardinal est l’hypertrophie des racines : galles fusiformes ou massives, d’abord fermes et blanchâtres puis brunissantes, fissurées et dégradées. La partie aérienne réagit secondairement par flétrissement aux heures chaudes, retard de croissance, coloration anormale et parfois mort du plant. [S7-S10, S18]
03 · Référence
Identité, nomenclature et taxonomie
Plasmodiophora brassicae Woronin est l’agent causal de la hernie des crucifères, appelée aussi « hernie du chou », « gros pied » ou clubroot en anglais. EPPO retient le code PLADBR et les noms français hernie des crucifères, hernie du chou et maladie digitaire des crucifères. La classification EPPO place l’organisme dans Protista, Cercozoa, Phytomyxea, Plasmodiophorida, Plasmodiophoraceae, Plasmodiophora. Les phylogénies moléculaires modernes rattachent les Phytomyxea au supergroupe eucaryote Rhizaria. [S16-S17]
Les plasmodiophorides ont longtemps été étudiés par les mycologues parce qu’ils forment des spores et provoquent des maladies végétales les BSV historiques emploient encore parfois le terme champignon Cette terminologie ne doit pas être reprise comme classification moderne P brassicae se distingue des champignons filamenteux et des oomycètes par son cycle plasmodial ses zoospores biflagellées…
04 · Référence
Importance agronomique en France et poids des bassins de choux
La hernie est surtout grave lorsqu’elle s’installe dans des systèmes où les Brassicacées reviennent souvent : rotations légumières à choux multiples, pépinières, sols contaminés par transferts de terre ou eau, ou alternance colza/choux/couverts crucifères. Terres Inovia décrit en 2025-2026 une recrudescence de la maladie en France dans un contexte climatique jugé plus favorable, et les projets PANGENOCLUB puis PLATOON couvrent explicitement le colza et le chou. [S2-S3]
L’enjeu est particulièrement élevé dans l’Ouest Selon la DRAAF Bretagne la région assurait en 2024 78 de la production française de chou-fleur et 66 de celle de brocoli Au niveau national Agreste estimait au 1er mai 2026 la campagne de chou-fleur 2025-2026 à 194 900 t soit 20 300 t de moins que la campagne…
05 · Référence
Plantes hôtes et réservoirs
P. brassicae infecte principalement les Brassicaceae. Pour les légumes, les hôtes majeurs appartiennent aux espèces Brassica oleracea (chou-fleur, brocoli, chou pommé, chou de Bruxelles, kale/chou frisé, chou-rave), Brassica rapa (navet, pak-choï, pe-tsaï et apparentés), Brassica napus (rutabaga et colza), Raphanus sativus (radis) et d’autres crucifères cultivées. Des adventices Brassicaceae peuvent entretenir le cycle : capselles, moutardes, ravenelles, repousses de colza et autres crucifères selon leur sensibilité au pathotype local. [S18, S25]
Les non-hôtes doivent être distingués des hôtes de multiplication Certaines racines de plantes non Brassicaceae peuvent stimuler la germination des spores ou permettre une infection primaire limitée des poils absorbants sans cycle complet ni galles On ne doit donc pas transformer une observation expérimentale de germination ou d’infection primaire en affirmation de multiplication de l’inoculum…
06 · Référence
Symptômes détaillés : racines, collet et parties aériennes
Le diagnostic doit commencer par l’arrachage soigneux de plusieurs plantes, y compris des plantes apparemment saines en bordure du foyer. Les galles sont très variables : renflement fusiforme d’une racine latérale, nodosités multiples, épaississement du pivot ou hypertrophie massive de la totalité du système racinaire. Jeunes, elles sont fermes, pleines et blanc-crème ; en vieillissant elles brunissent, se fissurent, sont colonisées par des organismes secondaires puis se décomposent, libérant les spores de repos. [S7-S10, S18]
La réduction de l’absorption d’eau et de nutriments explique les symptômes aériens Le flétrissement peut être réversible le matin et marqué en milieu de journée ce qui peut tromper vers un diagnostic de sécheresse On observe aussi rabougrissement moindre développement foliaire jaunissement ou rougissement retard de pommaison ou de formation de l’inflorescence hétérogénéité de calibre…
07 · Référence
Diagnostic différentiel : ne pas confondre une galle avec toute déformation racinaire
La présence d’une hypertrophie racinaire oriente fortement vers la hernie, mais plusieurs causes peuvent provoquer racines déformées, nécroses ou flétrissements. Le diagnostic différentiel repose sur l’aspect interne, la distribution des lésions, les insectes/galeries visibles, la présence de pourriture primaire et l’historique de la parcelle. Un laboratoire est recommandé lorsque le diagnostic conditionne un investissement de rotation, un changement variétal ou une désinfection de matériel. [S6, S18]
08 · Référence
Cycle biologique : de la spore de repos à la nouvelle contamination du sol
Le cycle est classiquement décrit en trois grands temps survie sous forme de spores de repos infection primaire des poils absorbants puis infection secondaire du cortex En sol humide et sous l’influence de facteurs chimiques liés aux racines une fraction des spores de repos germe…
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Agent causal | Plasmodiophora brassicae Woronin |
| Nature biologique | Protiste tellurique biotrophe obligatoire ; Rhizaria, Phytomyxea, Plasmodiophorida |
| Hôtes prioritaires | Brassicaceae cultivées et adventices ; choux et apparentés |
| Inoculum clé | Spores de repos très persistantes dans le sol et les tissus racinaires décomposés |
| Fenêtre de risque | Sol chaud, humide à saturé ; jeunes racines ; parcelles à historique Brassicacées |
| Leviers majeurs | Prévention de dissémination, rotation, drainage/structure, correction raisonnée du pH, résistance variétale |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur méthode documentaire, périmètre et niveau de confiance ?
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 476 une fiche de diagnostic et de gestion intégrée reliant agent causal taxonomie plantes hôtes symptômes selon organes et stades diagnostics différentiels cycle biologique sources d’inoculum contamination conditions de risque surveillance pertes prévention agronomique résistance variétale biocontrôle et solutions autorisées Le présent dossier développe ces points au-delà du cahier des charges et les traduit en éléments directement structurables pour la future page Web et la base de La recherche a privilégié les sources françaises officielles ou techniques Terres Inovia et INRAE pour… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle - les faits à retenir ?
• La hernie du chou est causée par Plasmodiophora brassicae, un protiste de la lignée des Rhizaria. Le qualifier de « champignon » est historiquement fréquent mais taxonomiquement incorrect ; cette distinction est importante pour éviter d’extrapoler à tort des traitements fongicides. [S16-S18] • Le symptôme cardinal est l’hypertrophie des racines : galles fusiformes ou massives, d’abord fermes et blanchâtres puis brunissantes, fissurées et dégradées. La partie aérienne réagit secondairement par flétrissement aux heures chaudes, retard de croissance, coloration anormale et parfois mort du plant. [S7-S10, S18] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, nomenclature et taxonomie ?
Plasmodiophora brassicae Woronin est l’agent causal de la hernie des crucifères appelée aussi hernie du chou gros pied ou clubroot en anglais EPPO retient le code PLADBR et les noms français hernie des crucifères hernie du chou et maladie digitaire des crucifères La classification EPPO place l’organisme dans Protista Cercozoa Phytomyxea Plasmodiophorida Plasmodiophoraceae Plasmodiophora Les phylogénies moléculaires modernes rattachent les Phytomyxea au supergroupe eucaryote Rhizaria S16-S17 Les plasmodiophorides ont longtemps été étudiés par les mycologues parce qu’ils forment des spores et provoquent des maladies végétales les BSV historiques emploient encore… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur importance agronomique en france et poids des bassins de choux ?
La hernie est surtout grave lorsqu’elle s’installe dans des systèmes où les Brassicacées reviennent souvent rotations légumières à choux multiples pépinières sols contaminés par transferts de terre ou eau ou alternance colza choux couverts crucifères Terres Inovia décrit en 2025-2026 une recrudescence de la maladie en France dans un contexte climatique jugé plus favorable et les projets PANGENOCLUB puis PLATOON couvrent explicitement le colza et le chou S2-S3 L’enjeu est particulièrement élevé dans l’Ouest Selon la DRAAF Bretagne la région assurait en 2024 78 de la production française de chou-fleur… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes et réservoirs ?
P brassicae infecte principalement les Brassicaceae Pour les légumes les hôtes majeurs appartiennent aux espèces Brassica oleracea chou-fleur brocoli chou pommé chou de Bruxelles kale chou frisé chou-rave Brassica rapa navet pak-choï pe-tsaï et apparentés Brassica napus rutabaga et colza Raphanus sativus radis et d’autres crucifères cultivées Des adventices Brassicaceae peuvent entretenir le cycle capselles moutardes ravenelles repousses de colza et autres crucifères selon leur sensibilité au pathotype local S18 S25 Les non-hôtes doivent être distingués des hôtes de multiplication Certaines racines de plantes non Brassicaceae peuvent stimuler la germination… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes détaillés : racines, collet et parties aériennes ?
Le diagnostic doit commencer par l’arrachage soigneux de plusieurs plantes y compris des plantes apparemment saines en bordure du foyer Les galles sont très variables renflement fusiforme d’une racine latérale nodosités multiples épaississement du pivot ou hypertrophie massive de la totalité du système racinaire Jeunes elles sont fermes pleines et blanc-crème en vieillissant elles brunissent se fissurent sont colonisées par des organismes secondaires puis se décomposent libérant les spores de repos S7-S10 S18 La réduction de l’absorption d’eau et de nutriments explique les symptômes aériens Le flétrissement peut être réversible… [S01][S02][S03]





