01 · Référence
Méthode documentaire, périmètre et niveau de confiance
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 475 une fiche de diagnostic et de gestion intégrée reliant agent causal, taxonomie, plantes hôtes, symptômes détaillés, diagnostics différentiels, cycle biologique, inoculum, contamination, conditions de risque, surveillance, pertes, prévention agronomique, biocontrôle et solutions autorisées. [S0]
La recherche a privilégié les ressources françaises directement exploitables par les producteurs INRAE ePhytia pour la biologie et le diagnostic DRAAF BSV 2025-2026 pour le risque de terrain ANSES E-Phy pour l autorisation des produits Ministère de l Agriculture et Ecophytopic pour le cadre du biocontrôle Les mécanismes épidémiologiques et moléculaires sont complétés par des…
02 · Référence
Synthèse opérationnelle — les faits à retenir
• Sclerotinia sclerotiorum est un ascomycète nécrotrophe extrêmement polyphage, signalé sur plus de 400 espèces ; les légumes constituent un groupe d'hôtes majeur. [S1][S21]
• Le signe le plus caractéristique est une pourriture aqueuse ou molle accompagnée d'un mycélium blanc cotonneux puis de sclérotes noirs. La taille des sclérotes aide à distinguer S. sclerotiorum (souvent 2,5–20 mm) de S. minor (souvent 0,5–2 mm). [S2][S3]
03 · Référence
Taxonomie et espèces à distinguer
Les sclérotinioses maraîchères appartiennent au genre Sclerotinia, famille Sclerotiniaceae, ordre Helotiales, classe Leotiomycetes, embranchement Ascomycota. Trois espèces sont particulièrement utiles à stocker séparément dans SILLOVA : S. sclerotiorum, S. minor et S. trifoliorum. [S1][S21]
Sur le plan phytosanitaire européen S sclerotiorum n est pas classé comme organisme de quarantaine de l Union européenne dans la synthèse EPPO RNQP consultée Cela ne dispense pas de vérifier les exigences propres aux semences plants contrats exportations ou cahiers des charges statut réglementaire du pathogène et gestion agronomique de la maladie sont deux…
04 · Référence
Plantes hôtes : pourquoi la rotation est difficile
S. sclerotiorum est l'un des pathogènes fongiques les plus polyphages en agriculture. INRAE/ePhytia le signale sur plus de 400 plantes cultivées ou adventices. En légumes, la liste comprend notamment salades, haricot, pois, choux, tomate, poivron, aubergine, courgette et autres cucurbitacées, céleri, carotte, rutabaga et pomme de terre. [S1][S4][S5]
Une rotation différente n est donc pas automatiquement une rotation assainissante Dans les parcelles fortement contaminées les graminées céréales sont souvent utilisées comme cultures de rupture tandis que certains couverts dicotylédones moutardes phacélie légumineuses doivent être évalués comme hôtes potentiels Des BSV français recommandent d éviter les cultures sensibles plusieurs années et de limiter le…
05 · Référence
Symptômes généraux et signes diagnostiques
Le tableau clinique dépend de l'organe et de la culture, mais une séquence commune se retrouve souvent : petite lésion humide ou translucide → pourriture aqueuse brun clair à brune → effondrement des tissus → mycélium blanc cotonneux → formation de sclérotes, d'abord blancs puis noirs et durs. [S1][S2][S4]
06 · Référence
Salades et chicorées : « lettuce drop » / pourriture basale
Chez la laitue, les deux espèces S. sclerotiorum et S. minor peuvent coexister. Les feuilles basses et le collet sont d'abord atteints ; la plante peut sembler flétrir brutalement lorsque le collet est ceinturé. Les tissus deviennent humides, translucides puis liquéfiés. Le mycélium blanc peut rester assez discret avec S. minor mais devient souvent dense avec S. sclerotiorum. [S2][S3]
S. minor se reconnaît par la production d'une multitude de petits sclérotes de 0,5 à 2 mm. S. sclerotiorum forme des sclérotes nettement plus gros et peut produire des apothécies, d'où des contaminations aériennes par ascospores pouvant aussi provoquer des pourritures du cœur. [S2]
07 · Référence
Haricot, flageolet et pois : le risque floraison-couvert
Sur haricot, la sclérotiniose est classiquement une maladie de floraison et de végétation dense. Les ascospores se déposent sur les fleurs sénescentes ; celles-ci fournissent les nutriments nécessaires à la germination et deviennent des ponts d'infection vers tiges, feuilles et gousses. Les premiers symptômes peuvent apparaître comme des lésions aqueuses irrégulières, puis un mycélium blanc envahit rapidement les organes. [S21][S31][S32]
Les parcelles à forte biomasse à verse à fermeture rapide du couvert ou soumises à des périodes humides prolongées cumulent les facteurs de risque L efficacité d une protection foliaire dépend fortement du positionnement préventif car une fois la tige colonisée l action curative est limitée Les outils d aide à la décision développés pour…
08 · Référence
Apiacées : carotte, céleri, persil, coriandre, fenouil
Sur les apiacées, la présence de mycélium blanc et de sclérotes noirs constitue également le signe majeur. ePhytia indique S. sclerotiorum présent en France et recommande une maîtrise de l'inoculum par rotation, élimination des résidus malades et biocontrôle de sol à base de Coniothyrium minitans. [S6]
Le diagnostic différentiel peut être délicat sur carotte et céleri, car plusieurs oomycètes et champignons telluriques entraînent flétrissement ou pourriture. Le flétrissement peut notamment être confondu avec Phytophthora megasperma dans les fiches semences d'INRAE. L'observation de sclérotes reste donc un élément discriminant important. [S6]
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Pathogènes centraux | Sclerotinia sclerotiorum ; S. minor ; S. trifoliorum |
| Type | Champignons telluriques / pourritures blanches à sclérotes |
| Hôtes prioritaires | Salades, haricot/pois, carotte/céleri/apiacées, brassicacées, solanacées, cucurbitacées, autres légumes |
| Inoculum clé | Sclérotes persistants dans le sol et les résidus ; ascospores pour S. sclerotiorum |
| Milieux | Plein champ, tunnels, serres ; pépinières et cultures denses particulièrement vulnérables |
| Zone de référence | France ; compléments scientifiques internationaux |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur méthode documentaire, périmètre et niveau de confiance ?
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 475 une fiche de diagnostic et de gestion intégrée reliant agent causal taxonomie plantes hôtes symptômes détaillés diagnostics différentiels cycle biologique inoculum contamination conditions de risque surveillance pertes prévention agronomique biocontrôle et solutions autorisées S0 La recherche a privilégié les ressources françaises directement exploitables par les producteurs INRAE ePhytia pour la biologie et le diagnostic DRAAF BSV 2025-2026 pour le risque de terrain ANSES E-Phy pour l autorisation des produits Ministère de l Agriculture et Ecophytopic pour le cadre du biocontrôle Les… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle — les faits à retenir ?
• Sclerotinia sclerotiorum est un ascomycète nécrotrophe extrêmement polyphage, signalé sur plus de 400 espèces ; les légumes constituent un groupe d'hôtes majeur. [S1][S21] • Le signe le plus caractéristique est une pourriture aqueuse ou molle accompagnée d'un mycélium blanc cotonneux puis de sclérotes noirs. La taille des sclérotes aide à distinguer S. sclerotiorum (souvent 2,5–20 mm) de S. minor (souvent 0,5–2 mm). [S2][S3] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur taxonomie et espèces à distinguer ?
Les sclérotinioses maraîchères appartiennent au genre Sclerotinia, famille Sclerotiniaceae, ordre Helotiales, classe Leotiomycetes, embranchement Ascomycota. Trois espèces sont particulièrement utiles à stocker séparément dans SILLOVA : S. sclerotiorum, S. minor et S. trifoliorum. [S1][S21] Sur le plan phytosanitaire européen S sclerotiorum n est pas classé comme organisme de quarantaine de l Union européenne dans la synthèse EPPO RNQP consultée Cela ne dispense pas de vérifier les exigences propres aux semences plants contrats exportations ou cahiers des charges statut réglementaire du pathogène et gestion agronomique de la maladie sont deux… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur plantes hôtes : pourquoi la rotation est difficile ?
S sclerotiorum est l un des pathogènes fongiques les plus polyphages en agriculture INRAE ePhytia le signale sur plus de 400 plantes cultivées ou adventices En légumes la liste comprend notamment salades haricot pois choux tomate poivron aubergine courgette et autres cucurbitacées céleri carotte rutabaga et pomme de terre S1 S4 S5 Une rotation différente n est donc pas automatiquement une rotation assainissante Dans les parcelles fortement contaminées les graminées céréales sont souvent utilisées comme cultures de rupture tandis que certains couverts dicotylédones moutardes phacélie légumineuses doivent être évalués comme… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur symptômes généraux et signes diagnostiques ?
Le tableau clinique dépend de l'organe et de la culture, mais une séquence commune se retrouve souvent : petite lésion humide ou translucide → pourriture aqueuse brun clair à brune → effondrement des tissus → mycélium blanc cotonneux → formation de sclérotes, d'abord blancs puis noirs et durs. [S1][S2][S4] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur salades et chicorées : « lettuce drop » / pourriture basale ?
Chez la laitue les deux espèces S sclerotiorum et S minor peuvent coexister Les feuilles basses et le collet sont d abord atteints la plante peut sembler flétrir brutalement lorsque le collet est ceinturé Les tissus deviennent humides translucides puis liquéfiés Le mycélium blanc peut rester assez discret avec S minor mais devient souvent dense avec S sclerotiorum S2 S3 S minor se reconnaît par la production d une multitude de petits sclérotes de 0 5 à 2 mm S sclerotiorum forme des sclérotes nettement plus gros et peut produire… [S01][S02][S03]





