01 · Référence
Méthode documentaire, périmètre et niveau de confiance
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 479 une fiche bioagresseur sur les pucerons des céréales couvrant au minimum l’identification le cycle annuel l’hivernation les plantes hôtes les stades attaqués les dégâts les facteurs de risque la dynamique de population les méthodes de surveillance les seuils et la lutte intégrée Le présent dossier développe largement ces thèmes et sépare deux problèmes agronomiques qui sont souvent confondus le risque de virose sur jeunes céréales et…
La hiérarchie des sources privilégie ARVALIS les Bulletins de santé du végétal BSV des DRAAF INRAE Ephytia ANSES E-Phy et le plan national de surveillance des résistances La littérature scientifique internationale est utilisée pour la transmission des virus l’écologie des populations et les fronts de recherche Les seuils étrangers ne sont pas importés dans la…
02 · Référence
Synthèse opérationnelle : ce qu’il faut retenir
• Les trois espèces les plus importantes sur céréales à paille en France sont Rhopalosiphum padi, Sitobion avenae et Metopolophium dirhodum. R. padi est l’espèce la plus redoutée à l’automne comme vecteur de JNO ; S. avenae devient le ravageur direct majeur sur les épis au printemps. [S01, S10-S12]
• Les pucerons sont des Hémiptères à métamorphose incomplète : œuf lorsqu’un cycle sexué existe, puis quatre stades nymphaux et adulte. Il n’existe ni larve au sens des Lépidoptères/Coléoptères, ni nymphe immobile/poupe. Une grande partie de la saison repose sur une reproduction parthénogénétique vivipare très rapide. [S10, S11]
03 · Référence
Identité, classification et notion de “complexe pucerons des céréales”
“Pucerons des céréales” n’est pas une espèce unique. Il s’agit d’un ensemble d’Aphididae capables d’exploiter les Poaceae cultivées et sauvages. Les trois espèces pivots pour les céréales à paille françaises sont R. padi, S. avenae et M. dirhodum. Rhopalosiphum maidis et Schizaphis graminum peuvent entrer dans les diagnostics ou la littérature épidémiologique, mais sont moins centraux pour la décision courante sur blé/orge en France. [S01, S12, S14]
04 · Référence
Clé pratique d’identification au champ
Sources principales : ARVALIS et INRAE/Ephytia. La couleur seule n’est jamais suffisante : observer la forme, les cornicules, les antennes et la position sur la plante. [S01, S10-S12]
Les ailés sont essentiels pour la dispersion mais plus difficiles à identifier à l’œil nu Leur thorax est souvent plus sombre et leurs ailes dépassent l’abdomen Lorsqu’un diagnostic précis est nécessaire par exemple pour un suivi de résistance ou une étude virologique la confirmation sous loupe binoculaire et ou par un spécialiste est préférable S10…
05 · Référence
Stades de développement : œuf, nymphes, aptères et ailés
Les pucerons sont hémimétaboles. Après l’œuf – uniquement dans les phases sexuées des cycles holocycliques – l’individu passe par plusieurs stades nymphaux ressemblant déjà à un petit puceron adulte. Il n’y a pas de pupe. Durant la reproduction parthénogénétique, la femelle donne naissance directement à des nymphes vivantes ; ce mode vivipare permet des multiplications extrêmement rapides lorsque température et qualité de l’hôte sont favorables. [S10, S11]
06 · Référence
Profil de Rhopalosiphum padi : le vecteur automnal pivot
INRAE/Ephytia décrit R. padi comme un puceron globuleux vert foncé, reconnaissable aux taches rougeâtres autour de la base des cornicules. Son hôte primaire classique est le merisier à grappes (Prunus padus), tandis que les hôtes secondaires sont des Poaceae, notamment maïs, orge, avoine et blé. Dans les régions de céréaliculture intensive où l’hôte primaire est rare, l’anholocyclie – maintien par reproduction parthénogénétique sur graminées – est fréquente. [S10]
La dynamique saisonnière française comporte plusieurs migrations : un vol printanier vers les graminées/céréales, un déplacement estival vers des cultures en croissance comme le maïs, puis un retour automnal vers les céréales nouvellement semées. Cette dernière phase coïncide avec la période où l’inoculation de B/CYDV est la plus dommageable. [S09, S10]
07 · Référence
Profil de Sitobion avenae : vecteur et puceron des épis
S. avenae est polymorphe en couleur : jaune, vert, rose, rouge ou violet. Les longues cornicules noires et les antennes sombres constituent des critères plus fiables que la couleur. INRAE/Ephytia indique une longueur de l’aptère autour de 2 à 2,8 mm. [S11]
Lors d’hivers doux l’espèce peut persister par parthénogenèse sur repousses de céréales et autres graminées Des œufs d’hiver peuvent aussi être pondus sur les chaumes de graminées Au printemps les formes ailées colonisent les céréales d’abord les feuilles supérieures puis les épis À forte densité ou à l’approche du grain pâteux de nouveaux ailés quittent…
08 · Référence
Profil de Metopolophium dirhodum : le puceron foliaire
M. dirhodum est généralement vert pâle, avec des appendices clairs et souvent une ligne dorsale plus soutenue. Son cycle holocyclique classique alterne des œufs hivernants sur des rosiers et une phase printanière/estivale sur céréales et graminées. Des formes actives peuvent aussi passer l’hiver sur graminées lorsque les conditions sont douces. [S01, S22]
Sur céréales d’hiver au printemps l’espèce se développe surtout sur les feuilles et ne migre pas normalement vers les épis ARVALIS précise que sa nuisibilité directe n’a pas été mise en évidence dans ses références historiques même lors de fortes pullulations Elle reste toutefois biologiquement capable de transmettre certains virus de la JNO sur jeunes…
| Champ | Valeur |
|---|---|
| Bioagresseurs pivots | Rhopalosiphum padi, Sitobion avenae, Metopolophium dirhodum |
| Cultures principales | Blé tendre et dur, orge d’hiver et de printemps, avoine, triticale, seigle ; relais sur maïs et graminées |
| Risque automnal majeur | Transmission du complexe B/CYDV responsable de la JNO sur jeunes céréales |
| Risque de printemps majeur | Dégâts directs de Sitobion avenae sur épis, de l’épiaison au grain laiteux-pâteux |
| Seuil automne / jeunes céréales | ≥ 10 % de plantes porteuses d’au moins un puceron, ou présence > 10 jours |
| Seuil sur épis | À partir de l’épiaison : 1 épi sur 2 porteur d’au moins un puceron |
Questions fréquentes
Pour aller à l’essentiel
Que faut-il retenir sur méthode documentaire, périmètre et niveau de confiance ?
Le plan directeur SILLOVA demande pour la partie 479 une fiche bioagresseur sur les pucerons des céréales couvrant au minimum l’identification le cycle annuel l’hivernation les plantes hôtes les stades attaqués les dégâts les facteurs de risque la dynamique de population les méthodes de surveillance les seuils et la lutte intégrée Le présent dossier développe largement ces thèmes et sépare deux problèmes agronomiques qui sont souvent confondus le risque de virose sur jeunes céréales et La hiérarchie des sources privilégie ARVALIS les Bulletins de santé du végétal BSV des DRAAF… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur synthèse opérationnelle : ce qu’il faut retenir ?
Les trois espèces les plus importantes sur céréales à paille en France sont Rhopalosiphum padi Sitobion avenae et Metopolophium dirhodum R padi est l’espèce la plus redoutée à l’automne comme vecteur de JNO S avenae devient le ravageur direct majeur sur les épis au printemps S01 S10-S12 Les pucerons sont des Hémiptères à métamorphose incomplète œuf lorsqu’un cycle sexué existe puis quatre stades nymphaux et adulte Il n’existe ni larve au sens des Lépidoptères Coléoptères ni nymphe immobile poupe Une grande partie de la saison repose sur une reproduction parthénogénétique… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur identité, classification et notion de “complexe pucerons des céréales” ?
“Pucerons des céréales” n’est pas une espèce unique. Il s’agit d’un ensemble d’Aphididae capables d’exploiter les Poaceae cultivées et sauvages. Les trois espèces pivots pour les céréales à paille françaises sont R. padi, S. avenae et M. dirhodum. Rhopalosiphum maidis et Schizaphis graminum peuvent entrer dans les diagnostics ou la littérature épidémiologique, mais sont moins centraux pour la décision courante sur blé/orge en France. [S01, S12, S14] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur clé pratique d’identification au champ ?
Sources principales : ARVALIS et INRAE/Ephytia. La couleur seule n’est jamais suffisante : observer la forme, les cornicules, les antennes et la position sur la plante. [S01, S10-S12] Les ailés sont essentiels pour la dispersion mais plus difficiles à identifier à l’œil nu Leur thorax est souvent plus sombre et leurs ailes dépassent l’abdomen Lorsqu’un diagnostic précis est nécessaire par exemple pour un suivi de résistance ou une étude virologique la confirmation sous loupe binoculaire et ou par un spécialiste est préférable S10… [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur stades de développement : œuf, nymphes, aptères et ailés ?
Les pucerons sont hémimétaboles. Après l’œuf – uniquement dans les phases sexuées des cycles holocycliques – l’individu passe par plusieurs stades nymphaux ressemblant déjà à un petit puceron adulte. Il n’y a pas de pupe. Durant la reproduction parthénogénétique, la femelle donne naissance directement à des nymphes vivantes ; ce mode vivipare permet des multiplications extrêmement rapides lorsque température et qualité de l’hôte sont favorables. [S10, S11] [S01][S02][S03]
Que faut-il retenir sur profil de rhopalosiphum padi : le vecteur automnal pivot ?
INRAE Ephytia décrit R padi comme un puceron globuleux vert foncé reconnaissable aux taches rougeâtres autour de la base des cornicules Son hôte primaire classique est le merisier à grappes Prunus padus tandis que les hôtes secondaires sont des Poaceae notamment maïs orge avoine et blé Dans les régions de céréaliculture intensive où l’hôte primaire est rare l’anholocyclie maintien par reproduction parthénogénétique sur graminées est fréquente S10 La dynamique saisonnière française comporte plusieurs migrations un vol printanier vers les graminées céréales un déplacement estival vers des cultures en croissance comme… [S01][S02][S03]





